• Il y a quelques temps, je vous parlais de la communauté des parents de jumeaux. Une communauté vraiment appréciable mais qui présente également certains bémols que je vais évoquer ici. 

    En effet, ce que je déplore dans cette communauté, et heureusement cela reste assez rare, c'est la concurrence entre "vrais" et "faux" jumeaux. Pas entre les enfants eux-mêmes bien évidemment, mais entre parents. 

    J'ai déjà pu lire des choses telles que "Moi j'ai des vrais jumeaux, pas des faux". Et j'avoue que je trouve cela assez puéril. 

    On ne va pas se mentir il y a bien des jumeaux dizygotes ("faux") et des monozygotes ("vrais") mais quel est l'intérêt d'appuyer sur cette différence ? Et en quoi les jumeaux identiques seraient mieux que les jumeaux qui ne se ressemblent pas ? Vous pensez aux enfants concernés qui entendraient ce genre de propos ? Le choc que ça pourrait être pour eux ? 

    Et même pour les parents. Vous croyez que c'est moins compliqué parce que les enfants sont issus de deux poches différentes et ne se ressemblent pas ? Je vous rappelle que identiques ou non, il s'agit toujours de devoir gérer deux bébés en même temps !

    L'autre mode de concurrence se fait entre conception naturelle et par PMA. Et évidemment les conceptions naturelles sont sensées être "mieux" que les PMA.

    A tel point que des jumeaux dizygotes conçus par PMA ne sont parfois pas considérés comme des jumeaux ! Si, si, je vous assure ! J'ai déjà entendu "Ah oui mais c'est comme si c'était deux bébés en même temps, mais pas des jumeaux." Ok mais c'est quoi des jumeaux si ce ne sont pas "deux bébés en même temps ?!"

    Encore une fois, quel est l'intérêt de ces remarques ? Ne croyez-vous pas que le parcours de ces parents a déjà été assez compliqué et qu'il est inutile d'en rajouter ?

    Et honnêtement, qu'est-ce que ça change ? L'effet de surprise est probablement diminué puisque qu'on s'attend à avoir des jumeaux mais à part ça ? 

    Ah si ! Ce sont des enfants probablement plus désirés puisque leurs parents ont traversé un chemin semé d'embûches pour les avoir.

    Alors, pas de raccourci, je ne sous-entend pas là que les jumeaux conçus de manière naturelle ne sont pas désirés ! Mais juste que pour ceux qui osent prétendre que leurs jumeaux sont "meilleurs" parce qu'ils ont été conçus naturellement, pensez juste un instant à tout le chemin parcouru par les parents obligés de passer par la PMA. Si ça ce n'est pas une merveilleuse preuve d'amour, qu'est-ce d'autre ?

    Cela peut paraître ridicule mais je voulais juste répondre de la même manière...

    Et le dernier point qui me hérisse le poils c'est quand je lis des témoignages de mamans qui osent se plaindre de leur quotidien et qu'on leur répond "Je ne comprend pas pourquoi vous vous plaignez, ça n'est pas si dur que ça."

    Déjà, oser avouer sur internet qu'on ne s'en sort pas, ça n'est pas évident, mais tout ça pour entendre que "ça n'est pas si dur que ça", c'est pire que tout ! C'est déjà difficile pour une maman d'avoir l'impression de ne pas s'en sortir mais si en plus on lui insinue que le problème doit venir d'elle, c'est le pompon !

    Comment peut-on oser juger de la sorte ? Vous êtes chez les gens ? Vous connaissez leurs enfants ? Je ne crois pas.

    Et c'est d'ailleurs aussi valable pour les singletons que les jumeaux. Un enfant n'est pas l'autre et si vous avez la chance d'avoir eu deux bébés qui font leurs nuits, qui pleurent peu et qui sont faciles à gérer, félicitations ! Mais sachez que ça n'est pas le cas pour tout le monde. Donc oui il y a des personnes qui saturent et non ce ne sont pas de mauvais parents pour autant. C'est juste que certains enfants ont plus de besoins que d'autres et ce n'est pas toujours évident à gérer, qu'ils soient seuls ou non.

    Toutes les remarques que je cite ici ont été entendues ou lues sur des forums, je n'invente rien et je n'extrapole pas. 

    Je rappelle que cela reste rare au sein de la communauté des parents de jumeaux mais j'avoue que ça a toujours tendance à m'agacer (Quoi ? Vous aviez remarqué ?!).

    Je vais peut-être passer pour une personne utopiste mais si on pouvait arrêter de se juger les uns les autres, les choses seraient tellement plus simples !

    Ok, c'est humain de juger et on le fait tous consciemment ou pas mais ayons au moins la décence de le garder pour nous. 

    Et puis quel est l'intérêt de comparer nos enfants ? Nous n'avons pas la même manière de les éduquer, ni le même vécu, ni tant d'autres éléments qui entrent en compte dans tout ça.

    Les jumeaux entendent déjà assez de critiques et de comparaisons de la part d'inconnus, donc entre parents de jumeaux continuons à nous serrer les coudes et à nous entraider dans cette incroyable aventure ! 

    Monozygotes ou dizygotes, conception naturelle ou PMA, gros dormeurs ou petits dormeurs, nous avons tous la chance de vivre cette expérience exceptionnelle, alors vivons la ensemble tout simplement. 

    La face cachée des parents de jumeaux

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  • Quand je vois les autres mamans j'ai parfois du mal à me positionner. 

    Il m'arrive souvent de me dire "Ça c'est une maman." comme si moi je n'en étais pas une. 

    J'ai toujours l'impression qu'elles sont plus sérieuses et mieux organisées que moi. Que leur panier de linge ne déborde pas et que leur maison est toujours nickel, qu'elles mijotent de bons petits plats tout en ayant le temps de jouer paisiblement avec leurs enfants.

    Evidemment je sais bien que ce n'est qu'un "fantasme" et que la mère parfaite n'existe pas mais j'ai parfois la sensation d'être restée très (trop ?) jeune dans ma tête et de ne pas être une "vraie" maman.

    J'aime délirer, embêter le monde, manger des sucreries, regarder des dessins animés, jouer aux jeux vidéos, inventer des histoires... Bref, ne pas me prendre au sérieux et je pense que c'est ça qui me fait défaut dans l'image que j'ai d'une maman.

    Pour autant, je sais être sérieuse quand il le faut mais j'ai tendance à vouloir profiter de la vie à fond et à vouloir transmettre ça à mes enfants. 

    J'essaie de leur apprendre les bases : la politesse, le respect, la valeur des choses et l'importance du travail (au sens large du terme). Mais je tiens également à ce qu'ils profitent de leur enfance, la vie deviendra sérieuse bien assez tôt !

    J'entends souvent "Il faut leur apprendre à être des adultes responsables" mais avant ça, il ne vaudrait pas mieux leur apprendre à être des enfants épanouis ?

    Alors non je ne suis pas une maman "carrée" :

    • je n'ai pas une organisation millimétrée (mais je ne suis pas en retard pour autant)
    • je fais autant de blagues pourries que mes enfants,
    • j'aime taquiner les gens que j'apprécie,
    • manger des bonbons avec (et sans !) mes enfants,
    • regarder des dessins animés en chantant les génériques à tue-tête,
    • porter des vêtements avec les mêmes licences que mes fils ou des inscriptions stupides dessus,
    • je suis fan de licornes et de plein d'autres choses "choupinettes"   
    • j'imite parfois mes fils quand ils font des choses que je trouve drôles, non pas pour me moquer mais pour rejoindre leur "délire" 
    • je suis souvent la première à lancer une bataille de coussins
    • je me fais autant plaisir qu'à eux en choisissant les jouets pour leur anniversaire ou Noël (parce que je pense au moment où je vais y jouet avec eux sarcastic)
    • je les laisse souvent manger ce qu'ils veulent pour être sûre qu'ils avalent quelque chose (et encore avec Babyglu ça n'est jamais gagné !)
    • il m'arrive de bouder parce qu'un de mes enfants m'a vexée 
    • j'aime leur cuisiner des gâteaux ou des biscuits en sachant pertinemment qu'ils n'en mangeront pas un quart vu leur appétit, mais j'ai encore du mal à partager le "léchage" de la pâte happy

     

    Bref, je suis très loin de l'image de la maman sérieuse et parfaite (bon celle là elle n'existe pas hein ^^) et plus le temps passe, plus je m'aperçois que j'apprécie cette facette de ma personnalité. 

    Quand on me demande mon âge, j'ai toujours un temps de réflexion non pas parce que je n'accepte pas de vieillir mais au contraire parce que j'ai l'impression d'être restée figée entre 20 et 25 ans, avec néanmoins quelques responsabilités et une paire de kilos  en plus ! Et aussi un million d'heures de sommeil en moins ! sleep

    Mais j'accepte cette situation car c'est vraiment moi (reste à travailler sur la gestion du stress pour être moi-même en toute sérénité) et surtout parce que je vois que mes fils sont épanouis et respirent la joie de vivre. Et je me permets de l'écrire ici car je l'entends régulièrement, donc je ne suis pas juste une maman en manque d'objectivité. wink2

    Pour clore cet article, je n'ai qu'une chose à ajouter, quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, il y aura toujours quelqu'un pour critiquer, pour dire que c'est "trop ceci" ou "pas assez cela". Alors soyez simplement vous-même, c'est la seule chose qui compte.

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  • Marion, 13 ans pour toujours, Nora Fraisse

    Hier soir, j'ai littéralement dévoré le livre Marion, 13 ans pour toujours de Nora Fraisse.

    Une fois ma lecture commencée, je n'ai pas réussi à me détacher du livre.

    Comme sa mère, je voulais comprendre ce qui était arrivé à Marion, comment elle avait pu en arriver là.

    Marion était une jeune fille de 13 ans qui avait, ou peut-être trop, pour réussir et c'est ce qui lui a attiré la jalousie et la méchanceté de ses camarades.

    Mais ce que je trouve le plus effrayant (et le plus effarant !) dans cette histoire, c'est le manque de réactivité du corps enseignant.

    On savait déjà, malheureusement, que les enfants peuvent se montrer extrêmement méchants et cruels les uns envers les autres. Que ce qui est futile à nos yeux est si important pour eux qu'ils ont parfois du mal à reconnaître certaines limites, comme celle qu'il existe entre une simple taquinerie et de la cruauté par exemple.

    Attention, je ne cherche en aucun cas à excuser ou minimiser le comportement des harceleurs ! Mais ce qui m'a le plus choquée c'est l'absence d'humanité de la part du proviseur du collège et du voisinage de Nora.

    Comment peut-on dire à une mère qui a perdu son enfant que "La vie continue" et qu'elle ne doit pas chercher de réponses ?!

    Comment peut-on ne pas, ne serait-ce qu'une seconde, se mettre à la place de cette famille brisée et chercher à la soutenir plutôt que l'enfoncer et la stigmatiser ?!

    Comment le harcèlement peut-il encore être un sujet tabou de nos jours ?!

    Ça ne devrait pas exister mais fermer les yeux ne réglera pas le problème, bien au contraire. Ça conforte juste les victimes dans l'idée qu'elles sont coupables, qu'elles l'ont méritées et que si elles parlent ce sont elles qui seront jugées et bafouées !

    Comment peut-on faire passer la réputation d'un établissement ou un avancement professionnel avant la vie d'un enfant ? Ou même simplement avant son bien-être ?

    Aujourd'hui, je suis révoltée pour Marion et pour toutes les victimes de harcèlement, scolaire ou non, anonymes ou pas.

    Mon cœur de maman pleure pour cette famille déchirée et ces victimes souvent non reconnues.

    Et j'ai peur, car je m'aperçois de plus en plus que l'école nous force parfois à confier nos enfants à des personnes qui ne se préoccupent pas de leur bien-être, qui ne se préoccupent pas d'eux tout simplement. 

    Alors je ne veux pas paraître utopiste ou irréaliste, je sais bien que le corps enseignant ne peut pas tout voir et qu'on ne peut pas tout lui imputer. Mais il y a des signes qui ne trompent pas et Marion en avait montré plus d'un à l'école.

    Mais ni l'infirmière, ni le proviseur, ni le professeur principal n'ont pensés à en parler directement aux parents. Pourquoi ? Nora leur avait pourtant spécifié à plusieurs reprises de la prévenir en cas de changement de comportement de sa fille.

    Aucune alerte ne leur a été directement donnée sur le comportement de Marion. Evidemment, les incidents étaient référencés dans le carnet de liaison de la jeune fille, mais elle était assez intelligente pour avoir trouvé le moyen d'en avoir deux et donc de ne présenter que le plus élogieux à sa famille.

    Marion est morte à cause de la cruauté dont peuvent faire preuve les enfants entre eux, sans prendre conscience du poids des mots et de conséquences de leurs actes.

    Marion est morte à cause du corps enseignant qui a minimisé les événements et n'a pas su voir la détresse d'un enfant.

    Alors face au harcèlement, réagissons !

    Face au harcèlement parlons !

    Victimes ou témoins, chaque parole est importante !  

    Vous êtes ou avez été victime de harcèlement ou vous connaissez quelqu'un dans ce cas ? N'hésitez pas à vous rapprocher de l'association créée par Nora Fraisse Marion, la main tendue


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  • Il y a quelques jours, une collègue et amie a donné naissance à son premier enfant. C'est une personne à qui je tiens énormément et je ressens donc le besoin de la conseiller mais sans la noyer d'informations et sans m'imposer.

    Je me rappelle de la pluie de conseils tous plus inutiles les uns que les autres que j'ai pu recevoir à la naissance de Big Brother. Des conseils souvent d'un autre temps et souvent inadaptés à mon fils et à ce que je voulais lui apporter.

    Je vous passe les "Laisse le pleurer, il fait ses cordes vocales !", "N'accours pas au moindre pleur ou tu vas te faire bouffer", "De mon temps on avait des produits avec du paraben et on est pas morts !".

    J'imagine que vous les avez toutes entendues à peu de chose près.

    Mais parmi cette masse de conseils (peut-on vraiment appeler ça des conseils d'ailleurs ?!) il y en a un qui est sorti du lot et que j'applique encore 4 ans plus tard.

    Un conseil si simple et si évident qu'une seule personne a pensé à me le donner ! 

    "Fais toi confiance et fais confiance à ton bébé, il sait ce dont il a besoin." 

    Et c'est le seul conseil que j'ai envie de donner à toutes les mamans parce que c'est la seule chose qu'on a réellement besoin d'entendre quand on plonge dans la maternité.

    La naissance d'un enfant est un grand chamboulement dans la vie d'une maman (et d'un papa aussi bien sûr). On est vite déboussolée et à la recherche de repères et alors qu'on a besoin de savoir que tout ira bien et qu'on va y arriver, on entend juste des choses qui nous perturbent encore plus et qui résonnent souvent comme si on nous disait "Je suis maman depuis plus longtemps que toi donc j'ai raison pauvre novice !"

    STOP !

    Quand on veut des conseils, on les demande ! En attendant, on s'en passe très bien car une maman sait d'instinct ce qui est bon pour son enfant et ce qu'elle souhaite pour lui. Et personne n'a la science infuse ou l'éducation suprême.

    Alors les mamans, anciennes ou novices, j'ai juste envie de vous dire de vous faire confiance et de faire confiance à vos enfants. Car après tout, toute relation saine et durable repose sur une confiance mutuelle. 

    C'est une question de confiance

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  • La dernière fois que j'ai vu un médecin inquiet c'était pour Babycool qui a fini hospitalisé pour déshydratation suite à une mauvaise gastro.

    Hier j'ai revu ce regard mais cette fois pour Big Brother. Ce regard qui espère que le nouvel antibiotique va fonctionner mais qui craint que cela ne suffise pas. Et cette phrase répétée à plusieurs reprises et qui résonne dans ma tête depuis "Surveillez les bien, surtout le grand et surtout, surtout pas d'école."

    Il n'a pas détaillé ses craintes mais je sais bien qu'une mauvaise bronchite peut tourner en pneumopathie et la toux de Big Brother est vraiment mauvaise.

    Il est sous antibiotiques depuis samedi mais la fièvre est soudainement revenue frôler les 40 degrés la nuit dernière. C'est d'ailleurs ce qui m'a alertée.

    J'en veux à mon médecin d'avoir laissé passer ça, même si le médecin qui a examiné Big Brother depuis a tenté de prendre sa défense. 

    Mais comment défendre un médecin qui ne prescrit aucun traitement à des enfants de 2 ans qui toussent depuis des semaines et refuse d'examiner leur grand frère parce que ça n'était pas prévu ?

    Comment défendre un médecin qui court après l'argent et préfère faire venir les patients plusieurs fois avant de leur donner un traitement afin d'obtenir plusieurs consultations ?!

    Je suis en colère et j'ai peur. Peur que la bronchite de mon fils dégénère, peur de ne pas le voir, de passer à côté de quelque chose.

    Quand je le regarde il est toujours aussi joueur et plein de vie. Il est heureux, il chante, il blague, inconscient de la tournure que pourrait prendre sa maladie. Et tant mieux me direz-vous !

    Mais moi je n'arrive pas encore à éteindre ma peur. La maladie est une des choses que je crains le plus au monde. On ne peut pas toujours l'éviter et on est parfois impuissants face à elle. 

    Je sais que des enfants, et même des adultes, vivent bien pire que ma situation. Je pense notamment à ce petit garçon qui se bat avec acharnement contre un cancer. Et je sais que ma peur est dérisoire et probablement même déplacée par rapport à ce genre de situation mais il fallait que je pose ces mots pour m'apaiser. 

    Crédit photo (oui oui je sais faire preuve d'autodérision ;-))


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