• Marion, 13 ans pour toujours, Nora Fraisse

    Hier soir, j'ai littéralement dévoré le livre Marion, 13 ans pour toujours de Nora Fraisse.

    Une fois ma lecture commencée, je n'ai pas réussi à me détacher du livre.

    Comme sa mère, je voulais comprendre ce qui était arrivé à Marion, comment elle avait pu en arriver là.

    Marion était une jeune fille de 13 ans qui avait, ou peut-être trop, pour réussir et c'est ce qui lui a attiré la jalousie et la méchanceté de ses camarades.

    Mais ce que je trouve le plus effrayant (et le plus effarant !) dans cette histoire, c'est le manque de réactivité du corps enseignant.

    On savait déjà, malheureusement, que les enfants peuvent se montrer extrêmement méchants et cruels les uns envers les autres. Que ce qui est futile à nos yeux est si important pour eux qu'ils ont parfois du mal à reconnaître certaines limites, comme celle qu'il existe entre une simple taquinerie et de la cruauté par exemple.

    Attention, je ne cherche en aucun cas à excuser ou minimiser le comportement des harceleurs ! Mais ce qui m'a le plus choquée c'est l'absence d'humanité de la part du proviseur du collège et du voisinage de Nora.

    Comment peut-on dire à une mère qui a perdu son enfant que "La vie continue" et qu'elle ne doit pas chercher de réponses ?!

    Comment peut-on ne pas, ne serait-ce qu'une seconde, se mettre à la place de cette famille brisée et chercher à la soutenir plutôt que l'enfoncer et la stigmatiser ?!

    Comment le harcèlement peut-il encore être un sujet tabou de nos jours ?!

    Ça ne devrait pas exister mais fermer les yeux ne réglera pas le problème, bien au contraire. Ça conforte juste les victimes dans l'idée qu'elles sont coupables, qu'elles l'ont méritées et que si elles parlent ce sont elles qui seront jugées et bafouées !

    Comment peut-on faire passer la réputation d'un établissement ou un avancement professionnel avant la vie d'un enfant ? Ou même simplement avant son bien-être ?

    Aujourd'hui, je suis révoltée pour Marion et pour toutes les victimes de harcèlement, scolaire ou non, anonymes ou pas.

    Mon cœur de maman pleure pour cette famille déchirée et ces victimes souvent non reconnues.

    Et j'ai peur, car je m'aperçois de plus en plus que l'école nous force parfois à confier nos enfants à des personnes qui ne se préoccupent pas de leur bien-être, qui ne se préoccupent pas d'eux tout simplement. 

    Alors je ne veux pas paraître utopiste ou irréaliste, je sais bien que le corps enseignant ne peut pas tout voir et qu'on ne peut pas tout lui imputer. Mais il y a des signes qui ne trompent pas et Marion en avait montré plus d'un à l'école.

    Mais ni l'infirmière, ni le proviseur, ni le professeur principal n'ont pensés à en parler directement aux parents. Pourquoi ? Nora leur avait pourtant spécifié à plusieurs reprises de la prévenir en cas de changement de comportement de sa fille.

    Aucune alerte ne leur a été directement donnée sur le comportement de Marion. Evidemment, les incidents étaient référencés dans le carnet de liaison de la jeune fille, mais elle était assez intelligente pour avoir trouvé le moyen d'en avoir deux et donc de ne présenter que le plus élogieux à sa famille.

    Marion est morte à cause de la cruauté dont peuvent faire preuve les enfants entre eux, sans prendre conscience du poids des mots et de conséquences de leurs actes.

    Marion est morte à cause du corps enseignant qui a minimisé les événements et n'a pas su voir la détresse d'un enfant.

    Alors face au harcèlement, réagissons !

    Face au harcèlement parlons !

    Victimes ou témoins, chaque parole est importante !  

    Vous êtes ou avez été victime de harcèlement ou vous connaissez quelqu'un dans ce cas ? N'hésitez pas à vous rapprocher de l'association créée par Nora Fraisse Marion, la main tendue


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  • Il y a quelques jours, une collègue et amie a donné naissance à son premier enfant. C'est une personne à qui je tiens énormément et je ressens donc le besoin de la conseiller mais sans la noyer d'informations et sans m'imposer.

    Je me rappelle de la pluie de conseils tous plus inutiles les uns que les autres que j'ai pu recevoir à la naissance de Big Brother. Des conseils souvent d'un autre temps et souvent inadaptés à mon fils et à ce que je voulais lui apporter.

    Je vous passe les "Laisse le pleurer, il fait ses cordes vocales !", "N'accours pas au moindre pleur ou tu vas te faire bouffer", "De mon temps on avait des produits avec du paraben et on est pas morts !".

    J'imagine que vous les avez toutes entendues à peu de chose près.

    Mais parmi cette masse de conseils (peut-on vraiment appeler ça des conseils d'ailleurs ?!) il y en a un qui est sorti du lot et que j'applique encore 4 ans plus tard.

    Un conseil si simple et si évident qu'une seule personne a pensé à me le donner ! 

    "Fais toi confiance et fais confiance à ton bébé, il sait ce dont il a besoin." 

    Et c'est le seul conseil que j'ai envie de donner à toutes les mamans parce que c'est la seule chose qu'on a réellement besoin d'entendre quand on plonge dans la maternité.

    La naissance d'un enfant est un grand chamboulement dans la vie d'une maman (et d'un papa aussi bien sûr). On est vite déboussolée et à la recherche de repères et alors qu'on a besoin de savoir que tout ira bien et qu'on va y arriver, on entend juste des choses qui nous perturbent encore plus et qui résonnent souvent comme si on nous disait "Je suis maman depuis plus longtemps que toi donc j'ai raison pauvre novice !"

    STOP !

    Quand on veut des conseils, on les demande ! En attendant, on s'en passe très bien car une maman sait d'instinct ce qui est bon pour son enfant et ce qu'elle souhaite pour lui. Et personne n'a la science infuse ou l'éducation suprême.

    Alors les mamans, anciennes ou novices, j'ai juste envie de vous dire de vous faire confiance et de faire confiance à vos enfants. Car après tout, toute relation saine et durable repose sur une confiance mutuelle. 

    C'est une question de confiance

    Crédit Photo

     


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  • La dernière fois que j'ai vu un médecin inquiet c'était pour Babycool qui a fini hospitalisé pour déshydratation suite à une mauvaise gastro.

    Hier j'ai revu ce regard mais cette fois pour Big Brother. Ce regard qui espère que le nouvel antibiotique va fonctionner mais qui craint que cela ne suffise pas. Et cette phrase répétée à plusieurs reprises et qui résonne dans ma tête depuis "Surveillez les bien, surtout le grand et surtout, surtout pas d'école."

    Il n'a pas détaillé ses craintes mais je sais bien qu'une mauvaise bronchite peut tourner en pneumopathie et la toux de Big Brother est vraiment mauvaise.

    Il est sous antibiotiques depuis samedi mais la fièvre est soudainement revenue frôler les 40 degrés la nuit dernière. C'est d'ailleurs ce qui m'a alertée.

    J'en veux à mon médecin d'avoir laissé passer ça, même si le médecin qui a examiné Big Brother depuis a tenté de prendre sa défense. 

    Mais comment défendre un médecin qui ne prescrit aucun traitement à des enfants de 2 ans qui toussent depuis des semaines et refuse d'examiner leur grand frère parce que ça n'était pas prévu ?

    Comment défendre un médecin qui court après l'argent et préfère faire venir les patients plusieurs fois avant de leur donner un traitement afin d'obtenir plusieurs consultations ?!

    Je suis en colère et j'ai peur. Peur que la bronchite de mon fils dégénère, peur de ne pas le voir, de passer à côté de quelque chose.

    Quand je le regarde il est toujours aussi joueur et plein de vie. Il est heureux, il chante, il blague, inconscient de la tournure que pourrait prendre sa maladie. Et tant mieux me direz-vous !

    Mais moi je n'arrive pas encore à éteindre ma peur. La maladie est une des choses que je crains le plus au monde. On ne peut pas toujours l'éviter et on est parfois impuissants face à elle. 

    Je sais que des enfants, et même des adultes, vivent bien pire que ma situation. Je pense notamment à ce petit garçon qui se bat avec acharnement contre un cancer. Et je sais que ma peur est dérisoire et probablement même déplacée par rapport à ce genre de situation mais il fallait que je pose ces mots pour m'apaiser. 

    Crédit photo (oui oui je sais faire preuve d'autodérision ;-))


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  • Une maman devant l'école montrant un bébé de quelques mois à peine :

    "Alors il est sage ?"

    J'ai toujours trouvé cette phrase ridicule s'agissant d'un bébé.

    Il découvre la vie, le monde, s'adapte à un environnement inconnu, bruyant et qui le sollicite constamment. Et on attend encore de lui qu'il ne s'exprime pas là dessus, qu'il ne pleure pas de manière excessive, qu'il ne se réveille pas la nuit, qu'il ne demande pas les bras trop souvent et j'en passe !

    Parce que pour moi c'est ça que sous-entend cette phrase. Comment voulez-vous qu'un si petit être soit "sage" d'une autre manière ?

    Pour un enfant de 4 ou 5 ans par exemple, être sage c'est obéir, ne pas faire de bêtise. Et là encore tout dépend de ce qu'on entend par "être sage" et par "bêtise".

    Mais pour un bébé je trouve cette phrase vraiment déplacée.

    Comment voulez-vous qu'un bébé soit autrement que sage ?

    Il a des mouvements et des compétences restreintes (laissons le apprendre !) mais certains osent insinuer que malgré cela, il naît manipulateur !

    Je me souviendrais toujours de cette phrase de ma belle-mère à la maternité. Big Brother avait à peine un jour :

    "Il est malin. Il a déjà compris que quand il pleure tu le prends dans tes bras."

    La seule chose que j'avais trouvé à répondre c'était :

    "Oui, il a compris qu'il peut me faire confiance, que je suis là pour lui."

    Cette manière de voir les choses me dépasse totalement et me hérisse le poil à chaque fois que j'entends ce genre de phrase.

    Je sais bien que ça n'est pas toujours mal intentionné mais c'est en tout cas mal formulé.

    Cette phrase peut également faire beaucoup de dégâts dans l'esprit de la jeune maman, surtout si c'est une primipare.

    Fatiguée, déboussolée, à la recherche de repères, elle risque de remettre en cause tout ce qu'elle a fait jusqu'à présent parce que son enfant ne fait pas ses nuits, a des coliques, a besoin d'être beaucoup câliné et ne rentre donc pas dans les critères d'un "bébé sage".

    Un bébé a des besoins, mais une maman aussi et au lieu de lui demander si son bébé est sage, si il pleure beaucoup ou si il fait ses nuits, il vaudrait peut-être tout simplement mieux lui demander si il est en bonne santé et si elle l'est également.

    "Et il est sage ?"

    Crédit Photo


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  • Hier soir, après X nuits plus pourries les unes que les autres, j'ai laissé pleurer Babyglu.

    Je déteste ça mais j'étais à bout de force et de nerfs et j'avais peur de perdre patience avec lui.

    Je n'arrêtais pas de penser aux études que j'ai pu lire sur le fait de laisser pleurer un bébé et une partie de moi hurlait "Son stress ne fait qu'augmenter arrête ça !" Tandis qu'une autre me criait "Et mon stress à moi qui s'en soucie ?".

    Alors j'ai attendu, le cœur battant à 100 à l'heure et guettant le moindre bruit suspect (il a déjà rendu à force de crier). Je ne saurais vous dire combien de temps ça a duré mais toujours est-il qu'il a fini par se calmer.

    Mais pas moi, la culpabilité et la peur m'empêchait de m'endormir. 

    J'ai fini par me relever et aller voir si tout allait bien. Il s'est redressé dans son lit, a pris son biberon et je ne l'ai plus entendu jusqu'à son réveil ce matin.

    Ces dernières semaines, les nuits se sont terminées (ou ont débuté même !) avec Babyglu dans le lit parental.

    Le commencement est toujours le même, un réveil en hurlant et en se débattant si je le prends dans mes bras. Il cherche à me mettre des coups de pieds pour sentir un contact. Mais entre nous, c'est très désagréable de se faire labourer les jambes par des petits pieds en colère. D'autant plus que même si je le bouge pour qu'il ne me touche pas il se déplace pour faire en sorte de m'atteindre. 

    Ensuite, une fois calmé au bout d'un interminable quart d'heure, il demande du lait. Il boit quelques gorgées et, comme je suis à disposition, il me tend son biberon et me le redemande toutes les 10 minutes. 

    J'ai beau lui expliqué que c'est la nuit, qu'il faut dormir et qu'on n'est pas en soirée open bar, rien n'y fait.

    Samedi, j'étais tellement fatiguée que, après son réveil en hurlant, je n'ai pas eu la force de remonter le coucher. Je n'avais pas le courage de recommencer à l'endormir et de prendre le risque de le refaire hurler et qu'il réveille Babycool.

    Alors j'ai tout simplement dormi dans le canapé avec lui. Il s'est réveillé un peu moins souvent, c'était toujours ça de pris.

    Mais hier soir je n'ai pas réussi...

    En fait son problème, c'est qu'il ne veut pas dormir. Il lutte chaque soir pour ne pas aller se coucher.

    Il court dans le salon, pousse des petits cris, joue au séducteur pour nous amadouer et ça peut durer des heures et des heures !

    Si on le met dans son lit, il hurle et finit par réveiller son frère donc, forcément on le garde avec nous jusqu'à ce qu'il s'endorme. Et c'est long, très long, trop long...

    Cet après-midi il a RDV avec une nouvelle pédiatre pour faire un point sur son sommeil et essayer d'étudier des options que mon pédiatre attitré et mon médecin traitant n'ont pas trouvées.

    Mais je n'y crois pas et je redoute même d'entendre "Il vous mène en bateau, il faut le laisser pleurer pour qu'il comprenne que ce n'est pas à lui de décider."

    J'ai beau être épuisée et à bout de nerfs (finalement je comprends ma tension qui était montée jusqu'à 16 lors de mon dernier rdv médical !) je sais pertinemment qu'il ne fait pas ça pour nous embêter mais parce qu'il est angoissé et a besoin d'être constamment rassuré.

    Et qu'est-ce qu'un médecin pourra faire contre ça ? C'est sa nature, ça ne se contrôle pas et ça ne se soigne pas. 

    Et je ne peux pas l'abandonner face à ses angoisses. Je culpabilise encore de l'avoir fait hier.

    Mais je pense que j'ai épuisé toutes mes ressources et c'est de plus en plus dur de rester à son écoute alors que mon corps hurle de fatigue. 

    Je ne veux pas l'angoisser d'avantage, je ne veux pas effacer tout ce que j'ai fait jusqu'à présent pour le rassurer mais j'ai tout simplement besoin de dormir pour recharger mes batteries et pouvoir m'occuper au mieux de mes enfants.

    Dodo, l'enfant do...

    Crédit image


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