• Vous savez que je suis une adepte des 4 accords toltèques depuis que j’ai lu le livre de Don Miguel Ruiz et qu’ils véhiculent des valeurs que j’ai envie de transmettre à mes fils.

     

    C’est donc avec une joie immense que j’ai voulu découvrir le livre de Xavier Cornette de Saint Cyr « La pratique des accords toltèques avec vos enfants ».

     

    La pratique des accords Toltèques avec vos enfants

     

    Vous m’auriez vue quand je l’ai reçu, une vraie gamine !

     

    Et mon enthousiasme ne fut pas déçu bien au contraire. Ce livre se dévore du début à la fin !

     

    L’auteur présente chaque accord dans des chapitres complets avec des exemples concrets et des astuces / jeux pour les appliquer au quotidien.

     

    Pour rappel voici les 4 accord :

    - que ta parole soit impeccable 

    - quoi qu’il arrive n’en fais pas une affaire personnelle 

    - ne suppose de rien

    - fais toujours de ton mieux 

     

    Alors bien évidemment ça n’est pas « naturel » dans notre société actuelle, et ça n’est pas évident à appliquer tous les jours, mais les astuces fournies dans le livre nous permettent de rendre ces accords plus accessibles et plus concrets, pour ceux qui les trouveraient un peu flous.

     

    L’auteur s’appuie sur des exemples concrets que nous avons tous rencontrés au moins une fois et tout ça sans jugement aucun ! Ce que je trouve primordial pour que le message passe correctement et ce qui, surtout, respecte le premier accord.

     

    C’est un livre à mettre entre toutes les mains des parents qui souhaitent améliorer la communication au sein de leur foyer.

     

    Les méthodes proposées par l’auteur sont accessibles et facilement applicables, le plus dur étant d’y penser au moment opportun.

     

    C’est donc encore un livre que je suis fière de faire entrer dans ma bibliothèque parentale car il nous sera très utile. 


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  • La peur

     

    Je suis en train de lire « Et il me parla de cerisiers, de poussières d’une montagne » d’Antoine Paje et dès le début du livre, un extrait m’a frappée :

     

    « Je sais que le mot « peur » choque, qu’on le refuse. Ça ne fait jamais plaisir d’admettre que l’on a peur. On a l’impression que les gens vont soudain vous prendre pour une serpillière. Alors on cherche des synonymes acceptables. On évoque le mal-être, le stress, l’inquiétude, l’incertitude, l’appréhension, les réactions d’autrui, la crise la mondialisation ou même le passage d’une vague comète. Bref des choses logiques, carrées. Des choses extérieures à nous, provoquées par telle ou telle situation. Ou alors on ne dit carrément rien. »

     

    Vous n’êtes pas sans savoir que je me remets souvent en question, et à juste titre, je souffre d’automatismes contre lesquels je lutte chaque jour avec plus ou moins de résultats.

     

    Et ça fait un moment que je sais que la colère est encore fortement présente en moi. Mais qu’est-ce qui la provoque finalement ? Avoir vécu tout ça ? Non, pas vraiment, car ce qui est resté c’est la Peur.

     

    Celle avec un grand P, celle qui prend aux tripes et qui empêche de réfléchir. Celle qui prend le dessus, qui prend le volant et qui nous guide envers et contre tout vers une réaction reptilienne, sauvage.

     

    La peur de reproduire, qui inclut finalement que les choses se reproduisent, qu’elles ne soient pas terminées. J’ai peur de faire les mêmes choses à mes enfants et au fond de moi j’ai peur de subir encore.

     

    La peur de ne pas être à la hauteur, qui induit la peur d’être critiquée, d’être remise en question par quelqu’un d’autre que moi-même. La peur du jugement en somme.

     

    La peur de blesser et la peur d’être blessée, émotionnellement. Celle qui rend agressif au point de repousser les autres. « Ne m’approche pas, tu ne risqueras pas de me faire du mal comme ça. » Celle qui rend con aussi...

     

    La peur de perdre de nouveau les gens que j’aime. On ne va pas se leurrer, ma mère m’a fait ce qu’elle m’a fait mais c’était ma mère et je l’aimais. Et je n’aurais pas pu subir pire rejet. Même si notre relation était loin d’être idyllique, le fait qu’elle m’ait rejetée a une forte symbolique.

     

    Tellement forte et tellement ancrée en moi qu’il m’arrive moi-même de repousser mes enfants par peur qu’ils m’abandonnent à leur tour, ce qui serait pire que tout. 

    Pas consciemment, pas sur le coup en tout cas, mais oui ça m’arrive parce que ma carapace est trop forte et parce que mon ego ne supporte plus le sentiment de rejet qu’il interprète désormais de manière erronée.

     

    J’ai longtemps pris pour du rejet un simple refus ou une réponse qui ne vient pas, et depuis quelques temps c’est revenu. Je perds confiance en moi et si les choses ne se passent pas comme elles devraient (et comment devraient-elles se passer d’abord ?) ou comme je l’avais imaginé, je suis déstabilisée et je me sens rejetée.

     

    Toujours cette peur qui me domine, qui prend les rênes et qui me pourrit la vie.

     

    Cette peur qui me régit et me donne trop souvent l’impression d’être une petite fille en quête d’approbation.

     

    Une petite fille qui cherche à plaire ou qui ne sait rien, ou pas autant que les autres dont la parole n’est pas légitime. 

     

    La peur de la mort, qui me fait imaginer les pires scénarios : perdre mes enfants, mon mari, mon frère ou ma propre vie en laissant mes enfants derrière moi.

     

    Cette Peur que j’ai si longtemps cachée derrière un nonchalant « c’est rien je suis de nature stressée c’est tout. » Mais non ce n’est pas rien, ce n’est plus rien.

     

    Cette Peur qui a amené avec elle quelques phobies plus ou moins ridicules :

     

    - la coulrophobie qui est la peur des clowns et qui s’étend pour moi à tout ce qui est marionnettes, automates, mimes. La peur de ce qui est masqué, de l’inconnu, de ne pas savoir et donc de ne pas contrôler.

     

    - l’arachnophobie que vous connaissez tous et que j’ai développé pendant ma première grossesse en pleurant et en m’imaginant ces immondes bestioles pénétrer dans les narines ou la bouche de mon fils, l’empêchant de respirer.

    La peur également de ne pas contrôler tout ce qui se passe chez moi, une araignée est entrée et n’a pas à être là. Je ne maîtrise pas leur venue ni leur irruption et ça me rend littéralement malade.

     

    - l’haptophobie qui est la peur du toucher.

    Je ne supporte pas le contact de certaines matières comme la terre, la viande ou les pâtes à gâteau par exemple. Je ne supporte pas ce qui reste sur mes mains, m’empêchant de les utiliser librement et donc d’être (je vous le donne dans le mille) dans le contrôle.

     

    Mais c’est aussi la peur d’être touchée. Je ne supporte pas les contacts qui ne sont pas à mon initiative, encore moins quand ils arrivent « par surprise » ou quand je suis en colère ou provenant d’une personne en colère et même avec mes proches. 

     

    Et ça en arrive au point où si j’achète des vêtements d’occasion j’ai du mal à les porter même après les avoir lavés, car j’ai l’impression de sentir un contact inapproprié sur ma peau. 

     

    Je ne supporte pas non plus qu’on me touche les genoux, chose dont je n’avais jamais compris le sens jusqu’à ce que je réalise que quand on touche le genou de quelqu’un on le fait fléchir, lui faisant donc... perdre le contrôle de ses jambes.

     

    En écrivant tout ça je réalise que ma vie est régie par la Peur. Peur qui induit un incompressible besoin de contrôle qui lui même induit une Peur maladive de perdre le contrôle.

     

    Autant dire un cercle vicieux infernal et un bordel sans nom.

     

    Je ne pensais pas en déballer autant sur moi en commençant cet article. Je pensais juste vous ouvrir les yeux sur la peur dans notre quotidien, et finalement ce sont m

     

    es yeux qui se sont ouverts sur moi. 


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  • J’avais décidé de ne pas vous parler de mon allaitement, parce que d’autres le font déjà bien mieux que moi et parce que, même si je trouve ça tout à fait naturel, c’est aussi quelque chose de personnel (pour moi en tout cas).

     

    Mes premiers allaitements s’étant passés sans encombre, j’étais très confiante et persuadée qu’il en serait de même pour celui-ci. 

     

    Les difficultés que j’avais rencontrées s’étaient limitées à une mauvaise position d’allaitement ou une mauvaise technique de succion, sans réel désagrément en contrepartie. 

     

    Mais cette fois c’était différent. Babyfae a vite compris comment téter, il a su positionner sa bouche correctement mais il ne prenait pas pour autant le sein correctement.

     

    Et malgré mon utilisation systématique de la lanoline, j’ai pu découvrir la « joie » des crevasses dès le deuxième jour d’allaitement.

     

    J’ai tout de même poursuivi jusqu’à en arriver à me raidir et me retenir de hurler quand Babyfae tétait le sein droit.

     

    En parallèle, les sages-femmes s’étaient aperçues qu’il avait perdu 10% de son poids et qu’il fallait donc insister d’avantage pour le nourrir et lui proposer des compléments.

     

    J’avais connu les compléments pour lancer l’allaitement des twinnies, et je l’avais mal vécu à l’époque. Mais comme j’avais ensuite réussi à les supprimer pour repasser à un allaitement exclusif, j’ai accepté sans souci pour Babyfae. Sachant que de toute façon je risquais de ne pas sortir à la date prévue si je refusais.

     

    J’ai également demandé un tire-lait afin de préserver le sein crevassé tout en le stimulant.

     

    J’ai passé la nuit du 3ieme au 4ieme jour à allaiter Babyfae puis à tenter de tirer mon lait sans succès et en pleurs.

     

    J’ai donc dormi quelques heures à peine, en souffrant et sans voir de résultat concret. Les larmes n’arrivaient plus à se calmer, j’avais le visage bouffi, les yeux explosés, les seins qui saignent et un bébé qui ne tétait pas vraiment et surtout en me provoquant une douleur atroce.

     

    J’avais passé la nuit à réfléchir et à tout remettre en question et j’avais pris ma décision. Je ne me voyais pas continuer de souffrir pendant des semaines (le temps que les crevasses guérissent) tout en devant gérer les 3 aînés.

     

    J’ai donc prévenu les sages-femmes que j’arrêtais l’allaitement et que je ressortais avec des biberons. 

     

    Babyfae a eu son premier biberon dans la matinée et nous sommes sortis un peu après 12h. 

     

    Je sentais la montée de lait qui se mettait enfin en place mais comme mon problème d’allaitement ne venait pas de là, mais de la douleur à supporter, j’ai maintenu ma décision.

     

    Le dimanche de notre sortie, Babyfae a donc été nourri au biberon toute la journée. Et moi j’ai utilisé l’huile essentielle de menthe poivrée pour couper ma lactation.

     

    Vers 18h ce même jour, prise de température pour Caliboy : 39,8. Il est paf et se plaint de douleurs dans la jambe. J’ai donc pensé qu’il ne s’agissait que d’une poussée de croissance comme ça leur est déjà arrivé à tous les 3.

     

    Après plusieurs réveils difficiles dans la nuit et une température qui monte et que le doliprane ne fait pas baisser, Dad en Vrac a emmené notre malade chez le médecin. Verdict : « C’est une laryngite, c’est très contagieux et dangereux pour le bébé. » 

     

    J’avais déjà cogité toute la nuit en sentant le corps brûlant de Caliboy près de moi et la phrase du médecin a juste achevé de me convaincre.

     

    Je ne pouvais pas prendre le risque que Babyfae attrape la maladie de son frère alors que j’avais la meilleure protection à portée de main : mon lait. 

     

    J’ai donc repris l’allaitement, en faisant l’inverse de ce que j’avais fait la veille. Cette fois je carburais au galactogil, à l’homéopathie et aux tisanes d’allaitement afin de relancer la montée de lait que j’avais réussi à atténuer en une journée.

     

    J’ai tâtonné. J’ai souffert encore à cause des crevasses. Mais la peur des microbes m’a boostée.

     

    J’ai passé du temps sur le net à chercher des astuces et des remèdes anti-crevasses, et je n’ai pas hésité à continuer à donner des compléments à mon fils le temps de réussir à le nourrir seule correctement.

     

    J’ai trouvé des remèdes homéopathiques (arnica 5ch et phytolacca 5ch pour les crevasses et nitricum acidum pour les crevasses qui saignent le tout à raison de 5 granules 3 fois par jour), j'ai continué les applications de lanoline et de crème homeopathique au Castor Equi (recommandée par ma sage-femme).

     

     

    J’ai également parlé de mon échec avec le tire-lait avec la sage-femme qui m’a juste montré le bouton pour régler la puissance. Et oui, la fatigue m’avait tellement assommée que je n’avais même pas penser à vérifier les réglages !

     

    J’ai ainsi pu m’en faire un allier et stimuler réellement le sein le plus abîmé tout en le vidant.

    Les choses se sont donc peu à peu mises en place jusqu’à la nuit d’hier où j’ai découvert une boule douloureuse dans mon sein droit, le sein abîmé. 

     

    Impossible de le donner à Babyfae alors que les crevasses étaient presque parties. Il refusait de le téter car il était trop plein.

     

    Le matin j’ai donc passé une demi-heure à vider mon sein tout en appuyant sur la boule qui était en réalité un amas de lait qu’il fallait évacuer. 

     

    Verdict au moment de la tétée : bingo ! Babyfae a su le prendre sans souci.

     

    Pourquoi je vous raconte tout ça ? Sûrement pas pour vous faire culpabiliser. Je l’ai toujours dit l’allaitement est un choix personnel qui ne regarde que la maman.

     

    J’al personnellement vécu les témoignages ou photos d’allaitement des autres mamans comme des « agressions », des rappels de mon échec, de mon incapacité à donner le meilleur à mon fils. Ça avait marché pour elles mais pas pour moi. Pourquoi ?!

     

    Je ne voulais plus entendre parler d’allaitement alors pourquoi m’étaler dessus aujourd’hui ?

     

    Juste pour vous dire que toutes ces douleurs ne sont pas vaines et qu’elles peuvent être guéries. Que ça peut valoir le coup de s’accrocher car en étant bien entourée et en utilisant les bons remèdes on peut venir à bout des crevasses. Le tout étant de réussir à tenir jusqu’à la guérison et honnêtement je sais que c’est très difficile.

     

    Encore une fois je ne cherche pas à faire culpabiliser mais au contraire à donner de l’espoir aux mamans qui connaissent l’enfer des crevasses. On peut s’en sortir et au bout de quelques jours seulement (Babyfae a 10 jours aujourd’hui).

     

    Et on a aussi le droit d’abandonner soit définitivement soit pour mieux repartir. Si on regrette notre décision ou si les circonstances changent. Ce n’est pas définitif comme le font entendre les personnes qui nous entourent à la maternité. Il suffit juste de se faire confiance, de s’accorder le temps nécessaire et ça viendra.

     

    Concernant les compléments, on entend souvent que ça peut ruiner un allaitement, qu’il faut à tout prix éviter. Que ce n’est pas nécessaire. 

     

    J’ai vu 3 de mes fils maigrir de jour en jour en attendant la montée de lait. Même en tétant régulièrement la perte de poids ne s’arrêtait pas. Les 3 ont eu des compléments et ont ainsi pu se remplumer.

    Et pour les 3 ça ne m’a pas empêché de revenir ensuite rapidement à un allaitement exclusif, même en les ayant donnés au biberon.

     

    Je ne vous dis pas de le faire, je vous dis juste que les choses ne sont pas simplement toutes blanches ou toutes noires. Et il faut parfois savoir nuancer pour ne pas renoncer ou pour gagner en sérénité.

     

    J’en profite aussi pour vous faire part d’un constat sur la lanoline. Je pensais que toutes les lanolines bio se valaient. J’avais acheté la Dodie mais elle ne m’a pas empêchée d’avoir des crevasses, elle a juste réhydraté les mamelons après les tétées mais sans réellement les guérir. 

    À la fin du tube j’ai donc changé pour revenir à la Lansinoh que j’avais utilisée pour mes premiers allaitements et au bout d’une application les crevasses se résorbaient ! Je continue de l’utiliser systématiquement après chaque tétée et je n’ai plus rien après seulement 2 jours.

     

    Je ne sais pas si c’est juste cette lanoline ou avec l’effet combiné de l’homéopathie mais toujours est-il que c’est guéri. Et je précise que je ne suis pas sponsorisée, c’est un produit que j’ai acheté moi-même. Et je suis d’ailleurs convaincue que si j’avais échappé aux crevasses jusqu’à cet allaitement c’est grâce à cette lanoline en particulier. 


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  • 4 consonnes et 3 voyelles...

     

    Depuis la naissance de Babyfae, vous êtes plusieurs à m'avoir demandé quel était son prénom. Je n'ai pas souhaité l'annoncer directement sur ma page facebook car il a une symbolique assez particulière pour moi.

    Dans cet article, je vous déjà avais expliqué le pourquoi du choix de Babyfae comme pseudo et le choix de son prénom prend racine dans cette même explication.

    Ce bébé que nous n'attendions pas, que nous n'étions pas sensé avoir, que nous ne pouvions pas avoir, a trouvé sa place au creux de mon ventre et désormais au sein de notre famille.

    J'ai toujours vu cette grossesse comme un cadeau et je reste persuadée que ce n'est pas un hasard, qu'il devait venir à notre rencontre et qu'il a énormément de choses à nous apporter.

    Alors quand nous avons commencé à chercher le prénom, je voulais au fond de moi qu'il représente toute la magie de son arrivée.

    Avec Dad en Vrac, nous n'étions d'accord que sur un prénom, prénom qui est d'ailleurs le deuxième d'Electroboy. Au bout du 4ième garçon, le choix est plus compliqué, surtout quand on souhaite un prénom classique et intemporel.

    J'ai tout de même épluché une tonne de sites avec des idées de prénoms afin d'être sûre que nous ne choisirions pas ce prénom par défaut.

    Au fur et à mesure de mes recherches, je me suis penchée sur la signification des prénoms et j'ai alors su que nous ne pouvions pas en choisir un autre.

    Dieu guérit 

    Rapha (guérit) El (Dieu)

    Raphaël

    Je pense que je n'ai pas besoin de vous détailler d'avantage pourquoi il lui va si bien.

    Je l'appelle mon guérisseur car depuis le jour où nous avons appris qu'il s'était invité dans mon ventre, il n'a eu de cesse de m'apprendre de nouvelles leçons de vie.

    Il m'a appris :

    - que rien n'est impossible et que la fatalité n'existe pas

    - que l'impatience ne sert à rien et que l'attente est toujours récompensée

    - à dépasser mes limites en terme de douleur

    - à savoir lâcher-prise afin de mieux repartir et de mieux réagir

    Et je me laisse guider car il est la preuve que tout peut arriver.


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  • En ce moment, et depuis quelques temps en réalité, la vie à la maison est assez difficile.

    Bien que très différents, les garçons ont tous les 3 des caractères affirmés et assez opposants. Ce sont des enfants me direz-vous, ils testent les limites et cherchent à s’affirmer et c’est normal. Mais ça n’en est pas moins fatiguant.

    Big Brother est maladivement jaloux et a un besoin constant d’être le centre de l’attention. Il en arrive à frapper ses frères en douce, à les accuser de choses qu’ils n’ont pas faites et à se plaindre de leur présence en disant qu’il ne les supporte pas. 

    Évidemment je sais pertinemment que ça n’a pas été facile pour lui de passer de fils unique à aîné d’une fratrie de 3, tout ça à 2 ans à peine. Et le psy nous a également expliqué qu’avec ses angoisses il a un fort besoin de se sentir valorisé et exister par lui-même, seul et sans concurrence. 

    Mais ces comportements restent malgré tout inacceptables, d’autant plus qu’il n’obéit pas, nous répond et s’immisce dans la moindre de nos conversations, que ça soit entre adultes ou lorsque l’on dispute ses frères. Par contre, quand on s’adresse à lui, étrangement, il n’entend plus rien ou difficilement.

    Electroboy quand à lui enchaîne crises sur crises. Il ne supporte ni échec ni frustration (comme son aîné d’ailleurs) mais ne parvient pas à l’exprimer autrement qu’en hurlant, se jetant à terre ou nous criant dessus. Il refuse totalement d’obéir en nous répondant clairement « non » quand il est en crise et ne parvient pas à se calmer. Tout ça au rythme de 3 à 5 fois par jour avec des cris stridents semblables à ceux d’un nourrisson.

    Nous avons également fini par consulter le psy pour lui afin d’éliminer un quelconque trouble. Il nous a alors expliqué que Electroboy souffrait des mêmes angoisses que Big Brother, des angoisses archaïques. A ceci près qu’elles s’expriment différemment car il n'a pas appris à les extérioriser.

    En gros, jusqu’à 1 an le bébé a l’habitude que ses parents répondent rapidement à ses demandes puisqu’elles sont subsidiaires et angoissantes. En grandissant, les parents interviennent un peu moins vite et l’enfant apprend alors que même si il doit attendre, ses besoins seront comblés et qu’il n’a aucune raison d’angoisser. Les angoisses existent toujours mais il a appris à s'en détacher puisqu'il a été rassuré durant sa première année. (Je répète l’explication du psy).

    Electroboy n’a pas su passer ce cap, il a donc conservé toutes ces angoisses en lui et n'a pas appris à les extérioriser. Elles le rongent donc de l'intérieur puisqu'il ne sait pas les faire sortir, les rendre concrètes afin de les visualiser et ainsi pouvoir les éloigner.

    Pour l'aider, le psy s'est posé en tant qu'"angoisse vivante". L'idée étant de permettre à Electroboy de concrétiser ses angoisses en la personne du psy et ainsi de parvenir à s'en détacher. Elles seront toujours là mais plus uniquement à l'intérieur.

    Honnêtement, je ne suis pas convaincue par la méthode, bien que je vois qu'il craint le psy mais j'ai surtout l'impression de l'utiliser comme un croque-mitaine et je n'aime pas trop ça. Du coup, les crises continuent...

    Quand à Caliboy, c'est le moins difficile. Il n'obéit pas beaucoup mais il est plus sensible et a plutôt tendance à se mettre à pleurer quand on élève la voix ou qu'il est trop stressé. Mais il tient tout de même tête à force de voir ses frères en faire autant.

     

    En toute honnêteté, j'ai vraiment la sensation d'échouer dans leur éducation. Je crie, je menace, je perds patience bien trop souvent et je perds pieds. Je me perds et je les perds, je perds notre famille, je ne contrôle plus rien. 

    Alors quand j'entends régulièrement "Et en plus ce sont des garçons !" comme si il n'y avait plus rien à faire pour eux, ou comme si il fallait les "mater", les "dresser" tels des animaux en furie, ça me démoralise encore plus.

    Non pas que je crois que c'est pire car ce sont des garçons, si vous me connaissez un tant soit peu, vous avez bien compris que je trouve ce genre de remarque sexiste totalement stupide. Mais j'ai juste envie de leur prouver à quel point ils ont tort et je n'y arrive pas, pas encore, pas maintenant et j'ai peur de ne jamais y parvenir.

    J'ai peur d'avoir fait des enfants sans être capable de m'en occuper réellement, sans savoir les éduquer, en faire des hommes biens, respectueux et à l'écoute. Peur d'avoir le même profil que ma mère et d'être ce type de maman qui n'aurait jamais du avoir d'enfants. Peur d'être une génitrice et non une mère, ou alors une mère abandonnante et démissionnaire.

    Peur d'être une incapable, incapable de contenir mes pulsions, incapable de faire la différence entre mes enfants et mon enfant intérieur, incapable de guérir ma mémoire traumatique qui me rend si déviante par rapport à ce que je souhaiterais.

    J'aime mes enfants plus que tout au monde, je serais prête à tout pour eux, mais je ne peux que reconnaître que je ne suis pas un modèle moi-même et que j'ai peur de les détruire au lieu de les construire. 

    Et en plus ce sont des garçons

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