• Il y a quelques temps je vous avais rapidement présenté le livre Avec elle, vous êtes tranquilles de Violaine Ascarel. Aujourd'hui je vais vous en parler plus en détail.

    "Voici l'histoire d'un combat. Celui qu'une mère n'a pas su mener. De ses observations à ses ressentis, elle balaye chacune de ses rencontres avec la nourrice de ses enfants. Rien de grave ne s'est vraiment produit, et pourtant, elle se retrouve presque dévastée face à celle qui la fait douter de tout. Et principalement de son rôle de mère. Derrière les apparences de la courtoisie, ces deux femmes n'ont jamais fait jeu égal. De sa difficulté à s'affirmer, Violaine Ascarel a développé une méfiance, une vacillation, jusqu'à la tourmente. Comment s'est-elle délivrée de ce sentiment ? De quelle façon s'est achevée cette relation toxique ? Et les enfants dans tout ça ?"

    Ce livre est avant tout un témoignage, celui d'une maman face à une assistante maternelle. "Face" ce terme est plutôt étrange dans ce type de relation mais c'est pourtant bel et bien ce qu'il s'est passé.

    Là où il devait y avoir de l'échange et de la confiance, Violaine Ascarel s'est retrouvée prise au piège d'une relation toxique. Une relation dans laquelle rien de réellement grave ne s'est passé, rien de franc en tout cas, mais qui a pourtant laissé des séquelles dans son coeur de maman.

    S., la nounou, ne disait jamais rien directement, tout était insinué ou dit à l'enfant plutôt qu'au parent. De quoi faire douter la jeune maman sans pour autant lui laisser l'opportunité de formuler de réels reproches à l'assistante maternelle.

    La relation entre les deux femmes est tendue et pourtant la maman essaie de se convaincre que ça finira par s'arranger, que S. a probablement raison, ses raisons. Et c'est en cela que le rapport entre les deux femmes est malsain, car la nounou a toujours le dessus et ne prend même pas la peine de s'adapter aux enfants qu'elle garde.

    Elle refuse de donner un biberon supplémentaire car ce n'est pas dans son "programme", elle veut faire ses fiches de paie elle-même non pas pour aider les parents mais pour garder la main dessus. Tout est calculé dans son propre intérêt...

    Elle n'hésite pas à laisser pleurer un enfant ni à le critiquer ouvertement sous prétexte qu'un enfant ne comprend pas le second degré et que "c'est de l'humour".

    Pour elle l'enfant idéal est celui qui passe la journée dans son transat sans bouger. Un enfant dont elle n'a pas à s'occuper...

    C'est un tas de petites choses, qui mises bout à bout, ne permettent pas d'évoluer dans de bonnes conditions, et pourtant changer de nounou une nouvelle fois est une décision difficile à prendre. 

    Cette relation m'a beaucoup fait penser à une situation de harcèlement, à un degré différent certes, mais la finalité est la même. Violaine n'a rien dit par peur de froisser S., par peur d'être montrée du doigt. 

     

    C'est un témoignage qui est intéressant à lire car il dépeint tout ce qu'il vaut mieux éviter de connaître dans une relation nounou / parents / enfant. Et pour autant, l'auteure ne fait jamais une généralité sur le travail des assistantes maternelles, elle sait parfaitement faire la distinction entre cette rencontre si particulière et un métier qui ne convenait probablement pas à S.

    Avec elle, vous êtes tranquilles

     

     

     


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  • Quand on a un enfant à haut potentiel, une question revient régulièrement « Alors il a combien de QI ? ».

    La plupart des gens pensent qu’on en rajoute ou qu’on se vante alors ils ont besoin d’un chiffre pour se repérer.

    Mais qu’est-ce que ça changera pour eux de le savoir ? Qu’est-ce que ça leur apportera ? Ça validera ou non leur jugement ? Ça leur fera changer de regard sur mon fils ? Ça leur donnera une étiquette de plus à lui coller ?

    Le psychologue qui le suit nous a proposé de le faire tester d’ici l’année prochaine.

    « Tester » ce mot est tellement étrange dans ce contexte. Mon fils serait donc un rat de laboratoire qui doit répondre à des critères prédéfinis pour rentrer dans des cases...

    Ce n’est définitivement pas ce que je souhaite pour lui.

    Nous n’avons pas instauré un suivi avec un psychologue de confiance pour le définir mais pour le comprendre afin de l’aider de la meilleure façon possible. C'est d'ailleurs avec respect qu'il nous a proposé ce test sans nous l'imposer.

    Je ne sais donc toujours pas si j’accepterai qu’il soit « testé » car je me fiche de connaître son QI ! Ça ne changera strictement rien pour lui, pour nous.

    Et d’ailleurs si je changeais d’avis, je n’irais pas donner ce chiffre au premier curieux qui passe. Je trouve cela bien trop personnel.

    Mais par dessus tout ce que je souhaiterais que les gens comprennent c’est que non je ne me vante pas du potentiel de mon fils. J’en parle ici pour me soulager et de visu quand on m’interroge sur les capacités de Big Brother. J’en dis d’ailleurs toujours le minimum afin de ne pas attiser la curiosité. Mon fils n’est pas une bête de foire.

    Et à tous ceux qui me répondent que c’est bien pour lui ou qu’il est « drôle » (si si je l’ai déjà entendu et pas uniquement dans le sens "marrant"), qu’il faut le pousser telle une bête de concours ou qu’il a de la chance, j’ai juste envie de vous dire « stop, occupez-vous de vos fesses et allez voir ailleurs si j’y suis ! » (dans ma tête c’est beaucoup plus vulgaire he)

    Parce que non ce n’est pas une chance et bien que je sois fière de lui, j’aurais tellement souhaité qu’il ne soit pas confronté à tout ça.

    Qu’il puisse vivre sa vie d’enfant sans angoisses d’adulte, sans avoir besoin de me dire que sa « tête tourne à cause de toutes les pensées qui se mélangent dedans », sans qu’il me supplie de faire stopper cette douleur dans sa « tête en feu ».

    Si il y a bien une chose que je peux vous assurer c’est que je déteste ce potentiel qui le fait souffrir, qui nous fait souffrir, qui ne lui laisse aucun répit, qui provoque des tensions au sein de toute la famille au point de tous nous déconnecter de nos émotions.

    Je ne le vois pas comme un don mais comme un fardeau bien trop lourd pour ses jeunes épaules. Tellement lourd qu’il s’abat implacablement sur notre foyer tel un démon énergivore.

    C'est une gangrène qui le ronge intérieurement tant il a du mal à garder le contrôle. Un cerveau qui fonctionne vite c'est bien, mais quand il ne s'arrête jamais c'est dur. Il l'emmène loin, beaucoup trop loin pour sa maturité émotionnelle. Et l'opposition des deux donne un cocktail explosif, pour lui comme pour nous.

    Alors non avoir un enfant à haut potentiel n'est pas une chance, ni pour lui ni pour nous. Il aura peut-être plus de chances de réussir comme il aura sûrement plus de chances d'échecs aussi car le système scolaire n'est pas adapté.

    "Mettez le dans le privé" m'a-t-on dit. Je ne suis pas spécialement pour les écoles privées mais j'avais envisagé cette option si ça pouvait l'aider, si l'équipe enseignante en question pouvait s'adapter à sa particularité. 

    Mais en me renseignant sur la fameuse école, je n'y ai trouvé que tout l'opposé de ce que je cherche pour lui. Des colles dès l'âge de 6 ans, aucune empathie, un potentiel pris en compte certes mais l'enfant en revanche n'a rien à dire, juste à obéir, à entrer dans une case et à ne jamais avoir son mot à dire sous peine d'être puni ou renvoyé.

    Je souhaite qu'il apprenne à obéir d'avantage certes, mais pas à ce prix là. Obéir c'est bien mais quand on comprend c'est bien plus pérenne. Je ne souhaite pas qu'une école en fasse un mouton docile et formaté.

    Mon fils est un enfant avant tout, un enfant ! Son potentiel fait partie de lui mais ne le définit en aucun cas. Et si comme tout parent, je souhaite qu'il réussisse dans la vie, ça n'est pas dans une optique financière, mais plutôt qu'il soit heureux, qu'il connaisse le bonheur pur et simple.

    Et ce potentiel l'empêche actuellement d'être heureux donc non je le répète ce n'est pas un cadeau. 

     

    Avoir un enfant à haut potentiel

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  • Je viens à peine de recevoir et de lire Fanny découvre son haut potentieldes éditions Erasme, avec Big Brother qu’il faut déjà que je vous en parle.

     

    La description que Fanny fait d’elle-même m’a fait monter les larmes aux yeux tant elle décrit parfaitement Big Brother et les difficultés qu’il rencontre au quotidien. J'ai vraiment eu l'impression de lire l'histoire de mon fils. Il s’est d’ailleurs lui-même reconnu dans les propos de la petite fille.

     

    Je trouve que ce livre est un excellent support pour aborder le sujet du Haut Potentiel et de la différence qui va avec, d'autant plus pour un enfant concerné par le sujet directement ou non d'ailleurs. Il est écrit avec des mots simples et accessibles afin que l'enfant puisse parfaitement saisir le sens de l'histoire et la rapprocher de son propre vécu.

     

    Sans prétention aucune, sans jugement, le haut potentiel est présenté comme un mode de pensée différent de celui de la plupart des gens (ce qu’il est). Différence qui fait souvent que les enfants se sentent à part, ne trouvent pas leur place.

     

    Il permet donc de nommer et d’accepter cette différence afin de vivre plus harmonieusement avec, tout en rappelant que chacun est différent.

     

    C’est un véritable coup de cœur à la maison et il va vraiment nous aider à faire accepter sa différence à Big Brother et surtout à l’apprivoiser.

     

    Fanny découvre son haut potentiel

     


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  • Il y a quelques temps j'ai eu la chance de recevoir le livre L'hypnose pour mon enfant, solution pour petits et grands problèmes aux éditions In Press.

    Etant moi-même très intéressée par l'hypnose thérapeutique, je ne pouvais pas passer à côté de ce livre.

    Je suis allée à plusieurs séances avec deux praticiens différents, je savais donc déjà que l'hypnose thérapeutique n'a rien à voir avec ce qu'on peut voir dans les show à la TV et a un tout autre fonctionnement et tout autre but que celui de divertir.

    Dans ce livre, ceci est d'ailleurs parfaitement expliqué.

    L'auteure, Lauriane Bordenave, qui est hypnothérapeuthe, formatrice à l'Association Française pour l'Etude de l'Hypnose Médicale et médecin anesthésiste dans un centre de luttre contre le cancer, détaille les différents types d'hypnose que l'on peut rencontrer y compris dans la vie de tous les jours. Car oui l'hypnose se vit au quotidien !

    Et c'est en cela qu'elle s'adapte parfaitement aux enfants et à leur imaginaire si développé.

    Au travers de différents chapitres, tous résumés en de parfaites fiches pratiques pour retenir l'essentiel, l'auteure nous explique comment appliquer l'hypnose avec nos enfants.

    Pas besoin d'être un spécialiste pour ça et c'est à la portée de tous. Avec les enfants on parle souvent de faire diversion et c'est un peu le même principe, à ceci près qu'il faut surtout jouer avec l'imaginaire de l'enfant afin qu'il puisse totalement adopter la solution qu'on lui apporte.

    En gros l'enfant est prédisposé à l'hypnose ! 

    Le livre regorge d'exemples de situations réelles, d'ailleurs on y retrouve le monstre mangeur de colères dont je vous parlais hier sur ma page facebook car ça n'est rien d'autre que de l'hypnose ! Dans le domaine on appelle ça des "alternatives expérientielles [...] permettant de se représenter les choses ou de percevoir différemment".

     

    En toute franchise, je l'ai lu en quelques heures à peine tellement il m'a captivée ou plutôt hypnotisée vu le sujet et d'ailleurs, quand on est absorbé par un livre, il s'agit bel et bien d'hypnose.

    L'écriture est fluide, à la portée de tous et l'essence du livre est juste passionnante, d'autant plus quand on s'intéresse aux méthodes alternatives.

    L'hypnose peut faire peur parce que ce qu'on nous montre à la TV est fait pour impressionner mais l'hypnose ça n'est pas (que) ça, c'est surtout un chemin pour se libérer des différentes emprises que peuvent avoir sur nous les angoisses, la souffrance, la peur, le stress, les phobies et j'en passe.

    Je pense que vous l'aurez compris, ce livre est pour moi un essentiel à garder précieusement pou aider nos enfants.

    L'hypnose pour mon enfant

     

     

     


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  • Vous l'avez probablement remarqué, quand on parle d'éducation non violente ou de parentalité positive, les termes qui reviennent souvent sont ceux "d'enfants rois" ou de "parents laxistes".

    Il semblerait que pour une grande partie des gens, derrière ces termes, se cache une horrible secte (référence à un commentaire reçu il y a quelques mois sur ma page facebook wink2) de parents laissant leurs enfants faire tout ce dont ils ont envie sans intervenir dans leur éducation "pour leur bien". Promettant ainsi une génération de terribles enfants rois qui domineront le monde d'ici quelques années. Oui, oui, n'ayons pas peur des mots ! C'est exactement ce que ces personnes pensent.

    Le refus de la VEO n'est pas du laxisme

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    Il faut dire qu'elles ont de quoi le penser non ? Nous vivons dans un monde si paisible peuplé de personnes empathiques, sans aucune criminalité et sans aucune menace pesant sur notre pays.

    Attendez... Quoi ? Ce n'est pas tout à fait ça ?! Mais comment est-ce possible ?

    Avec une éducation telle qu'elle est évidente dans les esprits de la plupart des anti-bienveillance, le monde ne tourne pas rond ? Non !! Vraiment ??

    Mais comment est-ce possible ? Comment les coups, les insultes, les punitions à tout va et les "tais toi enfant, moi adulte je suis ton maître et tu te dois d'obéir sans réfléchir" ont pu ne pas nous offrir LE monde parfait.

    Comment la violence éducative ordinaire (VEO pour notre "secte") a-t-elle pu engendrer de la violence ?! C'est illogique ! "Une bonne baffe n'a jamais tué personne" ! Et je ne vous parlerai pas des 2 enfants qui meurent chaque jour en France sous les coups de leurs parents, ça serait trop réducteur.

    C'est vrai, tous les enfants qui reçoivent des coups de temps en temps, ou même plus fréquemment, ne meurent pas et fort heureusement. Mais si eux ne meurent pas, leur estime, leur confiance en eux, leurs espoirs, leur personnalité, leur cadre de référence, tout ceci en prend un coup et tout ceci fait que la violence c'est normal.

    Et pourtant, pour ces mêmes personnes qui prônent la VEO, la violence n'est pas une solution. Contradictoire me direz-vous ? Oui et non, la violence est considérée normale quand ça concerne un enfant mais pas envers un adulte.

    Un enfant donc, un être qui ne peut pas riposter face à un adulte ou pas avec la même force dirons-nous (oui je vous entends venir les "ben moi mon fils me frappe donc si il riposte !") peut tout à fait recevoir une gifle, une fessée, une tape sur la main ou sur la tête. C'est un enfant bon sang, il faut bien qu'il apprenne les choses.

    Et c'est bien connu que pour qu'une chose soit bien ancrée dans le cerveau, il faut pour cela littéralement la marteler, tel un marteau enfonçant un clou dans une planche. C'est sûr que si on dit au clou d'entrer tout seul dans la planche, il ne le fera pas. C'est pareil pour les enfants non ? Ah attendez, on me dit qu'un clou est un objet alors qu'un enfant est un être humain digne de respect ! Sorry !

    Donc pourquoi lever la main dessus pour lui apprendre les bonnes manières ? Ça vous viendrait à l'esprit de frapper votre collègue pour qu'il comprenne ce que vous lui demandez ? Ou votre patron parce qu'il vous a refusé une augmentation ? Ou une vendeuse parce que votre taille de vêtement n'est plus disponible en magasin ?

    Evidemment, je sais bien que ça n'est pas pareil, ça n'est pas comparable et dans un sens c'est tout à fait vrai.

    Car un enfant est un être en plein apprentissage et parmi ces apprentissages il y a celui très important et très compliqué de la gestion des émotions (apprentissage que certains adultes n'ont toujours pas acquis soit dit en passant) et celui du respect.

    Et vous savez quoi ? Le respect ne s'apprend ni par les coups ni par les insultes ? Vous respectez vous quelqu'un qui vous dénigre ou vous parle comme un chien ? Quelqu'un qui vous menace de "vous en coller une" parce que vous lui avez volé sa place de parking ?

    Honnêtement moi non, soit j'ai peur si la personne a l'air vraiment menaçante et capable de passer à l'acte, soit je me dis que c'est quelqu'un de perturbé ou de mal élevé.

    Alors pourquoi un enfant apprendrait-il le respect à base de coups et de critiques ? En quoi cela serait-il différent pour lui ?

    La différence c'est juste qu'il n'aura pas reçu le bon exemple et que cela lui paraîtra normal.

    A la sortie de l'école j'entends souvent des mamans se plaindre de leurs enfants qui sont détestables, vulgaires et violents. Mamans qui se tournent alors vers l'enfant en question pour lui dire "Calme-toi tout de suite ou je te baisse ta culotte devant tout le monde pour te mettre une fessée et tu te taperas bien la honte !" (je n'invente malheureusement pas cette phrase). 

    Et bien évidemment, ces méthodes me choquent car elles ne me correspondent pas et car je ne peux m'empêcher à l'adulte que deviendra cet enfant, ou juste à l'enfant qu'il sera avec les autres.

     

    Et si je dois passer pour une mère laxiste, baba cool, permissive, démissionnaire et j'en passe, soit ! Pensez bien ce que vous voulez !

    Je sais que mes enfants sont polis, que nous n'avons que très rarement besoin de leur demander de dire "bonjour, au revoir, merci, svp, pardon".

    Je sais qu'ils savent que les coups c'est moche et que ça n'apporte rien, ce qui bien entendu ne les empêche pas d'en faire l'expérience, mais ils sont rappelés à l'ordre car oui je ne me contenter pas de leur dire "Ouh c'est pas bien, il ne faudra plus le refaire" mais je leur explique pourquoi ça ne résout rien et pourquoi personne, ni adulte, ni enfant, ne devrait avoir le droit de lever la main sur quelqu'un d'autre. 

    Je sais qu'ils sont capables de s'excuser de leurs comportements, que ça soit à l'instant T ou plus tard.

    Je sais qu'ils savent qu'ils peuvent exprimer leurs émotions avec nous car nous ne les renions pas et que ça leur donne une très forte empathie pour à leur tour reconnaître et accepter les émotions des autres. Et ça leur évitera d'être des adultes frustrés par tout un tas d'émotions refoulées qui ne demandent qu'à sortir.

    Car une émotion refoulée ne disparaît pas, elle s'accroche à l'intérieur et ne demande qu'à ressortir, plus violente à chaque fois. Comment puis-je en être si sûre ? Parce que je subis moi-même toutes les émotions qu'on m'a fait refouler enfant et que j'ai ensuite refoulées moi-même par habitude. Des émotions qui sont tellement ancrées que j'ai un mal fou à m'en séparer. Des émotions si fortes, si vives et si douloureuses (autant pour moi que pour les autres d'ailleurs) que je ne souhaite pas que mes enfants vivent la même chose.

    Donc oui mes enfants font des crises dans les magasins, dans les manèges ou à la sortie de l'école, ce sont des êtres humains et la parentalité positive n'évite en rien tous ces débordements émotionnels qu'ils peuvent rencontrer. Elle leur permet juste de s'exprimer et si vous ne supportez pas de voir un enfant faire une crise, c'est probablement que la colère est un sujet tabou pour vous.

    Combien de fois voit-on un adulte ruminer sa colère, en reparler régulièrement pendant des mois voire des années ? Moi la première d'ailleurs ! Mais quelle en est la raison ? Peut-être tout simplement parce qu'on a a toujours dit que c'était mal d'être en colère. Et pourtant c'est une émotion vitale et nécessaire qu'il convient de laisser s'exprimer afin de repartir sur de bonnes bases.

    Je parle surtout de la colère car c'est un sentiment qui dérange et qui est souvent pointé du doigt quand on critique l'éducation bienveillante. Car ce n'est pas toléré d'exprimer des émotions négatives, c'est très mal vu et, du coup, ça permet de faire des raccourcis tels que :

    parentalité positive = crises (colère) = enfants rois 

    Et pourtant, le seul terme qui pourrait résumer la bienveillance éducative aussi succinctement, c'est "accompagnement" car accompagner un enfant ça signifie tellement de choses !

    Le refus de la VEO n'est pas du laxisme

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    Cela implique de l'accompagner physiquement bien sûr mais surtout émotionnellement, l'accompagner dans la recherche de sa propre identité et non pas lui imposer celle que l'on souhaite qu'il ait, c'est l'accompagner dans la reconnaissance, l'acceptation et le respect de ses émotions et ce afin qu'il se développe de la manière la plus saine possible et sans obéir de manière bête et disciplinée car il a peur.

    Je ne souhaite pas que mes enfants me craignent, je souhaite juste qu'ils s'épanouissent et j'ai beau leur accorder beaucoup de libertés que je juge bonnes, voire nécessaires, à leur apprentissage, cela ne m'empêche en rien d'être ferme et de me faire respecter par eux, bien au contraire.


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