• Les bouteilles d'eau en plastique sont une des premières choses que j'ai voulu supprimer en m'orientant vers le Zéro Déchet. 

    A 5 à la maison, le pack d'eau ne faisait pas long feu et les bouteilles en plastiques remplissaient à moitié la poubelle recyclable.

    C'est donc tout naturellement que j'ai investi dans une carafe filtrante. Je ne connaissais pas d'autres alternatives à l'époque et cela me semblait plutôt sain.

    Sauf que quelques temps plus tard j'ai découvert la controverse qu'il y avait autour de ces carafes. Ne m'y étant jamais intéressée auparavant, j'avoue que j'étais passée à côté de l'information. Mais je ne vais pas m'étaler là dessus car ce n'est pas le but de cet article. Pour ceux que ça intéresse vous pouvez vous renseigner ici.

    L'autre élément qui me posait problème avec ce type de carafe c'est que malgré tout, ça produit encore pas mal de déchets : l'emballage en carton de la carafe et des cartouches mais surtout le plastique qui emballe les différentes pièces de la carafe ainsi que les cartouches. 

    Concernant les cartouches il existe quelques points de collectes afin de les recycler mais pour l'instant le seul que j'ai trouvé n'acceptait qu'une marque de cartouches et manque de chance, pas la mienne !

    Hasard de la vie, quelques jours plus tard je suis tombée sur un post Facebook de Les Verts Moutons présentant des perles en céramiques filtrantes. J'avais d'ailleurs partagé le post sur ma page car cela m'intriguait.

     

    Mais comment ça marche ?

    Ces fameuses perles sont enrichies en micro organismes qui neutralisent le chlore, le calcaire et les traces d'éléments nocifs tout en enrichissant l'eau et en la rendant plus saine ! Vous pouvez avoir plus de détails ici.

    Et tout ça en à peine 30 minutes car oui il faut laisser les perles agir environ 30 minutes quand on remplit la carafe. Mais vu tout le travail qu'elles font, 30 minutes ça n'est rien du tout.

    Un autre avantage de ce produit est que son usage est illimité. Les perles ne doivent pas être remplacées, ne s'usent pas et n'agissent pas moins bien.

    Niveau zéro déchet on ne peut pas rêver mieux !

    Je les utilise maintenant depuis quelques semaines et j'ai conservé ma carafe filtrante en parallèle (il me reste 2 cartouches à finir) et je n'ai pu que constater que le goût de l'eau est différent. 

    C'est difficile à expliquer car quand on y pense ce n'est que de l'eau, mais je trouve que le goût de la carafe avec les perles est plus doux, moins prononcé. 

     

    Ces perles sont donc un vrai coup de cœur et je les recommande à tout mon entourage depuis que je les ai. C'est donc tout naturel que je vous en parle également. 

    Une eau pure et zéro déchet

     


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  • En entamant ma démarche Zéro Déchet, je n'ai pas pu éviter la question des couches. C'est évidemment une part importante des déchets produits par la famille, surtout avec des jumeaux !

    Babycool et Babyglu ayant déjà 2 ans et demi, je n'ai pas osé me lancer dans les couches lavables par peur que ça ne soit pas rentable.

    Je veux réduire mes déchets et mon empreinte écologique certes mais mon budget est également un point important.

    Ils vont entrer à l'école en septembre, la propreté approche à grands pas (ou pas vu qu'ils ne sont pas très motivés !) et les couches sont donc en train d'être remplacées par les culottes d'apprentissage.

    C'est donc en toute logique que mon choix s'est porté sur les culottes d'apprentissage lavables.

    C'est un bon compromis pour limiter les déchets produits par les couches tout en ne forçant pas Babycool et Babyglu à grandir trop vite.

    Car oui la propreté est indispensable pour l'entrée à l'école mais le plus important pour moi est de respecter leur rythme et je ne vais pas leur mettre la pression.

    C'est ce que j'avais fait pour Big Brother et c'est quand je l'ai enfin laissé tranquille avec le pot qu'il est devenu propre du jour au lendemain, parce que ça ne lui était pas imposé et parce qu'il a pu décider par lui même, en toute autonomie. C'est donc ce que je souhaite également pour ses frères.

    Parmi la grande diversité des marques de couches et culottes lavables, mon choix s'est porté sur Bambino Mio. Pourquoi ?

    Tout simplement parce que j'ai craqué sur leurs modèles colorés et leurs prix abordables.

    Vers la propreté en mode Zéro Déchet

    Une culotte d'apprentissage coûte entre 7,99€ et 8,99€ soit environ le prix d'un paquet de culottes d'apprentissage jetables en grande surface. 

    L'achat pour se lancer est évidemment plus conséquent car il faut prévoir du change pour la journée et aussi en attendant que la lessive soit faite.

    Partant du constat que je fais des lessives tous les 2 jours au minimum, j'ai opté pour 5 culottes par enfant. 

    Sachant qu'à partir de 5 culottes achetées, une remise de 10% est appliquée sur le lot (et une remise de 15% à partir de 10) et les frais de port sont offerts à partir de 50€ d'achats. 

    Pour l'instant, Babycool panique à l'idée de quitter sa couche. Il accepte de mettre la culotte, il la baisse pour aller sur le pot et fini par demander de remettre sa couche, les larmes aux yeux. Je vois bien que ça le stresse donc je ne le force pas.

    Babyglu lui semble s'en moquer royalement, il est content quand je lui mets une culotte, il adore notamment le motif astronaute.

    Vers la propreté en mode Zéro Déchet

    Mais ça ne le motive pas d'avantage à aller sur le pot ! Il l'utilise comme une couche classique et le fait qu'elle soit mouillée ne semble pas vraiment le déranger.

    Il faut dire qu'il se nourrit quasiment exclusivement de lait (de manière générale la nourriture l'écœure littéralement), du coup il a l'habitude de faire des pipis assez conséquents et donc d'être dans l'humidité. Même si bien évidemment je ne le laisse jamais longtemps dans une couche sale. Mais aucune couche ne résiste a une nuit avec lui (et j'en ai testé des marques !), il se réveille donc trempé tous les jours. Enfin quand on a la chance qu'il fasse une nuit complète... sinon on le change quand il se réveille entre deux. 

    Bref, revenons en à nos moutons ou plutôt à nos culottes. 

    Pour le moment, je ne regrette pas mon investissement bien que les culottes ne servent pas encore tous les jours.

    Mais je vois bien que les jours où je les utilise, la poubelle se remplit moins vite et je pense également que ça fait le plus grand bien aux fesses de Babycool et Babyglu qui ne sont du coup exposées à aucune substance chimique.

    Niveau absorption c'est plutôt pas mal pour une culotte d'apprentissage. Pour Babyglu ça a tendance à déborder un peu sur ses vêtements mais comme je le disais il fait vraiment d'énormes pipis et pour autant, ça ne coule pas au sol.

    Babycool lui a plus tendance à me prévenir que sa culotte est mouillée... quand il accepte d'en mettre une évidemment ! Et il a déjà compris le truc pour les enfiler et les baisser, ce qui prouve que c'est vraiment adapté aux enfants en âge d'apprendre la propreté.

    Ce qui m'inquiétait surtout dans les culottes lavables c'était le lavage justement. Je craignais que ça ne soit jamais réellement propre et que ça génère bien plus de lessives.

    En réalité je n'ai pas l'impression de faire plus de lessives qu'avant (à 5 à la maison ça défile plutôt pas mal !) et elles se nettoient parfaitement. Elles passent en machine avec le linge classique et pour nettoyer les grosses taches il suffit de bien enlever le surplus et de frotter avec un savon détachant. Elles ressortent comme neuves de la machine. Et elles peuvent même passer au sèche-linge.

    Je suis donc très satisfaite et très fière d'avoir franchi ce pas qui me paraissait insurmontable.

    Et si j'avais eu mon déclic Zéro Déchet plus tôt, j'aurais opté pour les couches lavables. Donc pour celles et ceux qui hésitent n'hésitez plus ! En plus sur le site de Bambino Mio vous bénéficiez d'une remise de 15% sur votre premier achat.

    Et bien entendu il y a également l'option d'acheter d'occasion afin de limiter les frais.


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  • Astuces naturelles en cas de varicelle

    Crédit image

     

    Vous le savez, vendredi la varicelle s'est déclarée chez Big Brother.

    Le lendemain, les démangeaisons ont commencé et j'ai donc chercher sur le net des astuces naturelles pour faire en sorte de l'apaiser.

     

    Je ne vous livrerai ici que les méthodes que j'ai moi-même testées et approuvées, sachez donc qu'il en existe bien d'autres encore.

     

    Homéopathie :

    Rhus Toxicodendron :

    C'est LE remède homéopathique en cas de varicelle. 

    Il peut être donné en prévention pour les personnes ayant été en contact avec le malade et n'ayant jamais eu la varicelle (1 dose 7ch).

    Et il est également utilisé une fois les boutons sortis. Il convient alors de donner 5 granules 3 fois par jour en 15ch.

     

    Croton tiglium 9ch :

    Ce remède est utilisé pour calmer les démangeaisons. Durant les 24h les plus terribles (le plus gros des démangeaisons dure environ une journée), il faut donner 5 granules toutes les 2 heures.

     

    Phytothérapie 

    Lorsque les démangeaisons sont insupportables, on peut appliquer ce mélange sur les boutons en tapotant légèrement :

    2cs d'huile végétale de millepertuis 

    2 gouttes d'huile essentielle de Tea Tree (arbre à thé)

    2 gouttes d'huile essentielle de Menthe poivrée 

    2 gouttes d'huile essentielle de Calendula

     

    Je n'avais pas le calendula sous la main mais le remède s'est tout de même avéré efficace.

    Selon l'intensité des démangeaisons l'efficacité dure plus ou moins longtemps mais ça permet au moins d'éviter que l'enfant se gratte.

    Par contre s'agissant d'huiles essentielles, il me semble que c'est à éviter en dessous de 3 ans. 

     

    Pour soutenir l'organisme on peut également donner 10 gouttes d'extrait de pépin de pamplemousse matin et soir au petit malade. C'est riche en vitamine C et ça aide donc le corps à lutter.

     

    Remèdes de grand-mère 

    Une autre solution pour apaiser les démangeaisons est le fameux bicarbonate de soude.

    Une tasse dans un bain pas trop chaud permet de soulager l'enfant.

    On peut également faire un cataplasme en mélangeant le bicarbonate à un peu d'eau et en appliquant cette pommade sur l'enfant. À noter que ça sèche sur la peau et que c'est parfois délicat de l'enlever.

     

    Voilà pour les remèdes que j'ai personnellement testés.

     

    Je n'ai pas encore le recul concernant l'homéopathie et l'extrait de pépin de pamplemousse, mais je pense que l'un comme l'autre ne peut pas faire de mal.

     

    Si vous avez d'autres astuces testées et approuvées, n'hésitez pas à les partager en commentaire, je les ajouterai à l'article. 


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  • La bienveillance commence par soi-même mais...

    Crédit illustration Clémentine La Mandarine

    L'annonce de ma première grossesse a été un grand bouleversement dans ma vie. Je m'y attendais, ça n'était pas un bébé surprise mais en toute honnêteté, mon esprit a immédiatement tourné différemment.

    Je n'étais plus centrée sur moi, sur ma vie de couple mais sur ce bébé à venir. Il fallait préparer sa chambre, lui créer un doux cocon et d'ores et déjà le protéger.

    Durant ma grossesse j'ai développé une aversion pour les films d'horreurs que j'adorais auparavant et une phobie des araignées qui m'étaient jusqu'alors indifférentes. Je les imaginais grimpant sur mon bébé et s'insinuant dans sa bouche ou ses narines, l'empêchant de respirer. 

    Et puis Big Brother est né et je suis devenue une maman, sa maman. 

    Je m'évertuais chaque jour à prendre soin de lui tout en gérant les tâches du quotidien et le travail.

    Mes lectures ont changés. Les romans policiers ont été remplacés par des livres sur l'allaitement, l'éducation, la bienveillance et la parentalité positive. 

    A la naissance de Babycool et Babyglu j'ai continué dans cette voie. 

    J'ai poursuivi cette image de maman qui gère tout peu importe les difficultés ou le manque de temps. Tout en sachant pertinemment que la maman "parfaite" n'existe pas.

    J'avais voulu être maman et je devais assurer dans ce rôle et sur tous les fronts. Je devais prouver que j'étais bien capable de me donner à fond pour ces enfants que j'avais tant voulu.

    J'étais fatiguée mais c'était normal, les mamans sont fatiguées c'est bien connu. 

    Je me demandais sans cesse ce que je pouvais faire de plus, de mieux. 

    Et puis j'ai commencé à avoir mal au dos. Ce n'était ni surprenant ni anormal. J'ai été voir mon médecin qui m'a prescrit des séances de kiné mais la douleur revenait toujours. Mon médecin m'a donc orientée vers un ostéopathe.

    Pour lui le verdict était sans appel, je n'avais plus de ceinture lombo abdominale. Il fallait donc remuscler tout ça. 

    Les séances chez le kiné sont donc passés de massages détente à séances de sport et c'est là que j'ai eu une révélation.

    En cherchant à toujours faire mieux pour mes enfants, pour ma famille, j'avais tout simplement oublié de penser à prendre soin de moi-même !

    Et comment prendre soin des autres si on est soi-même en piteux état ? 

    Cette période a été relativement bénéfique pour moi. J'ai recommencé à me maquiller, à m'accorder plus régulièrement des rendez-vous chez l'esthéticienne ou le coiffeur, des après-midi ou des journées de repos seule, sans enfants et sans culpabiliser.

    Et puis, je ne sais pas vraiment pourquoi mais petit à petit j'ai arrêté tout ça. La fatigue est revenue, éliminant peu à peu tous ces comportements positifs sans que je ne parvienne plus à les intégrer à mon quotidien, sans qu'ils ne me paraissent plus du tout importants.

    Je sens le stress et la pression m'envahir, je sens que je ne sais pas m'arrêter réellement. Je ne sais pas dire stop et pourtant tout en moi me crie d'arrêter. Et du coup je crie aussi, piégée par cette incapacité à me poser et me centrer sur le nécessaire. 

    C'est un sacré cercle vicieux dont j'ai totalement conscience mais dont je suis incapable de sortir et ces dernières semaines j'ai l'impression que ça atteint son summum.

    J'ai tenté d'aller voir une sophrologue hypnothérapeuthe. J'ai fait quelques séances et ça m'a fait le plus grand bien mais pour être efficace il faut faire des exercices en parallèle, en dehors des consultations.

    Et c'est de ça dont je ne suis pas capable. Je m'y mets les premiers jours mais j'arrête rapidement car j'ai toujours autre chose à faire et car je ne sais pas le faire tout simplement.

    La sophrologue m'a expliqué que j'ai une respiration et un débit de parole ultra rapide, j'en ai pris conscience grâce à elle (je le savais déjà pour la parole mais je n'avais jamais fait attention pour la respiration) mais c'est tellement ancré en moi que je n'arrive pas à respirer ou parler plus lentement. À moins d'avoir quelqu'un pour me guider et ça n'est pas possible au quotidien ! Et quelques séances 2 fois par mois ne suffisent pas à réduire concrètement tout ça.

    J'ai donc arrêté les séances avec la sophrologue, sachant que sans travail personnel cela ne pourrait pas m'être bénéfique. 

    Pour essayer d'entériner ce comportement d'abandon et / ou de négligence, j'ai pris rendez-vous avec le microkiné que j'ai vu pour Babycool et Babyglu.

    La séance m'a bluffée, il a lu en moi comme dans un livre ouvert. Il a trouvé les traumatismes encrés dans mon corps dont certains remontaient même à ma petite enfance. 

    Il a essayé de nettoyer tout ça et m'a expliqué que la réponse de mon corps viendrait à partir du 5ième jour et ce durant trois semaines. Et je suis actuellement dans cette période de trois semaines qui se terminera mercredi.

    J'avoue que j'ai hâte d'en sortir car je suis à fleur de peau, mes réactions sont encore plus intenses qu'en temps normal, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. 

    Et je compte énormément sur la réussite de cette séance car actuellement je ne me supporte plus telle que je suis et quand on ne se supporte plus on a du mal à supporter les autres également.

    Alors je sais que la bienveillance commence par soi-même, je sais que la cohérence cardiaque (méthode de respiration) est l'idéal pour s'apaiser, je sais qu'il faut prendre du temps pour soi pour souffler et repartir du bon pied mais je n'y arrive tout simplement pas car ce n'est pas dans ma nature et je n'arrive pas à aller contre elle. 

    Je n'abandonnerai pas pour autant car ce n'est pas non plus dans ma nature mais chaque nouvel essai me semble de plus en plus difficile. La motivation n'est pas un problème, elle est bien présente mais quelque chose d'autre la dépasse encore pour le moment sans que je ne sache réellement mettre le doigt dessus.


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  • J'ai souvent du mal à te comprendre mais j'y travaille de jour en jour.

    Tu es imprévisible et indomptable, tel un volcan prêt à entrer en ébullition.

    Ta joie est explosive, tout comme ta colère, car tu ne fais pas dans la demi-mesure. Et c'est parfois si dur de te suivre.

    Ton bonheur est communicatif. Ton regard pétillant et tes fossettes font fondre toutes les personnes qui t'entourent et même celles qui ne font que te croiser.

    Tu parais d'ailleurs toujours plus agréable aux personnes inconnues qui ne peuvent s'empêcher de te comparer avec Babyglu, discret et en retrait quand il ne connaît pas les gens.

    Tu mords la vie à pleine dents, tu profites de chaque instant et tu ouvre mon regard sur les choses simples de la vie. 

    Tu prends plaisir dans chaque chose que tu fais. C'est d'ailleurs un bonheur pour moi de t'observer manger ou de voir ton regard briller dès que tu nous montre une construction ou un nouveau trait sur ton dessin.

    Tu salue Mickey à chaque fois que tu le vois à la télé et tu lui crie "A bientôt Mickey" quand il quitte l'écran. 

    Oui tu cries, et souvent même, car ton enthousiasme est tel que tout explose en toi.

    Il en va d'ailleurs de même pour ta colère qui s'empare si brusquement et si violemment de toi. 

    Alors oui tu as deux ans et demi et tu es loin de maîtriser tes émotions, mais je sens également que tu détestes tant ces sentiments négatifs qu'ils te font bouillir de rage et t'angoissent au point que tu perds bien.

    Tu aimes tant la vie et tout ce qu'elle t'apporte, tu aimes le bonheur si fort, que les sentiments qui y sont opposés te sont intolérables.

    Tu te métamorphose alors en une boule de colère incontrôlable et inconsolable. Et je n'ai toujours pas trouvé la bonne manière de te faire reprendre pieds.

    L'impuissance et tes cris, accentués par mon hyperacousie, ne me permettent pas toujours de réagir avec calme et bienveillance.

    L'hyperacousie est une tare face aux cris et aux agressions auditives en tout genre. Elle me fait perdre pied, comme toi face à la colère.

    Dans le fond, on se ressemble énormément tous les deux.

    Je me suis toujours vue comme quelqu'un de passionné. Quand j'aime c'est sans mesure et il en va de même quand je n'aime pas ou quand je souffre. D'ailleurs, je ne sais pas faire semblant, l'hypocrisie est un défaut qui me dépasse totalement et qui m'agace au plus haut point. 

    Je suis persuadée qu'il en sera de même pour toi. Tu es trop occupé à apprécier la vie et ses bonheurs pour perdre du temps à simuler. 

    Et cela te portera probablement autant préjudice qu'à moi. J'ai mis des années à apprendre à faire "bonne figure" et je sais que ça ne trompe jamais les personnes qui me connaissent réellement.

    Mais ça sera à toi de décider quelle attitude tu souhaiteras adopter dans ce cas de figure. Je ne te serai pas d'un grand secours pour apprendre à simuler la cordialité ! Mais je serai toujours à ton écoute pour en discuter.

    En écrivant ces mots, je repense notamment à cette fois ou une petite fille a grogné sur Babyglu. Tu étais en train de jouer à côté, tu l'as entendue grogner sur ton frère (que ça n'avait pourtant pas perturbé), tu as finis ce que tu faisais puis tu as foncé sur elle pour la pousser et tu es retourné jouer.

    Je trouve que ce moment est tellement représentatif de ta personnalité ! Tu aimes la vie, tu en profites au maximum et tu repousse tout ce qui te déplaît.

    Et c'est à la fois ce que j'aime tant chez toi et ce qui me perturbe quand ta colère prend le dessus.

    Je sais déjà qu'à partir de ton entrée à l'école nous risquons d'être appelés "à cause" de ton comportement. Quand on n'entre pas dans le moule, on se fait vite remarquer et cataloguer. 

    Tu ne te laisseras pas faire par les autres et tu n'hésiteras pas à t'imposer ou à te défendre brusquement (et à défendre ton frère !) si tu te sens menacé. Et ça ne plaira pas à l'encadrement qui n'aura pas le temps (ou l'envie ?) de chercher à te comprendre.

    Mais je veillerai à ce que tu t'adaptes sans renoncer à ta personnalité si pétillante. 

    Ma bulle de bonheur


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