• Je vous ai plusieurs fois présenté ce livre, Aider son enfant à bien vivre l'école dans des posts sur facebook et instagram et il est grand temps que je vous en parle plus en détail !

     

    Aider son enfant à bien vivre l'école

    Dans un premier temps, sachez qu'il ne s'adresse pas qu'aux enfants en difficultés en classe mais à tous les types de maux que nos enfants peuvent rencontrer au sein de l'école : la phobie scolaire, les troubles d'apprentissage, les angoisses diverses (peur de ne pas réussir, de ne pas être à la hauteur)...

    J'y ai donc retrouvé beaucoup de choses concernant Big Brother qui a peur de l'échec au point de se mettre seul des bâtons dans les roues.

    Et grâce à l'auteur, Bruno Humbeeck, qui est pssychopédagogue, j'ai également pu ouvrir les yeux sur mes réactions qui n'étaient pas toujours adaptées, même en pensant bien faire.

    Il délivre d'ailleurs beaucoup d'astuces afin d'aider à rectifier le tir et surtout à réconforter l'enfant et à lui donner confiance en lui, le tout sans accabler le parent pour autant.

    L'auteur fait également le tour des relations parents / enfants (dans le cadre scolaire) mais également enfants / enseignant et parents / enseignants car il faut bien reconnaître que chacun a son propre rôle à remplir et qu'il vaut mieux éviter d'interférer.

    Evidemment, quand les choses ne se passent pas correctement, il est naturel d'intervenir mais toujours en cherchant à comprendre d'où vient le problème. La discussion est toujours à privilégier dans un premier temps.

    Dans ce livre, j'ai particulièrement apprécié les derniers chapitres qui décrivent les attitudes parentales favorables en cas de phobie scolaire (et qui peuvent s'appliquer dans d'autres situations), ainsi que les phrases qui réparent et celles qui "tuent" aussi bien l'enfant que le parent. Aucun parent ne devrait accepter qu'une étiquette soit collée à son enfant telle que "Il n'est bon à rien, il n'y arrivera jamais". Cela vous semble peut-être évident, mais quand ça vient du corps enseignant, certains parents se sentent plus facilement démunis.

     

    En résumé, c'est un livre que je recommande à toute personne dont le ou les enfants rencontrent toutes sortes de difficultés scolaires car il est bourré d'astuces, permet d'ouvrir les yeux sur une situation pas impossible à dénouer et sur nos comportements parfois imparfaits. 


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    Comparer, quel intérêt ?

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    Comme tous les parents j’ai entendu tout un tas de remarques et de comparaisons entre mes enfants et ceux des autres.

    Par exemple, il y a quelques années, j’ai dit à mon père que nous évitions de faire trop de route avec les garçons, entre la pénibilité pour eux (et pour nous donc) et tout l’attirail à transporter. Sa réponse : « Nous on le faisait bien. »

    Bien sûr papa mais entre mon frère et moi il y a 6 ans d’écart et entre lui et notre sœur aînée il y a encore 6 ans. Mes enfants ont respectivement 2 ans et 5 minutes d’écart. Tu la vois la nuance ?

    Un peu plus récemment, ma voisine qui a également 3 enfants dont des jumeaux me dit « Ah mais nous on en a pas bavé autant que vous. »

    Bien sûr chère voisine mais ton aînée a 6 ans de plus que tes jumeaux, le mien n’en a que 2. Là encore la nuance est assez importante pour être signalée.

    Mais la comparaison ne s’arrête pas forcément à des critiques pour se rassurer ou se mettre en avant.

    Non, elle peut aussi servir à enfoncer ses propres enfants. Si si vous avez bien lu.

    Cette même voisine m’a dit un jour « toi ton fils il est intelligent ». Sympa pour le sien...

    Une autre fois, une dame m’a arrêtée dans un magasin pour me dire « 3 garçons ? Quel courage, moi déjà avec un j’en peux plus. Je préfère ma fille. » le tout devant son fils...

    Et puis bien sur nous n’avons pas été épargnés par les comparaisons entre Babycool et Babyglu. Et oui ce sont des jumeaux donc les gens se sentent obligés de chercher les différences. Un peu comme un jeu des 7 erreurs.

    Ils ne se rendent pas compte que si ils étaient simplement frères, ils ne chercheraient pas tant à les comparer. Ils n’insisteraient pas autant. Et pourtant ils sont frères avant tout.

    Tout ça pour en venir à ce point : quel est l’intérêt de ces comparaisons ?

    Je peux comprendre qu’on réponde « Tu sais le mien a marché à 18 mois » à la maman inquiète d’un enfant de 16 mois qui ne marche toujours pas.

    C’est dit pour rassurer, c’est un retour d’expérience. Et c’est plus une information qu’une comparaison.

    Mais comparer purement et simplement c’est vraiment quelque chose qui m’échappe.

    Un enfant est un être unique, même au sein d’une même fratrie.

    Chacun apprend à son rythme, chacun a ses qualités et ses défauts, son propre caractère et fort heureusement !

    Alors qu’est-ce que ça apporte de dire « Ma fille a marché à 9 mois et elle montait les escaliers », « Mon fils parlait parfaitement à 2 ans » ?

    C’est bien, c’est super pour eux, vraiment, mais qu’est-ce que ça change ?

    Quand ils seront adultes on leur demandera à quel âge ils ont parlé ou marché ? Ça leur apportera un plus dans la vie ? Et non...

    Et à contrario ceux qui ont parlé ou marché plus tard, ça ne leur donnera aucun malus non plus.

    Donc c’est sûr on est tous fiers de notre progéniture mais c’est NOTRE progéniture donc c’est normal et ça ne la place pas au dessus des autres.

    La seule chose que ces comparaisons apportent ce sont des doutes pour les parents et de la concurrence entre les enfants. Alors laissons les être des enfants, profiter de leur enfance et développer leurs compétences à leur propre rythme.

    Chacun ses propres choix, ses propres expériences et c'est ainsi que se crée la richesse du monde.

    Chaque enfant est exceptionnel, chaque enfant est unique et c’est tout ce qui importe ! Et chaque parent l'est tout autant d'ailleurs.


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  • Vous l'avez probablement remarqué, quand on parle d'éducation non violente ou de parentalité positive, les termes qui reviennent souvent sont ceux "d'enfants rois" ou de "parents laxistes".

    Il semblerait que pour une grande partie des gens, derrière ces termes, se cache une horrible secte (référence à un commentaire reçu il y a quelques mois sur ma page facebook wink2) de parents laissant leurs enfants faire tout ce dont ils ont envie sans intervenir dans leur éducation "pour leur bien". Promettant ainsi une génération de terribles enfants rois qui domineront le monde d'ici quelques années. Oui, oui, n'ayons pas peur des mots ! C'est exactement ce que ces personnes pensent.

    Le refus de la VEO n'est pas du laxisme

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    Il faut dire qu'elles ont de quoi le penser non ? Nous vivons dans un monde si paisible peuplé de personnes empathiques, sans aucune criminalité et sans aucune menace pesant sur notre pays.

    Attendez... Quoi ? Ce n'est pas tout à fait ça ?! Mais comment est-ce possible ?

    Avec une éducation telle qu'elle est évidente dans les esprits de la plupart des anti-bienveillance, le monde ne tourne pas rond ? Non !! Vraiment ??

    Mais comment est-ce possible ? Comment les coups, les insultes, les punitions à tout va et les "tais toi enfant, moi adulte je suis ton maître et tu te dois d'obéir sans réfléchir" ont pu ne pas nous offrir LE monde parfait.

    Comment la violence éducative ordinaire (VEO pour notre "secte") a-t-elle pu engendrer de la violence ?! C'est illogique ! "Une bonne baffe n'a jamais tué personne" ! Et je ne vous parlerai pas des 2 enfants qui meurent chaque jour en France sous les coups de leurs parents, ça serait trop réducteur.

    C'est vrai, tous les enfants qui reçoivent des coups de temps en temps, ou même plus fréquemment, ne meurent pas et fort heureusement. Mais si eux ne meurent pas, leur estime, leur confiance en eux, leurs espoirs, leur personnalité, leur cadre de référence, tout ceci en prend un coup et tout ceci fait que la violence c'est normal.

    Et pourtant, pour ces mêmes personnes qui prônent la VEO, la violence n'est pas une solution. Contradictoire me direz-vous ? Oui et non, la violence est considérée normale quand ça concerne un enfant mais pas envers un adulte.

    Un enfant donc, un être qui ne peut pas riposter face à un adulte ou pas avec la même force dirons-nous (oui je vous entends venir les "ben moi mon fils me frappe donc si il riposte !") peut tout à fait recevoir une gifle, une fessée, une tape sur la main ou sur la tête. C'est un enfant bon sang, il faut bien qu'il apprenne les choses.

    Et c'est bien connu que pour qu'une chose soit bien ancrée dans le cerveau, il faut pour cela littéralement la marteler, tel un marteau enfonçant un clou dans une planche. C'est sûr que si on dit au clou d'entrer tout seul dans la planche, il ne le fera pas. C'est pareil pour les enfants non ? Ah attendez, on me dit qu'un clou est un objet alors qu'un enfant est un être humain digne de respect ! Sorry !

    Donc pourquoi lever la main dessus pour lui apprendre les bonnes manières ? Ça vous viendrait à l'esprit de frapper votre collègue pour qu'il comprenne ce que vous lui demandez ? Ou votre patron parce qu'il vous a refusé une augmentation ? Ou une vendeuse parce que votre taille de vêtement n'est plus disponible en magasin ?

    Evidemment, je sais bien que ça n'est pas pareil, ça n'est pas comparable et dans un sens c'est tout à fait vrai.

    Car un enfant est un être en plein apprentissage et parmi ces apprentissages il y a celui très important et très compliqué de la gestion des émotions (apprentissage que certains adultes n'ont toujours pas acquis soit dit en passant) et celui du respect.

    Et vous savez quoi ? Le respect ne s'apprend ni par les coups ni par les insultes ? Vous respectez vous quelqu'un qui vous dénigre ou vous parle comme un chien ? Quelqu'un qui vous menace de "vous en coller une" parce que vous lui avez volé sa place de parking ?

    Honnêtement moi non, soit j'ai peur si la personne a l'air vraiment menaçante et capable de passer à l'acte, soit je me dis que c'est quelqu'un de perturbé ou de mal élevé.

    Alors pourquoi un enfant apprendrait-il le respect à base de coups et de critiques ? En quoi cela serait-il différent pour lui ?

    La différence c'est juste qu'il n'aura pas reçu le bon exemple et que cela lui paraîtra normal.

    A la sortie de l'école j'entends souvent des mamans se plaindre de leurs enfants qui sont détestables, vulgaires et violents. Mamans qui se tournent alors vers l'enfant en question pour lui dire "Calme-toi tout de suite ou je te baisse ta culotte devant tout le monde pour te mettre une fessée et tu te taperas bien la honte !" (je n'invente malheureusement pas cette phrase). 

    Et bien évidemment, ces méthodes me choquent car elles ne me correspondent pas et car je ne peux m'empêcher à l'adulte que deviendra cet enfant, ou juste à l'enfant qu'il sera avec les autres.

     

    Et si je dois passer pour une mère laxiste, baba cool, permissive, démissionnaire et j'en passe, soit ! Pensez bien ce que vous voulez !

    Je sais que mes enfants sont polis, que nous n'avons que très rarement besoin de leur demander de dire "bonjour, au revoir, merci, svp, pardon".

    Je sais qu'ils savent que les coups c'est moche et que ça n'apporte rien, ce qui bien entendu ne les empêche pas d'en faire l'expérience, mais ils sont rappelés à l'ordre car oui je ne me contenter pas de leur dire "Ouh c'est pas bien, il ne faudra plus le refaire" mais je leur explique pourquoi ça ne résout rien et pourquoi personne, ni adulte, ni enfant, ne devrait avoir le droit de lever la main sur quelqu'un d'autre. 

    Je sais qu'ils sont capables de s'excuser de leurs comportements, que ça soit à l'instant T ou plus tard.

    Je sais qu'ils savent qu'ils peuvent exprimer leurs émotions avec nous car nous ne les renions pas et que ça leur donne une très forte empathie pour à leur tour reconnaître et accepter les émotions des autres. Et ça leur évitera d'être des adultes frustrés par tout un tas d'émotions refoulées qui ne demandent qu'à sortir.

    Car une émotion refoulée ne disparaît pas, elle s'accroche à l'intérieur et ne demande qu'à ressortir, plus violente à chaque fois. Comment puis-je en être si sûre ? Parce que je subis moi-même toutes les émotions qu'on m'a fait refouler enfant et que j'ai ensuite refoulées moi-même par habitude. Des émotions qui sont tellement ancrées que j'ai un mal fou à m'en séparer. Des émotions si fortes, si vives et si douloureuses (autant pour moi que pour les autres d'ailleurs) que je ne souhaite pas que mes enfants vivent la même chose.

    Donc oui mes enfants font des crises dans les magasins, dans les manèges ou à la sortie de l'école, ce sont des êtres humains et la parentalité positive n'évite en rien tous ces débordements émotionnels qu'ils peuvent rencontrer. Elle leur permet juste de s'exprimer et si vous ne supportez pas de voir un enfant faire une crise, c'est probablement que la colère est un sujet tabou pour vous.

    Combien de fois voit-on un adulte ruminer sa colère, en reparler régulièrement pendant des mois voire des années ? Moi la première d'ailleurs ! Mais quelle en est la raison ? Peut-être tout simplement parce qu'on a a toujours dit que c'était mal d'être en colère. Et pourtant c'est une émotion vitale et nécessaire qu'il convient de laisser s'exprimer afin de repartir sur de bonnes bases.

    Je parle surtout de la colère car c'est un sentiment qui dérange et qui est souvent pointé du doigt quand on critique l'éducation bienveillante. Car ce n'est pas toléré d'exprimer des émotions négatives, c'est très mal vu et, du coup, ça permet de faire des raccourcis tels que :

    parentalité positive = crises (colère) = enfants rois 

    Et pourtant, le seul terme qui pourrait résumer la bienveillance éducative aussi succinctement, c'est "accompagnement" car accompagner un enfant ça signifie tellement de choses !

    Le refus de la VEO n'est pas du laxisme

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    Cela implique de l'accompagner physiquement bien sûr mais surtout émotionnellement, l'accompagner dans la recherche de sa propre identité et non pas lui imposer celle que l'on souhaite qu'il ait, c'est l'accompagner dans la reconnaissance, l'acceptation et le respect de ses émotions et ce afin qu'il se développe de la manière la plus saine possible et sans obéir de manière bête et disciplinée car il a peur.

    Je ne souhaite pas que mes enfants me craignent, je souhaite juste qu'ils s'épanouissent et j'ai beau leur accorder beaucoup de libertés que je juge bonnes, voire nécessaires, à leur apprentissage, cela ne m'empêche en rien d'être ferme et de me faire respecter par eux, bien au contraire.


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  • La bienveillance, cette douce hypocrite

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    La bienveillance c'est LE mot à la mode, on l'entend de plus en plus, je l'utilise d'ailleurs moi-même très souvent sur mon blog ou ma page.

    J'aime ce mot et ce qu'il représente. C'est doux, c'est rassurant comme un cocon sécurisant, c'est bienveillant quoi !

    Le Larousse la définit ainsi :

    "Disposition d'esprit inclinant à la compréhension, à l'indulgence envers autrui".

    Ce qui est assez drôle (en réalité ça me fait rire jaune soyons francs !), c'est que les personnes qui prônent le plus la bienveillance l'oublient rapidement quand on est en désaccord avec eux.

    Être indulgent avec autrui, c'est bien respecter ses choix et ses décisions non ?

    On a le droit d'être en désaccord mais, pourquoi ne pas l'être en toute bienveillance alors ? C'est bien là qu'elle est le plus utile non ?

     

    "Je ne suis pas d'accord avec toi, je t'exprime mon avis, mais je respecte ton choix."

     

    Alors pourquoi quand on parle de biberon et d'allaitement certains clans un peu trop PRO critiquent l'autre ?

    "Le lait artificiel c'est mal, l'allaitement il n'y a que ça de vrai !"

    "L'allaitement c'est égoïste, le biberon c'est mieux, tout le monde peut le donner !"

     

    Et je m'aperçois que le débat est le même quand on parle scolarité. 

    À ceci près qu'il y a 3 clans cette fois :

    • les PRO école publique
    • les PRO école privée
    • les PRO IEF (Instruction En Famille)

     

    Et encore une fois, les jugements francs ou sous-entendus vont bon train !

    "Le public c'est mal, le privé est bien au dessus"

    "Le privé ne sert à rien, l'enseignement est le même partout."

    "Le système scolaire est mauvais, il n'y a que l'IEF qui soit adaptée aux enfants."

     

    Et des exemples comme ça il y en a plein : les PRO vegan qui agressent ceux qui osent avoir un autre régime, les PRO laits végétaux qui crient au scandale quand on leur parle de lait de vache, les ANTI vaccins qui condamnent les parents qui osent vacciner leurs enfants, et je pourrai encore poursuivre longtemps comme ça.

     

    Mais j'ai envie de dire, et si chacun avait raison ? Et si chacun faisait en fonction de ce qui lui convient ? En fonction de ce qui convient à son enfant, à son mode de vie, à ses convictions ?

    Je respecte chaque point de vue et j'essaie toujours de ne pas imposer le mien, pour la bonne est simple raison que c'est le MIEN justement !

    MON point de vue avec mon vécu, mes expériences, mes connaissances, mes angoisses, et il peut ne pas correspondre aux autres, ou devrais-je même dire qu'il NE PEUT PAS correspondre aux autres.

    Et j'ai parfois l'impression que sous prétexte qu'ils prônent la bienveillance, certains pensent être au dessus des autres et se permettent donc d'oublier que l'autre n'est pas eux ET qu'il a sa propre opinion ET qu'elle n'est pas mauvaise pour autant !

    La bienveillance se pratique à chaque instant et le respect en est la base.

    La CNV (Communication Non Violente) est probablement l'outil idéal pour conserver sa bienveillance en toute circonstance mais surtout quand on est en désaccord. Ça permet de ne pas froisser l'autre, de ne pas le faire se sentir jugé ou déprécié. 

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    De même que les 5 accords Toltèques :

     

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    Attention, je ne mets pas tout le monde dans le même panier et c'est d'ailleurs bien là le but de cet article, RESPECTER les opinions de chacun, c'est quelque chose qui me semble fondamental pour vivre en harmonie.

    Certains appelleront ça "prendre des pincettes" mais j'appelle ça tout simplement la base de tout rapport respectueux.


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  • Comme la plupart des enfants de ma génération j'ai été élevée aux contes de fée classiques, ceux de Perrault, des frères Grimm et Andersen entre autres.

    J'ai adoré ces histoires étant enfant comme j'ai adoré les étudier sous un autre angle en cours lors de mes études d'arts du spectacle. 

    Vous savez cet angle d'approche dont on entend souvent parler aujourd'hui, les vrais contes aux fins plutôt dramatiques et leur véritable sens. 

     

    Le père de Belle qui offre sa fille à une bête féroce après lui avoir arraché sa "fleur".

     

    La Belle au Bois dormant qui est violée par le prince pendant son sommeil.

     

    C'est tout de suite moins féerique n'est-ce-pas ?

    Heureusement, les versions qui ont bercé notre enfance étaient bien plus édulcorées.

    C'est pourquoi, en dépit de mes cours, j'ai tout naturellement voulu lire ces contes à mes enfants.

    Ce sont des classiques après tout et il me paraissait inconcevable qu'ils ne les connaissent pas. Jusqu'au jour où j'ai commencé à leur lire ces histoires au moment du coucher. 

     

    Le méchant loup du Chaperon Rouge qui est éventré, rempli de pierres et noyé.

     

    L'esclave d'Ali Baba qui ébouillante les voleurs avec de l'huile et poignarde leur chef.

     

    La méchante reine qui demande le coeur de Blanche-Neige.

     

    Les parents du Petit Poucet qui l'abandonnent à plusieurs reprises dans la forêt.

     

    D'accord ces histoires se terminent bien dans ces livres mais est-ce vraiment l'idéal avant de s'endormir ?

    Et est-ce vraiment sain quand on a des enfants hypersensibles et hyper-émotifs comme les miens ? 

    Big Brother est obsédé par la violence et la mort et ses frères et lui ont une forte angoisse de l'abandon. Je ne pense donc pas que ces lectures leur soient adaptées.

    Attention, je ne dis pas qu'il faut bannir les contes, je parle juste de ma propre expérience avec mes propres enfants.

    Connaissant leurs caractères, j'ai préféré supprimer les contes classiques de nos lectures pour privilégier des lectures plus riches et plus adaptées.

    Des lectures qui les aident à comprendre leurs émotions, qui les rassurent sur l'amour inaltérable de leurs parents et sur eux également.

    Je sais qu'ils ont un besoin énorme d'être rassurés et d'apprivoiser leurs émotions, de les comprendre afin de savoir composer avec et je ne pense pas que les contes apportent ce que je cherche à leur transmettre.

    Je sais bien qu'ils les étudieront à l'école et qu'ils en liront surement quand ils en choisiront à la bibliothèque mais à ce jour, je privilégie leur bien-être et, à mon sens, ça passe par d'autres types de lectures.

    Je crains que les contes ne favorisent certaines angoisses alors que les livres que je leur choisis vont plutôt dans le sens inverse (apaiser la colère, comprendre la peur du noir, déchiffrer les différentes émotions qui les assaillent...).

    Attention (bis), je n'empêche pas pour autant mes fils de regarder les grands classiques Disney qui reprennent les histoires de ces contes, je cherche juste à en limiter l'impact et à leur donner des lectures d'une autre dimension.

    Pourquoi j'ai supprimé les contes de nos lectures ?

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