• Vous l'avez probablement remarqué, quand on parle d'éducation non violente ou de parentalité positive, les termes qui reviennent souvent sont ceux "d'enfants rois" ou de "parents laxistes".

    Il semblerait que pour une grande partie des gens, derrière ces termes, se cache une horrible secte (référence à un commentaire reçu il y a quelques mois sur ma page facebook wink2) de parents laissant leurs enfants faire tout ce dont ils ont envie sans intervenir dans leur éducation "pour leur bien". Promettant ainsi une génération de terribles enfants rois qui domineront le monde d'ici quelques années. Oui, oui, n'ayons pas peur des mots ! C'est exactement ce que ces personnes pensent.

    Le refus de la VEO n'est pas du laxisme

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    Il faut dire qu'elles ont de quoi le penser non ? Nous vivons dans un monde si paisible peuplé de personnes empathiques, sans aucune criminalité et sans aucune menace pesant sur notre pays.

    Attendez... Quoi ? Ce n'est pas tout à fait ça ?! Mais comment est-ce possible ?

    Avec une éducation telle qu'elle est évidente dans les esprits de la plupart des anti-bienveillance, le monde ne tourne pas rond ? Non !! Vraiment ??

    Mais comment est-ce possible ? Comment les coups, les insultes, les punitions à tout va et les "tais toi enfant, moi adulte je suis ton maître et tu te dois d'obéir sans réfléchir" ont pu ne pas nous offrir LE monde parfait.

    Comment la violence éducative ordinaire (VEO pour notre "secte") a-t-elle pu engendrer de la violence ?! C'est illogique ! "Une bonne baffe n'a jamais tué personne" ! Et je ne vous parlerai pas des 2 enfants qui meurent chaque jour en France sous les coups de leurs parents, ça serait trop réducteur.

    C'est vrai, tous les enfants qui reçoivent des coups de temps en temps, ou même plus fréquemment, ne meurent pas et fort heureusement. Mais si eux ne meurent pas, leur estime, leur confiance en eux, leurs espoirs, leur personnalité, leur cadre de référence, tout ceci en prend un coup et tout ceci fait que la violence c'est normal.

    Et pourtant, pour ces mêmes personnes qui prônent la VEO, la violence n'est pas une solution. Contradictoire me direz-vous ? Oui et non, la violence est considérée normale quand ça concerne un enfant mais pas envers un adulte.

    Un enfant donc, un être qui ne peut pas riposter face à un adulte ou pas avec la même force dirons-nous (oui je vous entends venir les "ben moi mon fils me frappe donc si il riposte !") peut tout à fait recevoir une gifle, une fessée, une tape sur la main ou sur la tête. C'est un enfant bon sang, il faut bien qu'il apprenne les choses.

    Et c'est bien connu que pour qu'une chose soit bien ancrée dans le cerveau, il faut pour cela littéralement la marteler, tel un marteau enfonçant un clou dans une planche. C'est sûr que si on dit au clou d'entrer tout seul dans la planche, il ne le fera pas. C'est pareil pour les enfants non ? Ah attendez, on me dit qu'un clou est un objet alors qu'un enfant est un être humain digne de respect ! Sorry !

    Donc pourquoi lever la main dessus pour lui apprendre les bonnes manières ? Ça vous viendrait à l'esprit de frapper votre collègue pour qu'il comprenne ce que vous lui demandez ? Ou votre patron parce qu'il vous a refusé une augmentation ? Ou une vendeuse parce que votre taille de vêtement n'est plus disponible en magasin ?

    Evidemment, je sais bien que ça n'est pas pareil, ça n'est pas comparable et dans un sens c'est tout à fait vrai.

    Car un enfant est un être en plein apprentissage et parmi ces apprentissages il y a celui très important et très compliqué de la gestion des émotions (apprentissage que certains adultes n'ont toujours pas acquis soit dit en passant) et celui du respect.

    Et vous savez quoi ? Le respect ne s'apprend ni par les coups ni par les insultes ? Vous respectez vous quelqu'un qui vous dénigre ou vous parle comme un chien ? Quelqu'un qui vous menace de "vous en coller une" parce que vous lui avez volé sa place de parking ?

    Honnêtement moi non, soit j'ai peur si la personne a l'air vraiment menaçante et capable de passer à l'acte, soit je me dis que c'est quelqu'un de perturbé ou de mal élevé.

    Alors pourquoi un enfant apprendrait-il le respect à base de coups et de critiques ? En quoi cela serait-il différent pour lui ?

    La différence c'est juste qu'il n'aura pas reçu le bon exemple et que cela lui paraîtra normal.

    A la sortie de l'école j'entends souvent des mamans se plaindre de leurs enfants qui sont détestables, vulgaires et violents. Mamans qui se tournent alors vers l'enfant en question pour lui dire "Calme-toi tout de suite ou je te baisse ta culotte devant tout le monde pour te mettre une fessée et tu te taperas bien la honte !" (je n'invente malheureusement pas cette phrase). 

    Et bien évidemment, ces méthodes me choquent car elles ne me correspondent pas et car je ne peux m'empêcher à l'adulte que deviendra cet enfant, ou juste à l'enfant qu'il sera avec les autres.

     

    Et si je dois passer pour une mère laxiste, baba cool, permissive, démissionnaire et j'en passe, soit ! Pensez bien ce que vous voulez !

    Je sais que mes enfants sont polis, que nous n'avons que très rarement besoin de leur demander de dire "bonjour, au revoir, merci, svp, pardon".

    Je sais qu'ils savent que les coups c'est moche et que ça n'apporte rien, ce qui bien entendu ne les empêche pas d'en faire l'expérience, mais ils sont rappelés à l'ordre car oui je ne me contenter pas de leur dire "Ouh c'est pas bien, il ne faudra plus le refaire" mais je leur explique pourquoi ça ne résout rien et pourquoi personne, ni adulte, ni enfant, ne devrait avoir le droit de lever la main sur quelqu'un d'autre. 

    Je sais qu'ils sont capables de s'excuser de leurs comportements, que ça soit à l'instant T ou plus tard.

    Je sais qu'ils savent qu'ils peuvent exprimer leurs émotions avec nous car nous ne les renions pas et que ça leur donne une très forte empathie pour à leur tour reconnaître et accepter les émotions des autres. Et ça leur évitera d'être des adultes frustrés par tout un tas d'émotions refoulées qui ne demandent qu'à sortir.

    Car une émotion refoulée ne disparaît pas, elle s'accroche à l'intérieur et ne demande qu'à ressortir, plus violente à chaque fois. Comment puis-je en être si sûre ? Parce que je subis moi-même toutes les émotions qu'on m'a fait refouler enfant et que j'ai ensuite refoulées moi-même par habitude. Des émotions qui sont tellement ancrées que j'ai un mal fou à m'en séparer. Des émotions si fortes, si vives et si douloureuses (autant pour moi que pour les autres d'ailleurs) que je ne souhaite pas que mes enfants vivent la même chose.

    Donc oui mes enfants font des crises dans les magasins, dans les manèges ou à la sortie de l'école, ce sont des êtres humains et la parentalité positive n'évite en rien tous ces débordements émotionnels qu'ils peuvent rencontrer. Elle leur permet juste de s'exprimer et si vous ne supportez pas de voir un enfant faire une crise, c'est probablement que la colère est un sujet tabou pour vous.

    Combien de fois voit-on un adulte ruminer sa colère, en reparler régulièrement pendant des mois voire des années ? Moi la première d'ailleurs ! Mais quelle en est la raison ? Peut-être tout simplement parce qu'on a a toujours dit que c'était mal d'être en colère. Et pourtant c'est une émotion vitale et nécessaire qu'il convient de laisser s'exprimer afin de repartir sur de bonnes bases.

    Je parle surtout de la colère car c'est un sentiment qui dérange et qui est souvent pointé du doigt quand on critique l'éducation bienveillante. Car ce n'est pas toléré d'exprimer des émotions négatives, c'est très mal vu et, du coup, ça permet de faire des raccourcis tels que :

    parentalité positive = crises (colère) = enfants rois 

    Et pourtant, le seul terme qui pourrait résumer la bienveillance éducative aussi succinctement, c'est "accompagnement" car accompagner un enfant ça signifie tellement de choses !

    Le refus de la VEO n'est pas du laxisme

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    Cela implique de l'accompagner physiquement bien sûr mais surtout émotionnellement, l'accompagner dans la recherche de sa propre identité et non pas lui imposer celle que l'on souhaite qu'il ait, c'est l'accompagner dans la reconnaissance, l'acceptation et le respect de ses émotions et ce afin qu'il se développe de la manière la plus saine possible et sans obéir de manière bête et disciplinée car il a peur.

    Je ne souhaite pas que mes enfants me craignent, je souhaite juste qu'ils s'épanouissent et j'ai beau leur accorder beaucoup de libertés que je juge bonnes, voire nécessaires, à leur apprentissage, cela ne m'empêche en rien d'être ferme et de me faire respecter par eux, bien au contraire.


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  • Vous le savez début février, les twinnies nous ont tendu leur tétine en disant qu'ils étaient grands et aussi (et surtout ^^) en repensant à Oscar, le lutin de la tétine, vous savez ce lutin qui vient chercher les tétines des enfants pour les transformer en jouets !

    Je vous avais expliqué qu'il leur avait déposé chacun une jolie baguette magique inspirée d'Harry Potter et ces baguettes ont été fort pratiques pour leur rappeler que leurs tétines étaient toujours là avec eux, mais sous une autre forme. Je ne vous cache pas que pendant quelques jours ça a été un peu difficile, surtout pour Babycool.

    Mais ce qui les a également aider à passer le cap c'est le Machouyou, vous connaissez ?

    Stop la tétine !

     

    Un machouyou c'est quoi ?

    C'est tout simplement le premier dispositif médical pour arrêter le pouce et la tétine et aider à réaligner les dents.

    Inventé par un chirurgien-dentiste, il ne faut pas se fier à son nom qui n'en fait pas un anneau de dentition mais bel et bien un outil permettant aux enfants de prendre conscience de leurs dents, de mastiquer et d'abandonner le réflexe de succion.

     

    Une chose importante à savoir est qu'il ne faut pas laisser le choix entre le machouyou et la tétine, chose que j'ai faite au départ car les twinnies n'étaient pas prêts à abandonner leurs précieuses et je ne souhaitais pas les forcer.

    Résultat, le machouyou n'avait que peu d'intérêt pour eux. En même temps, c'est assez logique, si on me laisse le choix entre de la salade et du chocolat, je ne vais pas choisir la salade ^^

    En revanche, le fameux jour où ils m'ont tendue leurs tétines, le machouyou leur est devenu un précieux allié. Ils étaient fiers et rassurés de dire qu'ils avaient "une tétine de grand".

    Ainsi, pour la nuit, ils avaient tout de même ce petit objet auquel s'accrocher et à mettre dans leur bouche en cas de besoin.

    Stop la tétine !

    Malheureusement, le sevrage a été si rapide que le machouyou n'a pas eu le temps de resserrer les dents des twinnies. Ils ont vite pris l'habitude de ne plus rien avoir dans la bouche pour s'endormir et le fait de serrer le plan masticateur ne leur a pas plu plus que ça.

    Mais je leur laisse à disposition car grâce aux conseils dispensés sur le site, ils ont pu comprendre comment bien positionner la langue dans la bouche et ils prennent de temps en temps leur machouyou en me montrant comment il faut faire. Donc chaque petite prise pourra les aider, surtout Babyglu qui, du fait des tétines pleines, a un petit souci pour bien positionner sa langue contre son palais.

     

     Mon avis 

    Ma seule déception concernant le machouyou, c'est que les twinnies ne l'aient pas adopté plus longtemps afin de mieux réaligner leurs dents. Ca ne vient donc pas du produits mais de leurs goûts !

    J'étais bien contente de l'avoir pour leur présenter pendant les quelques jours qui ont suivi le sevrage de la tétine car il leur a permis de combler un manque et de leur faire passer une étape. 

     


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  • "Non, je veux pas"

     

    Partir chez le médecin à pieds avec 2 enfants malades (Big Brother et Babyglu) et le 3ième (Babycool) qui n'a pas fait de sieste, ça relève un peu de la mission suicide. Surtout après une nuit plus que hachée pour tout le monde.

    Mais les microbes s'étant installés, je n'avais pas le choix.

    Evidemment une fois dans le cabinet du médecin, qui nous a pris instantanément heureusement, Babycool s'est mis à crier, à se déshabiller, à toucher à tout et à essayer d'ouvrir bruyamment la porte car il avait envie de faire pipi.

    Big Brother une fois ausculté s'est également mis à toucher à ses stylos, à sa fameuse lampe qui s'allume en tirant sur un fil et dont la perle en bois au bout de la ficelle tinte contre le pied en alu quand on la lâche.

    Et là tu le sens bien le regard désapprobateur du médecin de la vieille école qui ne te dit rien mais n'en pense pas moins. Le regard et l'ignorance des faits de mes enfants qui sont tellement plein de sous-entendus et qui laissent transparaître la hâte que nous quittions tous son cabinet.

    Bien sûr je comprends tout à fait qu'il n'apprécie pas qu'on fouine dans son cabinet, je n'apprécie d'ailleurs pas non plus que mes fils le fasse, pas même chez moi. 

    C'est cette tension dégoulinante de jugement qui s'installe que je n'aime pas. Ok tu n'as pas élevé tes enfants comme ça cher docteur, et je le respecte parfaitement, pour toi il fallait que ça "soit cadré, que ça obéisse" et il n'y avait pas la place pour les crises. Mais je ne suis pas comme ça, non par abandon mais par envie, oui oui par envie. Cela t'échappe peut-être mais je n'ai pas envie que mes enfants obéissent parce qu'il le faut ou par peur mais parce qu'ils comprennent. 

    Alors oui il arrive qu'ils ne se comportent pas bien en société, ou plutôt pas comme la société le souhaiterait mais ce sont des enfants non ? Et là où vous voyez un enfant impoli et irrespectueux de votre espace ou de la "vie en société", je vois un enfant fatigué qui doit tenir tant bien que mal et qui s'agite à cause de l'énervement provoqué par la fatigue et le manque de sommeil.

    N'êtes-vous pas vous-même de mauvaise humeur lorsque vous êtes fatigué ?

     

    Ensuite, départ pour la pharmacie qui est à 3 minutes de chez le médecin, 3 minutes qui en paraissent 10 avec Babycool qui se jette à terre, refuse de remettre son manteau puis de marcher. Heureusement, j'avais son biberon dans mon sac, ce qui lui a permis de marcher les quelques mètres nous séparant de la pharmacie. 

    On arrive à la pharmacie tant bien que mal. Ils ont une petite table avec des jeux pour occuper les enfants. Babyglu a préféré vaquer dans les rayons pendant que ses frères se sont assis 2 minutes.

    Big Brother est venu s'installer au guichet avec moi touchant au stylo relié à une chaîne qui sert à remplir les chèques. J'ai du lui répéter plusieurs fois d'arrêter d'y toucher avant qu'il ne le fasse vraiment.

    Puis Babyglu est venu me montrer une bouteille de gel antibactérien en me disant "Tu avais ça maman". Je lui ai répondu que oui mais qu'il fallait le reposer, ce qu'il a fait tranquillement.

    Enfin, Babyglu m'a apporté une boîte de bonbons vitamines. Vous savez ces grosses boîtes installées juste à côté de la table de jeux pour enfants et à leur portée bien sûr, avec plein de couleurs et même des dinosaures sur l'étiquette !

    Je lui ai dit qu'il était trop petit pour ça et que nous avions déjà des vitamines adaptées à son âge à la maison.

    Mais n'oubliez pas qu'il était fatigué alors autant vous dire que ce refus fut très mal accepté.

    Il s'est allongé par terre, a hurlé "non je veux pas" (sa phrase préférée en temps de colère) et là j'ai de nouveau senti ces regards dégoulinants de jugements, ceux de tous les clients de la pharmacie, ceux qui pensent "Oh moi les miens n'ont jamais fait ça" ou "Elle ne sait pas tenir ses enfants celle-là !".

    Alors, mon manque de confiance en moi me rend peut-être parano mais ces regards sont tellement révélateurs, tellement insistants qu'il est difficile de se tromper sur le fond de la pensée qu'ils masquent.

    Dans ces moments là je me sens cernée, je me sens au centre de l'attention alors que je déteste ça et j'avoue que ça a tendance à me faire perdre mes moyens.

    Et finalement les cris de Babycool résumaient parfaitement ma pensée car non je ne veux pas de vos jugements, ni de votre pseudo compassion, ni de vos regards désapprobateurs ! 

    Je ne veux pas me sentir jugée à chaque colère de mes enfants car c'est un sentiment on ne peut plus normal et qu'ils ont le droit de ressentir et d'exprimer ! Et si ça vous dérange autant, c'est peut-être parce que vous refrénez trop les vôtres.

    Là où vous voyez des enfants mal élevés, je vois des enfants en quête de découvertes, qui n’abîment rien mais touchent car oui découvrir les choses passe par le toucher ! 

    Je vois un enfant fatigué qui se jette à terre car il est au bout du rouleau, il suit sa famille mais ne désire qu'une chose se reposer avant de poursuivre sa journée.

    D'ailleurs, quand après avoir quitté ces regards appuyés j'ai enfin retrouvé mes moyens, j'ai pu écouter sa peine et j'ai pu le rassurer.

    En marchant il criait "Aïe, non arrête". Encore sous le coup des regards assassins, je n'ai pas prêté attention à ses mots et j'ai même pensé un instant qu'il voulait juste attirer l'attention et me faire passer pour une mauvaise mère ! Tu le vois là le poids des regards réprobateurs ??

    Et puis j'ai finalement pris le temps de m'arrêter, de m'asseoir face à lui et de lui demander où il avait mal. Ce à quoi il m'a répondu "Aux jambes". Car il était tout simplement trop fatigué pour marcher sans douleur. Et miracle, quand je lui ai dit que je comprenais sa douleur, que nous étions proches de la maison et que je savais qu'il allait réussir à tenir jusque là, je ne l'ai plus entendu se plaindre.

    Alors mon éducation n'est probablement pas la meilleure mais j'en suis fière et au final je suis plus en colère contre moi que contre ces regards et ces jugements, car ils continuent de me perturber alors que je devrais me contenter de les ignorer.

     


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  • Aujourd'hui jour des enfants, j'ai envie de vous présenter un coup de coeur Montessori qui fait partie de la collection Les Coffrets Montessori, il y en a 5 différents en tout :

    • J'apprends à lire avec Montessori
    • Les chiffres rugueux
    • Les lettres rugueuses
    • Les histoires à raconter
    • Les expériences de science avec Montessori

    Si vous connaissez un peu l'amour de Big Brother pour les expériences en tout genre, vous aurez deviné que je vais vous parler de ce coffret en particulier.

    Inviter Montessori à la maison

    Il se compose de 40 fiches s'adressant aux enfants de 3 à 12 ans et comprenant :

    • 34 expériences
    • 4 activités
    • 2 fiches à découper avec autocorrection

    Et d'un livret présentant Maria Montessori, le développement de l'esprit scientifique et la leçon en 3 temps Montessori. Il y a également des pages blanches prévues pour que l'enfant puisse illustrer les expériences réalisées.

    Le matériel nécessaire est soit disponible dans la cuisine ou l'armoire à pharmacie, soit à recycler (pots de yaurts en verre, bouchon de liège...) ou à ramasser dans la nature. Il n'y a que très peu d'objets que tout le monde n'a pas à disposition mais ils se trouvent assez facilement (une boussole, une led...).

    Les expériences sont donc vraiment à la portée des plus petits et chaque fiche précise le niveau de difficulté et éventuellement, le nombre de personnes nécessaires, le matériel nécessaire, le déroulement de l'expérience ainsi que son explication. On ne peut donc pas faire plus complet !

    Voici comment elles se présentent :

    Inviter Montessori à la maison

    Au dos, l'expérience est représentée par un dessin afin que les enfants qui ne savent pas encore lire puissent la comprendre simplement, mais ça je vous laisse le découvrir ;-)

     

    Notre avis

    J'aime proposer des expériences aux garçons car je reconnais que j'aime autant qu'eux voir le résultat. On a l'impression d'être une bande de petits chimistes alors qu'on utilise des produits sans aucun danger.

    En général, je cherche les expériences sur le net mais je n'ai pas toujours le temps d'en chercher et encore moins quand l'envie leur prend soudainement. Dans ces cas là j'avais tendance à soit les orienter vers une autre activité, soit leur proposer une expérience déjà réalisée mais dont ils se lassent plus vite du coup.

    Grâce au coffret, que je laisse à leur disposition, j'ai toujours les fiches à portée de main et la plupart du matériel à la maison. Je peux donc répondre à leur demande plus facilement et découvrir des expériences originales et mieux détaillées que sur le net.

    Avouons qu'avoir un support papier et des explications c'est tout de même mieux !

    Concernant les garçons, ils sont tous les 3 fans de ce coffret qui leur permet d'assouvir leur curiosité et leurs envie d'expérimenter et de se sentir "créateurs" de quelque chose. Quand ils voient la réaction provoquée par leurs mélanges, ils sont super heureux et fiers d'eux.

    Ils sont donc très attachés à ce coffret qui leur permet de s'initier aux sciences dans la joie et la bonne humeur. Ils n'ont aucune contrainte d'apprentissage et retiennent donc plus facilement, d'autant plus qu'ils le font eux-même.

     


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  • Quand je vous regarde, je ne peux m’empêcher de retrouver vos traits si doux et si délicats des bébés que vous étiez. 

    Ces petits êtres si fragiles qui dépendaient totalement de moi et qui me faisaient fondre tout en me faisant perdre pied par moment.

    Je vous ai vu grandir et je le vois encore. Chaque jour je m’aperçois que vous êtes de plus en plus grands, que vous avez franchi de nouvelles étapes, appris de nouveaux mots, de nouvelles chansons, que vous dessinez ou coloriez de mieux en mieux...

    Je découvre vos caractères qui se profilent de mieux en mieux également.

     

    Big Brother,

     

    Si dur envers toi-même et envers les autres et en même temps si empathique et attentionné, si soucieux du bien-être des autres au point de le faire passer avant le tien.

    Si désireux de jouer avec les autres tout en ne sachant pas les laisser faire comme ils l’entendent et n’acceptant pas de perdre. 

    Tu me présente le miroir de mes propres défauts, cette exigence que j’ai envers les autres, envers tes frères et toi et qui n’est pas toujours justifiée, juste due à mon manque de flexibilité, mon besoin de contrôle. Je te reproche souvent ce que je fais moi-même.

    On en parle souvent tous les deux d’ailleurs. Ces défauts qui nous font parfois nous blesser nous rapprochent également. Toi et moi on se comprend, on se connaît comme une évidence.

     

    Babycool,

     

    Toi qui ne porte parfois pas si bien ton surnom. Toi que l’angoisse empêche de parler et transforme tes mots en coups et en cris. Toi qui te bloque dans une sorte de mutisme protecteur, comme je le fais encore quand je suis profondément blessée.

    J’ai mis du temps à m’apercevoir que ce que certains qualifiaient de crise n’était en fait qu’un blocage, au même titre que le mien. 

    Pourquoi est-ce parfois si dur de comprendre l’autre alors qu’il fonctionne comme nous ?

    Toi qui te fiche royalement du regard des autres, qui vis ta vie comme tu l’entends, qui a ce grain de folie et ce déhanché si adorable.

    Ta spontanéité te jouera des tours mais qu’est-ce que je l’aime ! Elle est représentative des personnes vraies et sincères comme je les aime.

    Je souhaite que tu restes comme ça, une personne au caractère affirmé et face à laquelle on sait à quoi s’attendre. Ce n’est pas toujours facile mais au moins on sait que tes paroles et tes actes respirent la franchise.

    Tu aimes la vie et tu en profites à fond et tu partage ta joie de vivre avec les autres. Tu transmets des ondes de bonheur à toutes les personnes qui t’entourent.

    J’ai souvent eu l’impression de te délaisser au profit de tes frères mais en réalité tu as juste un fonctionnement différent et nous sommes aussi proches tous les deux que tes frères et moi.

    Grâce à toi j’ai vraiment réalisé qu’on ne peut pas faire la même chose pour chacun de ses enfants car vous n’avez pas tous les mêmes besoins. Il faut juste s’adapter à chaque personnalité.

     

    Babyglu,

     

    Toi qui reste mon pot de colle, ma sangsue... Toi qui crie « maman » dès que tu m’aperçois, toi qui fait des pauses dans tes jeux pour venir me faire un bisou ou un câlin ou me dire « je t’aime ».

    On m’a souvent reproché de trop te porter ou te câliner, de trop te couver, de tout te permettre. Ils n’ont juste pas compris que ta sensibilité ne pouvait pas endurer autre chose.

    Et je suis fière de nous quand je vois à quel point tu as évolué, à quel point tu as pris confiance.

    Tu es toujours un peu plus en retrait que tes frères, on nous dit souvent que tu es « le plus calme » mais c’est juste que tu as besoin d’un moment d’adaptation. Tu observes avant d’agir.

    Encore un point commun avec moi, je me suis toujours considérée comme un caméléon. J’observe mon environnement et je m’adapte en fonction. Les personnes qui me connaissent vraiment, et elles sont rares, m’ont souvent dit qu’au premier abord elles ne m’auraient pas cru « comme ça. »

    Et tu es pareil, quand tu te sens en confiance tu te lâches et tu te permets d’être ce petit garçon aussi déluré que ses frères (et ses parents !). Tu te permets d’être toi tout simplement.

    Du haut de tes 3 ans tu as déjà bien compris que le courant ne passe pas avec tout le monde et tu t’assures à l’avance de pouvoir te dévoiler ou non.

    Tu es blagueur et polisson, tu ne sais pas toujours t’arrêter au bon moment mais tu as encore tout le temps d’apprendre ça.

    Tu es également très sensible au bien-être des autres. Tu nous appelles lorsqu’un de tes frères se fait mal ou si ils se bagarrent.

    Tu es minutieux quand tu construis quelque chose en revanche le coloriage ne te plaît pas vraiment. Tu te contentes de gribouiller tes feuilles à la maison et pourtant tu t’appliques dans les travaux faits à l’école.

    Vous avez tous les trois tant grandi depuis votre naissance et pourtant, même si ça saute aux yeux, mon regard de maman vous voit encore souvent comme ses bébés et je pense que j’aurais encore besoin de plusieurs années avant de perdre ce regard.

    Vous êtes désormais trois petits garçons vifs et pétillants, à l’imagination débordante et débordant d’énergie et je suis chaque jour de plus en plus fière d’être votre maman.

    Et grâce à vous j’apprends à être fière de moi, vous m’apportez la reconnaissance que je n’ai jamais eue et vous m’apporter un bonheur et un amour infinis.

    Vous êtes les joyaux de la couronne de princesse que vous m’avez attribuée, sans vous ce n’est qu’un cercle doré sans aucun sens. Avec vous elle s’illumine.

     

    Si petits et si grands à la fois


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