• Quand les gens apprennent que Big Brother est diagnostiqué HP, les réactions sont multiples. Parmi elles, il y a le parent jaloux ou concurrentiel qui affirme que son enfant l’est également (et c’est parfois le cas je ne dis pas le contraire) ou celui qui s’extasie en disant qu’il est, et que nous sommes, chanceux car il aura un parcours scolaire sans failles et fera ce qu’il veut. Alors oui certains HP sont comme ça mais pas tous, et pas le notre.

    Déjà j’insiste sur le fait que c’est un psychologue qui a posé ce diagnostique et qu’en aucun cas nous ne l’avons consulté dans ce sens. La première fois que nous l’avions vu c’était pour un problème tout autre quand Big Brother avait 2 ans et demi, un problème de lâcher-prise pour aller aux WC. Qui aurait pu penser que cette première consultation nous pousserait à tant d’autres ? 

    J’insiste également sur le fait que jamais je ne mets en avant cette particularité, sauf ici où je me permets de l’évoquer plus facilement et sans prétention aucune, bien au contraire. J’en parle aux gens quand on me pose des questions sur Big Brother et que celle-ci nécessite d’être abordée.

    Ce que la plupart des gens ne savent pas c’est que le HP n’est pas toujours un cadeau, c’est d’ailleurs la première chose que nous avait annoncé le psy en même temps que son diagnostique et je n’aurais jamais pu deviner à quel point il avait raison !

    Les gens pensent réussite scolaire, facilités d’apprentissage et parcours sans faille et ça peut l’être bien sûr mais il y a aussi énormément d’autres facettes et un risque important d’échec scolaire.

    Et oui, avoir des facilités d’apprentissage ne signifie pas qu’on ait envie d’apprendre ce qui nous est imposé ! Et c’est là que le bât blesse...

    Big Brother comprend énormément de choses, même trop pour son âge. Le psy utilise régulièrement l’image d’un moteur de Ferrari dans une cacahuète. Une grande puissance refrénée par un format trop petit.

    En gros une intelligence très développée mais pas toutes les clés pour l’utiliser. Car il faut savoir que l’évolution émotionnelle et l’expérience de vie sont toutes aussi importantes dans l’acquisition des compétences intellectuelles et sociales.

    Ce qui peut générer énormément de frustrations. Et oui, le Big Brother a grandit avec l’habitude de ne pas fournir d’efforts et quand il doit en fournir un légèrement plus important c’est pour lui un échec ! Si il n’y arrive pas instantanément c’est parce qu’il est un incapable et qu’il ne saura jamais le faire. Ce n’est bien entendu pas du tout la réalité mais c’est ce qu’il pense dur comme fer. Et dure comme fer est également sa détermination à ne pas essayer puisqu’il n’y arrivera jamais !

    Alors imaginez le nombre de ruses dont il faut user pour réussir à le faire travailler dans ces cas là ! Et user est le mot idéal parce que je peux vous assurer qu’on en arrive à ne plus savoir quoi faire pour l’aider. 

    D’autant plus que sa frustration le rend agressif verbalement, autant envers lui qu’envers les autres (surtout ses parents) et c’est épuisant d’en prendre plein la tête parce qu’il n’y arrive pas. Alors qu’en réalité c’est juste qu’il n’essaye pas pour ne pas se risquer de se confronter à un échec. 

    Et tous les encouragements possibles ne changent rien car il les démonte aussitôt, persuadé qu’il est de ne jamais réussir. Il se veut infaillible et le moindre effort est une faille pour lui.

    Alors parfois il ne veut pas travailler et le montre à force de cris, de larmes et de portes qui claquent ou parfois en répondant la première chose qui lui passe par la tête pour pouvoir répondre « Tu vois ! Je sais pas faire ça je suis trop débile ! » quand on lui dit qu’il s’est trompé (même en y mettant les formes).

    Big Brother a toujours eu un fort besoin de réassurance, de réconfort et d’encouragements, ce que nous avons fait pendant de nombreuses années et que nous faisons encore bien sûr. Mais parfois c’est tellement épuisant de lui répéter toujours les mêmes choses sans résultat, qu’on finit par perdre patience et dire le contraire de ce qu’on pense.

    Alors oui j’avoue, de colère et de frustration (je ne suis pas parfaite non plus !) je lui ai déjà dit qu’il avait raison et qu’il n’y arriverait jamais car je n’en pouvais plus de me battre avec lui pour un malheureux exercice !

    « Un malheureux exercice » pour moi, un risque trop important d’échec pour lui. Difficile d’être sur la même longueur d’onde quand on sait qu’il sait le faire mais qu’il ne veut « simplement » pas s’y risquer.

    Les encouragements ne fonctionnent pas, le soutien non plus et les menaces encore moins. Et oui, la patience et la gestion de la frustration face à lui ne font pas partie de mes qualités.

    Il a le don de me faire exploser, de me mettre dans le même état que lui, celui dans lequel je lui reproche d’être... 

    Si il n’arrive pas à faire un exercice et que je ne lui donne pas la réponse, son échec est de ma faute. Car oui, selon lui, je le fais exprès pour le torturer, si si. Tout comme sa maîtresse qui est si nulle quand elle lui donne des devoirs qui ne lui conviennent pas. Les maths c’est ok, il adore. Mais le français n’y pensons même pas ! C’est une conspiration pour le rendre fou ! Et j’exagère à peine malheureusement.

    D’ailleurs sa maîtresse est « tellement nulle » qu’en cette période de confinement, elle a pensé à lui trouver des exercices à faire en ligne tout en le dispensant de faire les cours classiques. Mais non en réalité elle a prévu ça parce que c’est beaucoup plus dur que ce qu’il fait habituellement !! Quel sadisme...

    J’ai souvent l’impression qu’il refuse toute l’aide que chacun veut lui apporter car il a décrété que non il n’apprendrait pas ces choses là.

    Et je peux vous garantir que c’est psychologiquement éreintant. D’autant plus en cette période si particulière. Alors clairement pour les cours et les exercices actuellement, on fait ce qu’on peut. D’autant plus qu’il n’est pas seul et que je sature de devoir tout le temps prendre des pincettes avec lui, d’ailleurs en ce moment je n’arrive plus à en prendre.

    Big Brother est probablement trop « perturbant » pour moi. Il peut être aussi détestable qu’adorable et je ne sais jamais sur quel pied danser avec lui. A tel point que je sens que je suis sur la défensive.

    Il peut tout aussi bien nous hurler dessus tel un ado en crise que nous sauter dessus pour faire un câlin et j’en suis au point où je trouve les deux options agressives.

    Ce que j’avais envie de décrire ici c’est que le HP est souvent loin d’être une bénédiction car ce n’est pas juste un enfant « précoce » qui a des facilités d’apprentissage ou de l’avance sur son âge. D’ailleurs, de nos jours le terme « précoce » est souvent utilisé à tort et à travers. C’est bien plus complexe que ça et personnellement je me serais bien passée de découvrir ce monde.

     

    De l'autre côté du haut potentiel


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  • Je vous ai plusieurs fois présenté ce livre, Aider son enfant à bien vivre l'école dans des posts sur facebook et instagram et il est grand temps que je vous en parle plus en détail !

     

    Aider son enfant à bien vivre l'école

    Dans un premier temps, sachez qu'il ne s'adresse pas qu'aux enfants en difficultés en classe mais à tous les types de maux que nos enfants peuvent rencontrer au sein de l'école : la phobie scolaire, les troubles d'apprentissage, les angoisses diverses (peur de ne pas réussir, de ne pas être à la hauteur)...

    J'y ai donc retrouvé beaucoup de choses concernant Big Brother qui a peur de l'échec au point de se mettre seul des bâtons dans les roues.

    Et grâce à l'auteur, Bruno Humbeeck, qui est pssychopédagogue, j'ai également pu ouvrir les yeux sur mes réactions qui n'étaient pas toujours adaptées, même en pensant bien faire.

    Il délivre d'ailleurs beaucoup d'astuces afin d'aider à rectifier le tir et surtout à réconforter l'enfant et à lui donner confiance en lui, le tout sans accabler le parent pour autant.

    L'auteur fait également le tour des relations parents / enfants (dans le cadre scolaire) mais également enfants / enseignant et parents / enseignants car il faut bien reconnaître que chacun a son propre rôle à remplir et qu'il vaut mieux éviter d'interférer.

    Evidemment, quand les choses ne se passent pas correctement, il est naturel d'intervenir mais toujours en cherchant à comprendre d'où vient le problème. La discussion est toujours à privilégier dans un premier temps.

    Dans ce livre, j'ai particulièrement apprécié les derniers chapitres qui décrivent les attitudes parentales favorables en cas de phobie scolaire (et qui peuvent s'appliquer dans d'autres situations), ainsi que les phrases qui réparent et celles qui "tuent" aussi bien l'enfant que le parent. Aucun parent ne devrait accepter qu'une étiquette soit collée à son enfant telle que "Il n'est bon à rien, il n'y arrivera jamais". Cela vous semble peut-être évident, mais quand ça vient du corps enseignant, certains parents se sentent plus facilement démunis.

     

    En résumé, c'est un livre que je recommande à toute personne dont le ou les enfants rencontrent toutes sortes de difficultés scolaires car il est bourré d'astuces, permet d'ouvrir les yeux sur une situation pas impossible à dénouer et sur nos comportements parfois imparfaits. 


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    Comparer, quel intérêt ?

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    Comme tous les parents j’ai entendu tout un tas de remarques et de comparaisons entre mes enfants et ceux des autres.

    Par exemple, il y a quelques années, j’ai dit à mon père que nous évitions de faire trop de route avec les garçons, entre la pénibilité pour eux (et pour nous donc) et tout l’attirail à transporter. Sa réponse : « Nous on le faisait bien. »

    Bien sûr papa mais entre mon frère et moi il y a 6 ans d’écart et entre lui et notre sœur aînée il y a encore 6 ans. Mes enfants ont respectivement 2 ans et 5 minutes d’écart. Tu la vois la nuance ?

    Un peu plus récemment, ma voisine qui a également 3 enfants dont des jumeaux me dit « Ah mais nous on en a pas bavé autant que vous. »

    Bien sûr chère voisine mais ton aînée a 6 ans de plus que tes jumeaux, le mien n’en a que 2. Là encore la nuance est assez importante pour être signalée.

    Mais la comparaison ne s’arrête pas forcément à des critiques pour se rassurer ou se mettre en avant.

    Non, elle peut aussi servir à enfoncer ses propres enfants. Si si vous avez bien lu.

    Cette même voisine m’a dit un jour « toi ton fils il est intelligent ». Sympa pour le sien...

    Une autre fois, une dame m’a arrêtée dans un magasin pour me dire « 3 garçons ? Quel courage, moi déjà avec un j’en peux plus. Je préfère ma fille. » le tout devant son fils...

    Et puis bien sur nous n’avons pas été épargnés par les comparaisons entre Babycool et Babyglu. Et oui ce sont des jumeaux donc les gens se sentent obligés de chercher les différences. Un peu comme un jeu des 7 erreurs.

    Ils ne se rendent pas compte que si ils étaient simplement frères, ils ne chercheraient pas tant à les comparer. Ils n’insisteraient pas autant. Et pourtant ils sont frères avant tout.

    Tout ça pour en venir à ce point : quel est l’intérêt de ces comparaisons ?

    Je peux comprendre qu’on réponde « Tu sais le mien a marché à 18 mois » à la maman inquiète d’un enfant de 16 mois qui ne marche toujours pas.

    C’est dit pour rassurer, c’est un retour d’expérience. Et c’est plus une information qu’une comparaison.

    Mais comparer purement et simplement c’est vraiment quelque chose qui m’échappe.

    Un enfant est un être unique, même au sein d’une même fratrie.

    Chacun apprend à son rythme, chacun a ses qualités et ses défauts, son propre caractère et fort heureusement !

    Alors qu’est-ce que ça apporte de dire « Ma fille a marché à 9 mois et elle montait les escaliers », « Mon fils parlait parfaitement à 2 ans » ?

    C’est bien, c’est super pour eux, vraiment, mais qu’est-ce que ça change ?

    Quand ils seront adultes on leur demandera à quel âge ils ont parlé ou marché ? Ça leur apportera un plus dans la vie ? Et non...

    Et à contrario ceux qui ont parlé ou marché plus tard, ça ne leur donnera aucun malus non plus.

    Donc c’est sûr on est tous fiers de notre progéniture mais c’est NOTRE progéniture donc c’est normal et ça ne la place pas au dessus des autres.

    La seule chose que ces comparaisons apportent ce sont des doutes pour les parents et de la concurrence entre les enfants. Alors laissons les être des enfants, profiter de leur enfance et développer leurs compétences à leur propre rythme.

    Chacun ses propres choix, ses propres expériences et c'est ainsi que se crée la richesse du monde.

    Chaque enfant est exceptionnel, chaque enfant est unique et c’est tout ce qui importe ! Et chaque parent l'est tout autant d'ailleurs.


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  • Vous l'avez probablement remarqué, quand on parle d'éducation non violente ou de parentalité positive, les termes qui reviennent souvent sont ceux "d'enfants rois" ou de "parents laxistes".

    Il semblerait que pour une grande partie des gens, derrière ces termes, se cache une horrible secte (référence à un commentaire reçu il y a quelques mois sur ma page facebook wink2) de parents laissant leurs enfants faire tout ce dont ils ont envie sans intervenir dans leur éducation "pour leur bien". Promettant ainsi une génération de terribles enfants rois qui domineront le monde d'ici quelques années. Oui, oui, n'ayons pas peur des mots ! C'est exactement ce que ces personnes pensent.

    Le refus de la VEO n'est pas du laxisme

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    Il faut dire qu'elles ont de quoi le penser non ? Nous vivons dans un monde si paisible peuplé de personnes empathiques, sans aucune criminalité et sans aucune menace pesant sur notre pays.

    Attendez... Quoi ? Ce n'est pas tout à fait ça ?! Mais comment est-ce possible ?

    Avec une éducation telle qu'elle est évidente dans les esprits de la plupart des anti-bienveillance, le monde ne tourne pas rond ? Non !! Vraiment ??

    Mais comment est-ce possible ? Comment les coups, les insultes, les punitions à tout va et les "tais toi enfant, moi adulte je suis ton maître et tu te dois d'obéir sans réfléchir" ont pu ne pas nous offrir LE monde parfait.

    Comment la violence éducative ordinaire (VEO pour notre "secte") a-t-elle pu engendrer de la violence ?! C'est illogique ! "Une bonne baffe n'a jamais tué personne" ! Et je ne vous parlerai pas des 2 enfants qui meurent chaque jour en France sous les coups de leurs parents, ça serait trop réducteur.

    C'est vrai, tous les enfants qui reçoivent des coups de temps en temps, ou même plus fréquemment, ne meurent pas et fort heureusement. Mais si eux ne meurent pas, leur estime, leur confiance en eux, leurs espoirs, leur personnalité, leur cadre de référence, tout ceci en prend un coup et tout ceci fait que la violence c'est normal.

    Et pourtant, pour ces mêmes personnes qui prônent la VEO, la violence n'est pas une solution. Contradictoire me direz-vous ? Oui et non, la violence est considérée normale quand ça concerne un enfant mais pas envers un adulte.

    Un enfant donc, un être qui ne peut pas riposter face à un adulte ou pas avec la même force dirons-nous (oui je vous entends venir les "ben moi mon fils me frappe donc si il riposte !") peut tout à fait recevoir une gifle, une fessée, une tape sur la main ou sur la tête. C'est un enfant bon sang, il faut bien qu'il apprenne les choses.

    Et c'est bien connu que pour qu'une chose soit bien ancrée dans le cerveau, il faut pour cela littéralement la marteler, tel un marteau enfonçant un clou dans une planche. C'est sûr que si on dit au clou d'entrer tout seul dans la planche, il ne le fera pas. C'est pareil pour les enfants non ? Ah attendez, on me dit qu'un clou est un objet alors qu'un enfant est un être humain digne de respect ! Sorry !

    Donc pourquoi lever la main dessus pour lui apprendre les bonnes manières ? Ça vous viendrait à l'esprit de frapper votre collègue pour qu'il comprenne ce que vous lui demandez ? Ou votre patron parce qu'il vous a refusé une augmentation ? Ou une vendeuse parce que votre taille de vêtement n'est plus disponible en magasin ?

    Evidemment, je sais bien que ça n'est pas pareil, ça n'est pas comparable et dans un sens c'est tout à fait vrai.

    Car un enfant est un être en plein apprentissage et parmi ces apprentissages il y a celui très important et très compliqué de la gestion des émotions (apprentissage que certains adultes n'ont toujours pas acquis soit dit en passant) et celui du respect.

    Et vous savez quoi ? Le respect ne s'apprend ni par les coups ni par les insultes ? Vous respectez vous quelqu'un qui vous dénigre ou vous parle comme un chien ? Quelqu'un qui vous menace de "vous en coller une" parce que vous lui avez volé sa place de parking ?

    Honnêtement moi non, soit j'ai peur si la personne a l'air vraiment menaçante et capable de passer à l'acte, soit je me dis que c'est quelqu'un de perturbé ou de mal élevé.

    Alors pourquoi un enfant apprendrait-il le respect à base de coups et de critiques ? En quoi cela serait-il différent pour lui ?

    La différence c'est juste qu'il n'aura pas reçu le bon exemple et que cela lui paraîtra normal.

    A la sortie de l'école j'entends souvent des mamans se plaindre de leurs enfants qui sont détestables, vulgaires et violents. Mamans qui se tournent alors vers l'enfant en question pour lui dire "Calme-toi tout de suite ou je te baisse ta culotte devant tout le monde pour te mettre une fessée et tu te taperas bien la honte !" (je n'invente malheureusement pas cette phrase). 

    Et bien évidemment, ces méthodes me choquent car elles ne me correspondent pas et car je ne peux m'empêcher à l'adulte que deviendra cet enfant, ou juste à l'enfant qu'il sera avec les autres.

     

    Et si je dois passer pour une mère laxiste, baba cool, permissive, démissionnaire et j'en passe, soit ! Pensez bien ce que vous voulez !

    Je sais que mes enfants sont polis, que nous n'avons que très rarement besoin de leur demander de dire "bonjour, au revoir, merci, svp, pardon".

    Je sais qu'ils savent que les coups c'est moche et que ça n'apporte rien, ce qui bien entendu ne les empêche pas d'en faire l'expérience, mais ils sont rappelés à l'ordre car oui je ne me contenter pas de leur dire "Ouh c'est pas bien, il ne faudra plus le refaire" mais je leur explique pourquoi ça ne résout rien et pourquoi personne, ni adulte, ni enfant, ne devrait avoir le droit de lever la main sur quelqu'un d'autre. 

    Je sais qu'ils sont capables de s'excuser de leurs comportements, que ça soit à l'instant T ou plus tard.

    Je sais qu'ils savent qu'ils peuvent exprimer leurs émotions avec nous car nous ne les renions pas et que ça leur donne une très forte empathie pour à leur tour reconnaître et accepter les émotions des autres. Et ça leur évitera d'être des adultes frustrés par tout un tas d'émotions refoulées qui ne demandent qu'à sortir.

    Car une émotion refoulée ne disparaît pas, elle s'accroche à l'intérieur et ne demande qu'à ressortir, plus violente à chaque fois. Comment puis-je en être si sûre ? Parce que je subis moi-même toutes les émotions qu'on m'a fait refouler enfant et que j'ai ensuite refoulées moi-même par habitude. Des émotions qui sont tellement ancrées que j'ai un mal fou à m'en séparer. Des émotions si fortes, si vives et si douloureuses (autant pour moi que pour les autres d'ailleurs) que je ne souhaite pas que mes enfants vivent la même chose.

    Donc oui mes enfants font des crises dans les magasins, dans les manèges ou à la sortie de l'école, ce sont des êtres humains et la parentalité positive n'évite en rien tous ces débordements émotionnels qu'ils peuvent rencontrer. Elle leur permet juste de s'exprimer et si vous ne supportez pas de voir un enfant faire une crise, c'est probablement que la colère est un sujet tabou pour vous.

    Combien de fois voit-on un adulte ruminer sa colère, en reparler régulièrement pendant des mois voire des années ? Moi la première d'ailleurs ! Mais quelle en est la raison ? Peut-être tout simplement parce qu'on a a toujours dit que c'était mal d'être en colère. Et pourtant c'est une émotion vitale et nécessaire qu'il convient de laisser s'exprimer afin de repartir sur de bonnes bases.

    Je parle surtout de la colère car c'est un sentiment qui dérange et qui est souvent pointé du doigt quand on critique l'éducation bienveillante. Car ce n'est pas toléré d'exprimer des émotions négatives, c'est très mal vu et, du coup, ça permet de faire des raccourcis tels que :

    parentalité positive = crises (colère) = enfants rois 

    Et pourtant, le seul terme qui pourrait résumer la bienveillance éducative aussi succinctement, c'est "accompagnement" car accompagner un enfant ça signifie tellement de choses !

    Le refus de la VEO n'est pas du laxisme

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    Cela implique de l'accompagner physiquement bien sûr mais surtout émotionnellement, l'accompagner dans la recherche de sa propre identité et non pas lui imposer celle que l'on souhaite qu'il ait, c'est l'accompagner dans la reconnaissance, l'acceptation et le respect de ses émotions et ce afin qu'il se développe de la manière la plus saine possible et sans obéir de manière bête et disciplinée car il a peur.

    Je ne souhaite pas que mes enfants me craignent, je souhaite juste qu'ils s'épanouissent et j'ai beau leur accorder beaucoup de libertés que je juge bonnes, voire nécessaires, à leur apprentissage, cela ne m'empêche en rien d'être ferme et de me faire respecter par eux, bien au contraire.


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  • La bienveillance, cette douce hypocrite

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    La bienveillance c'est LE mot à la mode, on l'entend de plus en plus, je l'utilise d'ailleurs moi-même très souvent sur mon blog ou ma page.

    J'aime ce mot et ce qu'il représente. C'est doux, c'est rassurant comme un cocon sécurisant, c'est bienveillant quoi !

    Le Larousse la définit ainsi :

    "Disposition d'esprit inclinant à la compréhension, à l'indulgence envers autrui".

    Ce qui est assez drôle (en réalité ça me fait rire jaune soyons francs !), c'est que les personnes qui prônent le plus la bienveillance l'oublient rapidement quand on est en désaccord avec eux.

    Être indulgent avec autrui, c'est bien respecter ses choix et ses décisions non ?

    On a le droit d'être en désaccord mais, pourquoi ne pas l'être en toute bienveillance alors ? C'est bien là qu'elle est le plus utile non ?

     

    "Je ne suis pas d'accord avec toi, je t'exprime mon avis, mais je respecte ton choix."

     

    Alors pourquoi quand on parle de biberon et d'allaitement certains clans un peu trop PRO critiquent l'autre ?

    "Le lait artificiel c'est mal, l'allaitement il n'y a que ça de vrai !"

    "L'allaitement c'est égoïste, le biberon c'est mieux, tout le monde peut le donner !"

     

    Et je m'aperçois que le débat est le même quand on parle scolarité. 

    À ceci près qu'il y a 3 clans cette fois :

    • les PRO école publique
    • les PRO école privée
    • les PRO IEF (Instruction En Famille)

     

    Et encore une fois, les jugements francs ou sous-entendus vont bon train !

    "Le public c'est mal, le privé est bien au dessus"

    "Le privé ne sert à rien, l'enseignement est le même partout."

    "Le système scolaire est mauvais, il n'y a que l'IEF qui soit adaptée aux enfants."

     

    Et des exemples comme ça il y en a plein : les PRO vegan qui agressent ceux qui osent avoir un autre régime, les PRO laits végétaux qui crient au scandale quand on leur parle de lait de vache, les ANTI vaccins qui condamnent les parents qui osent vacciner leurs enfants, et je pourrai encore poursuivre longtemps comme ça.

     

    Mais j'ai envie de dire, et si chacun avait raison ? Et si chacun faisait en fonction de ce qui lui convient ? En fonction de ce qui convient à son enfant, à son mode de vie, à ses convictions ?

    Je respecte chaque point de vue et j'essaie toujours de ne pas imposer le mien, pour la bonne est simple raison que c'est le MIEN justement !

    MON point de vue avec mon vécu, mes expériences, mes connaissances, mes angoisses, et il peut ne pas correspondre aux autres, ou devrais-je même dire qu'il NE PEUT PAS correspondre aux autres.

    Et j'ai parfois l'impression que sous prétexte qu'ils prônent la bienveillance, certains pensent être au dessus des autres et se permettent donc d'oublier que l'autre n'est pas eux ET qu'il a sa propre opinion ET qu'elle n'est pas mauvaise pour autant !

    La bienveillance se pratique à chaque instant et le respect en est la base.

    La CNV (Communication Non Violente) est probablement l'outil idéal pour conserver sa bienveillance en toute circonstance mais surtout quand on est en désaccord. Ça permet de ne pas froisser l'autre, de ne pas le faire se sentir jugé ou déprécié. 

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    De même que les 5 accords Toltèques :

     

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    Attention, je ne mets pas tout le monde dans le même panier et c'est d'ailleurs bien là le but de cet article, RESPECTER les opinions de chacun, c'est quelque chose qui me semble fondamental pour vivre en harmonie.

    Certains appelleront ça "prendre des pincettes" mais j'appelle ça tout simplement la base de tout rapport respectueux.


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