• Une maman devant l'école montrant un bébé de quelques mois à peine :

    "Alors il est sage ?"

    J'ai toujours trouvé cette phrase ridicule s'agissant d'un bébé.

    Il découvre la vie, le monde, s'adapte à un environnement inconnu, bruyant et qui le sollicite constamment. Et on attend encore de lui qu'il ne s'exprime pas là dessus, qu'il ne pleure pas de manière excessive, qu'il ne se réveille pas la nuit, qu'il ne demande pas les bras trop souvent et j'en passe !

    Parce que pour moi c'est ça que sous-entend cette phrase. Comment voulez-vous qu'un si petit être soit "sage" d'une autre manière ?

    Pour un enfant de 4 ou 5 ans par exemple, être sage c'est obéir, ne pas faire de bêtise. Et là encore tout dépend de ce qu'on entend par "être sage" et par "bêtise".

    Mais pour un bébé je trouve cette phrase vraiment déplacée.

    Comment voulez-vous qu'un bébé soit autrement que sage ?

    Il a des mouvements et des compétences restreintes (laissons le apprendre !) mais certains osent insinuer que malgré cela, il naît manipulateur !

    Je me souviendrais toujours de cette phrase de ma belle-mère à la maternité. Big Brother avait à peine un jour :

    "Il est malin. Il a déjà compris que quand il pleure tu le prends dans tes bras."

    La seule chose que j'avais trouvé à répondre c'était :

    "Oui, il a compris qu'il peut me faire confiance, que je suis là pour lui."

    Cette manière de voir les choses me dépasse totalement et me hérisse le poil à chaque fois que j'entends ce genre de phrase.

    Je sais bien que ça n'est pas toujours mal intentionné mais c'est en tout cas mal formulé.

    Cette phrase peut également faire beaucoup de dégâts dans l'esprit de la jeune maman, surtout si c'est une primipare.

    Fatiguée, déboussolée, à la recherche de repères, elle risque de remettre en cause tout ce qu'elle a fait jusqu'à présent parce que son enfant ne fait pas ses nuits, a des coliques, a besoin d'être beaucoup câliné et ne rentre donc pas dans les critères d'un "bébé sage".

    Un bébé a des besoins, mais une maman aussi et au lieu de lui demander si son bébé est sage, si il pleure beaucoup ou si il fait ses nuits, il vaudrait peut-être tout simplement mieux lui demander si il est en bonne santé et si elle l'est également.

    "Et il est sage ?"

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  • Hier soir, après X nuits plus pourries les unes que les autres, j'ai laissé pleurer Babyglu.

    Je déteste ça mais j'étais à bout de force et de nerfs et j'avais peur de perdre patience avec lui.

    Je n'arrêtais pas de penser aux études que j'ai pu lire sur le fait de laisser pleurer un bébé et une partie de moi hurlait "Son stress ne fait qu'augmenter arrête ça !" Tandis qu'une autre me criait "Et mon stress à moi qui s'en soucie ?".

    Alors j'ai attendu, le cœur battant à 100 à l'heure et guettant le moindre bruit suspect (il a déjà rendu à force de crier). Je ne saurais vous dire combien de temps ça a duré mais toujours est-il qu'il a fini par se calmer.

    Mais pas moi, la culpabilité et la peur m'empêchait de m'endormir. 

    J'ai fini par me relever et aller voir si tout allait bien. Il s'est redressé dans son lit, a pris son biberon et je ne l'ai plus entendu jusqu'à son réveil ce matin.

    Ces dernières semaines, les nuits se sont terminées (ou ont débuté même !) avec Babyglu dans le lit parental.

    Le commencement est toujours le même, un réveil en hurlant et en se débattant si je le prends dans mes bras. Il cherche à me mettre des coups de pieds pour sentir un contact. Mais entre nous, c'est très désagréable de se faire labourer les jambes par des petits pieds en colère. D'autant plus que même si je le bouge pour qu'il ne me touche pas il se déplace pour faire en sorte de m'atteindre. 

    Ensuite, une fois calmé au bout d'un interminable quart d'heure, il demande du lait. Il boit quelques gorgées et, comme je suis à disposition, il me tend son biberon et me le redemande toutes les 10 minutes. 

    J'ai beau lui expliqué que c'est la nuit, qu'il faut dormir et qu'on n'est pas en soirée open bar, rien n'y fait.

    Samedi, j'étais tellement fatiguée que, après son réveil en hurlant, je n'ai pas eu la force de remonter le coucher. Je n'avais pas le courage de recommencer à l'endormir et de prendre le risque de le refaire hurler et qu'il réveille Babycool.

    Alors j'ai tout simplement dormi dans le canapé avec lui. Il s'est réveillé un peu moins souvent, c'était toujours ça de pris.

    Mais hier soir je n'ai pas réussi...

    En fait son problème, c'est qu'il ne veut pas dormir. Il lutte chaque soir pour ne pas aller se coucher.

    Il court dans le salon, pousse des petits cris, joue au séducteur pour nous amadouer et ça peut durer des heures et des heures !

    Si on le met dans son lit, il hurle et finit par réveiller son frère donc, forcément on le garde avec nous jusqu'à ce qu'il s'endorme. Et c'est long, très long, trop long...

    Cet après-midi il a RDV avec une nouvelle pédiatre pour faire un point sur son sommeil et essayer d'étudier des options que mon pédiatre attitré et mon médecin traitant n'ont pas trouvées.

    Mais je n'y crois pas et je redoute même d'entendre "Il vous mène en bateau, il faut le laisser pleurer pour qu'il comprenne que ce n'est pas à lui de décider."

    J'ai beau être épuisée et à bout de nerfs (finalement je comprends ma tension qui était montée jusqu'à 16 lors de mon dernier rdv médical !) je sais pertinemment qu'il ne fait pas ça pour nous embêter mais parce qu'il est angoissé et a besoin d'être constamment rassuré.

    Et qu'est-ce qu'un médecin pourra faire contre ça ? C'est sa nature, ça ne se contrôle pas et ça ne se soigne pas. 

    Et je ne peux pas l'abandonner face à ses angoisses. Je culpabilise encore de l'avoir fait hier.

    Mais je pense que j'ai épuisé toutes mes ressources et c'est de plus en plus dur de rester à son écoute alors que mon corps hurle de fatigue. 

    Je ne veux pas l'angoisser d'avantage, je ne veux pas effacer tout ce que j'ai fait jusqu'à présent pour le rassurer mais j'ai tout simplement besoin de dormir pour recharger mes batteries et pouvoir m'occuper au mieux de mes enfants.

    Dodo, l'enfant do...

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  • Il y a quelques temps je me suis aperçue que je ne suis pas seule.

    Elle est là, toujours présente, régissant certaines de mes réactions et m'empêchant de réagir comme je le souhaiterais vraiment.

    Elle m'empêche d'apporter la bienveillance dont je rêvais pour mes enfants. 

    Elle leur a fait connaître les cris et la rage, la peur du rejet et de l'abandon, la violence que j'ai tant cherché à enterrer.

    Je parle ici de violence au sens large, celle qui s'est enfouie au fond de moi à chaque coup reçu, chaque insulte entendue, chaque humiliation vécue. 

    Celle qui cherche à prendre le dessus dès que je me sens dépassée, tel un chien qui attaque lorsqu'il se sent en danger.

    Mais je sais enfin qui tient la laisse de cet affreux pittbull... 

    C'est une petite fille apeurée et perdue, écrasée par les cris et les coups. 

    Elle ne subit plus depuis une paire d'années maintenant mais elle s'est promis de ne plus jamais se laisser faire, de ne plus jamais servir de punching-ball.

    Alors quand le ton monte, quand son avis n'est pas respecté ou quand des petites mains se lèvent, elle perd tous ses moyens et ne songe plus qu'à se défendre.

    Elle ne réalise pas qu'elle se trompe de cible, qu'elle est à l'abris de ce qu'elle a vécu.

    Elle est restée piégée à cette époque où les coups pleuvaient et où elle ne pouvaient rien faire. A cette époque où, qu'elle dise blanc ou noir, ça n'allait jamais. 

    Et au lieu de me retenir en me rappelant que ces réactions l'ont brisées, elle reproduit, consciemment et inconsciemment à la fois.

    Elle vit nichée au creux de mon âme, se rappelant à moi sans que je ne parvienne à la contrôler.

    Elle a su me permettre de garder mon âme d'enfant mais elle en a également gardé les blessures et les séquelles.

    C'est pour cette raison que je dois  me séparer d'elle pour être plus sereine et abandonner ces souvenirs une bonne fois pour toute.

    A la fin du mois, je rencontre un hypnothérapeute pour m'aider à, non pas la chasser, mais l'apaiser et lui faire comprendre que tout ce mal est passé et n'a plus rien à faire dans notre vie. Et encore moins dans celle de mes enfants... 

    Je dois te laisser partir

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  • Je profite de l'anniversaire des twinnies pour vous présenter un projet qui me tenait vraiment à cœur.

    Vous le savez maintenant, je suis ultra conservatrice. C'est probablement lié au fait que j'ai moi-même très peu de souvenirs de mon enfance, pour ne pas dire aucun.

    Je n'arrivais donc pas à me séparer des vêtements de mes fils, encore moins de ceux qui me faisaient craquer.

    J'ai bien entendu gardé pour chacun leur première tenue complète (pyjama, body, bonnet, chaussons), la tenue de leur premier Noël, leur première paire de chaussures et certains vêtements particuliers, mais je ne pouvais raisonnablement pas tous les garder.

    J'ai donc fait plusieurs tris et je me suis retrouvée avec une pile de vêtements dont j'étais incapable de me séparer. 

    Quelques temps plus tard je suis tombée sur une idée géniale sur le net (impossible de retrouver la source !) : recycler les vêtements de bébé en en faisant une couverture.

    Le hic c'est que je ne sais pas coudre ! Je n'ai jamais appris, je n'ai pas de machine et avec une aiguille dans les mains je fais plus de dégâts qu'autre chose ! 

    Je sais recoudre des boutons, des coutures qui se décousent mais ne regardez jamais l'envers du décor, je ne fais pas dans la dentelle !

    Il ne me restait plus qu'une option, le faire faire par quelqu'un de bien plus doué et minutieux que moi. 

    Je venais de passer plusieurs commandes de snoods à la créatrice Aude Kikou et je me suis donc permise de lui parler de mon projet.

    Pour mon plus grand plaisir, elle a accepté et après en avoir bavé un petit moment (ben oui les vêtements de bébés c'est petit donc quand on les découpe ça s'enroule) elle m'a fourni ce superbe résultat :

    Souvenirs, souvenirs

    Souvenirs, souvenirs

    Souvenirs, souvenirs

     

    Désormais, cette couverture ne quitte plus ma chambre. Elle est installée sur le fauteuil qui me servait pour allaiter mes fils, un endroit très symbolique.

    Je n'ose pas l'utiliser car j'ai trop peur de l'abîmer et de perdre ce précieux souvenir. 

    Mais cette couverture est et sera toujours un merveilleux souvenir de mes enfants. Elle est faite avec des vêtements qu'ils ont portés tous les 3, elle est douce et elle est superbe.

    Et je ne remercierai jamais assez Aude Kikou pour le travail qu'elle a fait pour que mon projet se réalise. 


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  • Ça c'est des prénoms bien français !

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    Quand nous avons choisi les prénoms de nos fils, nous souhaitions des prénoms classiques et intemporels. Il s'est avéré que notre choix s'est porté sur trois prénoms qui sonnent "bien français".

    Paul, Jules et Simon.

    Je suis fière des prénoms de mes fils et je ne les changerais pour rien au monde mais je commence à en avoir marre d'entendre régulièrement :

    "Ah ! Ça ce sont des prénoms bien français ! C'est bien !"

    On pourrait croire que je suis parano et que je vois le mal partout mais cette remarque est malheureusement toujours accompagnée d'un :

    "Pas comme tous ces prénoms biscornus ou à consonance étrangère.

     Ok, alors qu'on se le dise une bonne fois pour toute, je n'ai absolument rien contre les prénoms étrangers et encore moins contre les étrangers !

    Donc arrêtez de croire que je suis raciste et que vous pouvez vous permettre de vous épancher sur le sujet avec moi parce que mes fils ont des prénoms français. 

    Je n'ai que faire de votre esprit étriqué, de vos à priori et de vos amalgames ! La seule chose que vous obtiendrez de moi c'est mon indifférence. Je n'ai pas de temps à perdre avec des personnes avec un esprit si fermé.

    Et concernant les personnes qui choisissent des prénoms originaux pour leurs enfants, quel est le problème ? Tous ces prénoms ne me plaisent pas forcément mais ça plait aux parents et c'est bien là le principal.

    S'arrêter à un prénom ou une couleur de peau, sérieusement on en est encore là ? C'est comme ça que vous vous faites un avis sur les gens ?

    Dans un sens, j'ai pitié de vous, car vous passez à côté de belles rencontres et d'un enrichissement culturel certain.

    Alors OUI mes fils ont des prénoms bien français mais Non cela ne signifie en aucun cas que je n'aime pas les étrangers ou l'originalité !


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