• Des cris des enfants, des disputes, des bagarres, des cris de maman, des pétages de plombs, des bouderies, des crises de pleurs, de colère...

    Une ambiance électrique...

     

    Et puis le soir je tombe sur cet article évoquant la disparition d'une petite fille de 3 ans en Amérique, puis un autre qui informe les parents sur les dangers des piles au lithium, une petite fille de 2 ans est décédée après en avoir avalé une.

    J'ai de la peine pour ces petites. Je m'imagine l'angoisse et la douleur des parents. 

    Quand je lis ce type de nouvelle je me demande toujours comment les parents peuvent s'en remettre. Comment vivre après ça ou même pendant pour ceux qui ne savent même pas ce qu'est devenu leur enfant. 

     

    La culpabilité fait son bout de chemin et me voilà à regretter cette journée, regretter d'avoir crié et perdu patience. Regretter de ne pas avoir su les écouter ni les entendre. De ne pas avoir cherché à comprendre.

    Et je me rends compte que ça pourrait être les derniers mots que je leur aurais prononcés.

    Si il leur arrivait malheur, leur dernière journée n'aurait pas été vécue dans la bienveillance mais dans l'impatience et dans l'impuissance. Dans ces souvenirs qu'ils ne comprennent pas et qui me font réagir à leur détriment, qui me font dévier de mon objectif, bien plus souvent que je ne l'atteins.

     

    Je ne veux pas de ça, je ne veux pas qu'ils pâtissent de ce que je cherche tant non pas à oublier, mais à dépasser. 

    Je cherche à en faire une force, un tremplin vers la bienveillance mais c'est en réalité un boulet qui ne fait que m'éloigner de mon but.

    Une excuse pour cautionner ces comportements que je déteste et que je ne maîtrise pas.

     

    Je suis impulsive et destructrice, je me fige et me renferme en cas d'agression, peu importe d'où elle vient.

    Je sais que c'est le fruit d'une éducation sans écoute et sans considération mais je sais aussi qu'à force d'avoir déconnecté mes émotions, je n'arrive plus à les reconnecter.

    Je m'en rends d'autant plus compte quand je suis cloîtrée dans ma colère et que je ne supporte alors aucun contact physique, pas même un câlin de réconciliation.

     

    Et je leur ai laissé des bagages, MES bagages, bien trop lourds à porter pour de si petites épaules.

    La colère incontrôlable de Big Brother, qui explose à chaque contrariété. Elle vient de toute cette colère que j'ai emmagasiné en même temps que les coups et les insultes. Les bleus sont partis mais les mots sont toujours ancrés et la colère n'a jamais pu être évacuée devant ses destinataires.

    Alors elle s'est transmise, dans les gènes tout en restant à l'intérieur de moi, à vif, ne demandant qu'à sortir.

    Les cris et les larmes d'angoisse de Babycool ont suivi le même chemin.

    Ce sont tous ceux que j'ai contenus, que j'ai empêché de sortir pour éviter de faire redoubler les coups.

    La seule fois où j'ai osé riposter d'ailleurs, je me suis vue injuriée de sale gamine irrespectueuse et ignare qui avait osé frapper sa chère maman qui faisait tout pour elle.

    Je l'avais juste repoussée à un moment où elle me giflait à plusieurs reprises tour en m'arrachant les cheveux et les vêtements. J'avais du y aller un peu brusquement puisqu'elle avait les marques de mes mains sur ses avant-bras.

    Et les besoins intenses de Babyglu ai-je vraiment besoin d'expliquer d'où ils viennent ? Ce besoin constant de câlins, de dire "je t'aime" comme si il sentait que ça m'avait manqué si longtemps.

     

    J'ai chargé mes enfants d'un passé qui ne les concerne pas (j'ai coupé les ponts avec ma mère il y a 13 ans), qui ne devrait pas les concerner. C'est leur grand-mère certes mais elle n'a rien à leur apporter et malheureusement tout le mal qu'elle avait en elle se transmet malgré tout à travers moi, à travers mes réactions et mon manque d'empathie dans les moments de colère et de perte de contrôle.

    On me dit souvent que je suis une personne très compréhensive, à l'écoute et empathique. Du plus loin que je m'en souvienne, la première fois que je l'ai entendu ça venait de mon professeur de français de 6ième. 

    Je suis empathique c'est vrai, et même souvent trop, mais je perds toute cette empathie quand mon cerveau se déconnecte. Et je n'ai pas encore la solution pour le reconnecter.

    La culpabilité m'invite au changement mais quelque chose me retient, m'empêche de vivre MA vie de maman, celle que je dois construire pierre par pierre.

    Le passé est derrière mais il s'accroche encore pour que je ne l'oublie pas aussi facilement.

    Un mercredi difficile

    Crédit photo

     

    Cependant je ne crois pas aux coïncidences, et si hier soir j'ai découvert le blog d'un couple qui fait des ateliers de parentalité positive à côté de chez moi (Des parents qui sèment), alors que le midi je me disais qu'il faudrait que j'assiste à ce type d'atelier, je pense que c'est un signe qu'il faut que je saisisse.

    La vie a toujours fait en sorte de mettre les bonnes personnes sur mon chemin et elle semble ne pas vouloir m'abandonner. 

    Je croise les doigts pour que 2018 soit une nouvelle ère pour moi et surtout pour mes enfants.

     

     


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  • Comme beaucoup de blogueuses je pense, j'ai ouvert mon blog avant tout pour moi, pour avoir un exutoire et pouvoir ainsi prendre un peu de recul face à certaines situations.

    L'écriture m'a toujours aidée à poser les choses et c'est un outil qui m'est indispensable. Par contre, à force de travailler sur ordinateur, j'ai beaucoup de mal à écrire à la main, d'où l'intérêt du blog. C'est quand même plus sympa que de taper son texte sur word.

    Au départ, je n'étais suivie que par des amies et puis petit à petit les likes ont commencé à arriver. Des articles partagés sur des pages plus importantes que la mienne y ont beaucoup aidé.

    Et puis le 13 juin (je m'en souviens puisque c'était la veille de mon anniversaire ^^), un post que j'avais fait sans penser un seul instant qu'il intéresserait quiconque a été partagé plus que de raison. Une visibilité de plus de 2 millions de personnes, des likes qui arrivent d'un coup par milliers.

    Et toute la haine qui va avec cette forte visibilité...

    J'accepte les critiques, j'accepte de corriger mes erreurs et j'accepte qu'on ne soit pas d'accord avec moi. En revanche je n'accepte ni les insultes envers moi ni envers mes lecteurs. La communication passe bien mais quand les choses sont dites de manière respectueuse.

    J'ai donc fini par supprimer ce post car je ne souhaitais pas faire la police dans les commentaires et je ne souhaitais pas de cette ambiance sur mon blog ou ma page. Je sais que la photo est encore partagée, avec parfois mon tag floutée et sans lien vers mon blog mais ça m'est égal. Ce post est un mauvais souvenir plus qu'autre chose.

    D'ailleurs, je me suis toujours dit que suite à ça, il devait y avoir au moins 2000 personnes qui me suivaient à tort. Mais comme la visibilité est de plus en plus restreinte sur facebook, elles ne s'en sont pas encore aperçu !

     

    Pour être franche avec vous, j'ai profité de ces likes pour obtenir des produits de la part de certaines marques. Des produits qui m'intéressaient mais qui étaient soit trop onéreux pour moi soit pour lesquels je n'étais pas prête à payer. 

    Donc quand je vous présente un objet sur le blog, sachez qu'il ma été offert. Et si je ne vous propose pas souvent de gagner la même chose c'est parce que je considère que la marque (ou la créatrice) a déjà fait un geste en m'offrant l'objet et si elle ne me le propose pas, je ne vais pas en demander un autre modèle. Je ne souhaite pas abuser de leur gentillesse.

    Evidemment, elles y gagnent un article et donc de la publicité mais soyons honnêtes, quand on voit la visibilité des articles, je ne suis pas certaine que ça leur rapporte autant que le coup de l'objet offert. Je ne suis qu'une petite blogueuse. 

     

    Pour en revenir aux concours, j'en propose peu pour la raison précédemment citée mais aussi parce que ce n'est pas moi, ce n'est pas ce que je souhaitais en créant un blog.

    Attention, je trouve ça agréable de pouvoir vous faire gagner des articles, mais je ne souhaite pas devenir une vitrine comme certaines blogueuses que j'ai pu voir et que j'ai d'ailleurs arrêté de suivre.

    Je ne vais pas lancer concours sur concours juste pour augmenter mes likes. Je souhaite être suivie pour moi et pas pour du matériel.

    C'est peut-être prétentieux ou égoïste, je ne sais pas, mais ce que je souhaite conserver sur ma page ce sont des échanges et pas juste des "je participe". D'ailleurs, je suis toujours contente quand c'est une personne qui suit ma page depuis un moment et qui y est active qui remporte un lot.

    J'aime échanger avec vous par commentaires ou par messages privés. Je suis toujours disponible, je réponds quand je peux. Et pour les commentaires, si ne réponds pas c'est que votre commentaire ne nécessite pas forcément de réponse ou que je n'ai pas reçu la notification.

     

    Je ne souhaite pas participer à des événements spéciaux car déjà c'est souvent en région parisienne et je ne vais pas faire la route pour ça et aussi parce que ça n'est pas moi (je me répète ^^). Je sais pertinemment que je ne serais pas à l'aise. 

    Il y a trop de bruit, trop de monde, trop de faux semblants...

    Les 2 fois où je suis allée au Salon Baby en tant que blogueuse c'est juste parce que c'est un salon qui m'intéressait, qui se déroulait pas trop loin de chez moi et qu'on m'offrait l'entrée. Car je n'ai jamais aimé le principe de devoir payer pour découvrir des produits qu'on devra acheter. Pour moi c'est un peu comme payer pour aller faire ses courses.

    Et je ne retournerai plus au Salon Baby puisque les bébés c'est fini pour moi et il n'y a donc plus rien susceptible de m'intéresser pour les garçons.  

    Et puis, aussi, je n'ai pas trop aimé l'ambiance "blogueuse qui se met en avant pour gratter des produits et / ou des likes". Je n'ai rien demandé, j'ai acheté ce qui m'intéressait et je n'ai jamais mis mon blog en avant.

     

    N'allez pas croire que je me contredis, je vous l'ai dit, je contacte souvent des marques pour essayer des produits mais je le fais par mail, méthode qui me convient plus, et je ne me vends pas pour autant. Je ne me mets pas en avant, je leur laisse les coordonnées de ma page et de mon blog afin qu'ils découvrent mon univers, je leur explique pourquoi leur produit m'intéresse et c'est tout. Si ils acceptent c'est du bonus, si ils refusent ça n'est rien du tout. Soit j'achète le produit, soit je m'en passe. 

    Je vois plutôt ça comme un échange de bons procédés et pas comme un moyen d'être plus visible ou plus suivie. 

     

    Je ne dis pas non plus que je ne souhaite pas rencontrer de blogueuses dans la vie réelle, si j'avais l'occasion de rencontrer en vrai, les personnes avec qui j'ai certaines affinités, j'en serai ravie, mais uniquement dans un contexte cocoon et en petit comité. 

    Ça ne se ressent peut-être pas comme ça à l'écrit mais je suis une grande timide (enfin quand je ne connais pas vraiment les gens, après je passe dans une autre catégorie mais je ne veux pas vous effrayer happy)

    La blogueuse que je suis


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  • Il y a plusieurs semaines, j'ai reçu le Dodow, un métronome lumineux qui permet de retrouver le sommeil.

    On ne va pas se mentir, mes problèmes de sommeil sont en grande partie dû à 3 individus dont je tairais le nom ^^

    Mais, justement, à force d'être régulièrement réveillée la nuit, mon sommeil, qui n'était déjà pas au top, a encore perdu en qualité.

    Je me couchais avec l'angoisse qu'un des garçons se réveille, je tournais dans mon lit, les pensées se mettaient en route et je n'arrivais plus du tout à m'endormir. Et quand j'y arrivais enfin, c'était bien sûr le moment qu'un des garçons choisissait pour se réveiller. 

    En toute honnêteté, j'étais assez sceptique sur le fait qu'un si petit boitier avec un principe aussi simple puisse m'aider.

    Dodow mon nouvel allié sommeil

    Alors comment s'endormir avec Dodow ?

    Il suffit simplement de déclencher le boîtier et il projette une lumière bleue au plafond afin de nous indiquer un rythme de respiration à suivre :

    "6 respirations par minutes pour vous mettre en état de repos et rééquilibrer votre système nerveux autonome"

    Donc là vous allez me dire, "Mais en fait c'est juste un exercice de sophrologie" et vous aurez entièrement raison.

    A ceci près, que je fais partie de ces personnes qui ne savent pas faire un exercice de sophrologie seule. Ne me demandez pas pourquoi, je ne saurais pas vous l'expliquer, mais si je dois me concentrer seule sur ma respiration, je panique et au final je me retrouve encore plus angoissée.

    Là il me suffit de suivre la lumière bleue (suffisamment faible pour apaiser et non réveiller le corps) et de respirer au rythme qu'elle indique.

    Dodow mon nouvel allié sommeil

    Le premier soir de test, je me suis couchée avec une forte angoisse, j'étais fatiguée mais je me sentais agitée et je savais que je n'arriverais pas à m'endormir au bout d'un long moment.

    J'ai mis le Dodow en route et j'ai suivi le rythme. Au bout de quelques minutes à peine je me suis mise à bailler et à sentir mes yeux se fermer peu à peu. J'étais vraiment bluffée.

    Et pour l'instant à chaque utilisation j'ai eu le même résultat. 

    Je me suis même aperçue que, comme je m'endors plus sereine, je suis également plus cool quand je dois me réveiller la nuit pour x raison. Et du coup je parviens à me rendormir sans devoir remettre en route le Dodow.

     

    Ma nounou ayant des problèmes d'insomnies ces derniers mois, je lui ai prêté le Dodow afin qu'elle le teste.

    Le résultat a également était surprenant pour elle. Elle réussit à s'endormir plus facilement, elle se réveille toujours la nuit mais elle me dit que ça n'est plus comme avant, elle est bien moins angoissée.

    Je lui ai donc laissé la garde de mon Dodow le temps qu'elle retrouve un bon rythme de sommeil.

     

    Le seul défaut que je lui trouve c'est son prix (49€) mais vu son efficacité (pour ma part) il est justifié. Ça évite de prendre des médicaments, qui assomment souvent plus qu'autre chose et n'offrent donc pas un sommeil vraiment récupérateur. Et c'est d'ailleurs pour cette raison que je trouve qu'il devrait être remboursé par la CPAM. Ça éviterait énormément de dépenses, et pas seulement en médicaments, car le manque de sommeil peut provoquer beaucoup d'autres problèmes de santé (dépression, arrêts maladies, santé plus fragile...). 

     


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  • La bienveillance, cette douce hypocrite

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    La bienveillance c'est LE mot à la mode, on l'entend de plus en plus, je l'utilise d'ailleurs moi-même très souvent sur mon blog ou ma page.

    J'aime ce mot et ce qu'il représente. C'est doux, c'est rassurant comme un cocon sécurisant, c'est bienveillant quoi !

    Le Larousse la définit ainsi :

    "Disposition d'esprit inclinant à la compréhension, à l'indulgence envers autrui".

    Ce qui est assez drôle (en réalité ça me fait rire jaune soyons francs !), c'est que les personnes qui prônent le plus la bienveillance l'oublient rapidement quand on est en désaccord avec eux.

    Être indulgent avec autrui, c'est bien respecter ses choix et ses décisions non ?

    On a le droit d'être en désaccord mais, pourquoi ne pas l'être en toute bienveillance alors ? C'est bien là qu'elle est le plus utile non ?

     

    "Je ne suis pas d'accord avec toi, je t'exprime mon avis, mais je respecte ton choix."

     

    Alors pourquoi quand on parle de biberon et d'allaitement certains clans un peu trop PRO critiquent l'autre ?

    "Le lait artificiel c'est mal, l'allaitement il n'y a que ça de vrai !"

    "L'allaitement c'est égoïste, le biberon c'est mieux, tout le monde peut le donner !"

     

    Et je m'aperçois que le débat est le même quand on parle scolarité. 

    À ceci près qu'il y a 3 clans cette fois :

    • les PRO école publique
    • les PRO école privée
    • les PRO IEF (Instruction En Famille)

     

    Et encore une fois, les jugements francs ou sous-entendus vont bon train !

    "Le public c'est mal, le privé est bien au dessus"

    "Le privé ne sert à rien, l'enseignement est le même partout."

    "Le système scolaire est mauvais, il n'y a que l'IEF qui soit adaptée aux enfants."

     

    Et des exemples comme ça il y en a plein : les PRO vegan qui agressent ceux qui osent avoir un autre régime, les PRO laits végétaux qui crient au scandale quand on leur parle de lait de vache, les ANTI vaccins qui condamnent les parents qui osent vacciner leurs enfants, et je pourrai encore poursuivre longtemps comme ça.

     

    Mais j'ai envie de dire, et si chacun avait raison ? Et si chacun faisait en fonction de ce qui lui convient ? En fonction de ce qui convient à son enfant, à son mode de vie, à ses convictions ?

    Je respecte chaque point de vue et j'essaie toujours de ne pas imposer le mien, pour la bonne est simple raison que c'est le MIEN justement !

    MON point de vue avec mon vécu, mes expériences, mes connaissances, mes angoisses, et il peut ne pas correspondre aux autres, ou devrais-je même dire qu'il NE PEUT PAS correspondre aux autres.

    Et j'ai parfois l'impression que sous prétexte qu'ils prônent la bienveillance, certains pensent être au dessus des autres et se permettent donc d'oublier que l'autre n'est pas eux ET qu'il a sa propre opinion ET qu'elle n'est pas mauvaise pour autant !

    La bienveillance se pratique à chaque instant et le respect en est la base.

    La CNV (Communication Non Violente) est probablement l'outil idéal pour conserver sa bienveillance en toute circonstance mais surtout quand on est en désaccord. Ça permet de ne pas froisser l'autre, de ne pas le faire se sentir jugé ou déprécié. 

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    De même que les 5 accords Toltèques :

     

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    Attention, je ne mets pas tout le monde dans le même panier et c'est d'ailleurs bien là le but de cet article, RESPECTER les opinions de chacun, c'est quelque chose qui me semble fondamental pour vivre en harmonie.

    Certains appelleront ça "prendre des pincettes" mais j'appelle ça tout simplement la base de tout rapport respectueux.


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  • Mes amours,

    En cette journée internationale des droits de l'enfant, je tiens à vous rappeler les vôtres, même si c'est un concept qui vous dépasse totalement pour le moment.

    Et dans un sens, tant mieux, car ça signifie que pour vous tout est encore possible.

    Mais je veux tout de même que vous sachiez que :

    - vous avez le droit de dire "NON", de le crier et de l'exprimer, car bien qu'il y ait des règles à suivre et à respecter, vous avez le droit de ne pas être d'accord. Car contester c'est réfléchir, c'est remettre en question

    - vous avez le droit de ne pas être d'accord avec mes décisions et de me demander des explications si celles-ci ne vous paraissent pas assez explicites

    - vous avez le droit de vous amuser, c'est souvent trop bruyant pour les autres (moi la première !) mais ça représente tellement votre joie de vivre

    - vous avez le droit de rire aux éclats, dites-vous bien une chose, ce sont ceux qui n'aiment pas rire qui ont un problème ;-)

    - vous avez le droit de pleurer quand ça ne va pas, ou même quand ça va, les larmes ne sont pas une faiblesse mais l'expression d'une émotion, qu'elle soit positive ou négative, au mois elle est là et elle s'exprime

    - vous avez le droit de vous disputer parce que ce n'est pas facile d'être toujours d'accord et je sais que vous avez l'intelligence de revenir sur vos disputes pour en discuter ou au moins vous excuser les uns envers les autres

    - vous avez le droit de ne pas embrasser quelqu'un si vous ne le souhaitez pas. C'est VOTRE corps et il est important que vous sachiez que c'est à vous de décider quoi en faire. Car non ce n'est pas un manque de politesse de ne pas faire la bise à quelqu'un, ça n'est en rien une obligation

    - vous avez le droit de vous tromper, autant de fois que nécessaire, car c'est en se trompant qu'on découvre de nouvelles choses, qu'on apprend à évoluer et qu'on peut définir nos propres limites

    - vous avez le droit de prendre votre temps pour apprendre, certaines acquisitions sont plus complexes que d'autres mais je sais que vous y arriverez

    - mais vous avez aussi le droit de ne pas être bon en tout, personne ne l'est, chacun a ses domaines de prédilection.

    - vous avez le droit d'avoir peur de tout et de n'importe quoi, la peur est une émotion et chaque émotion est saine et il ne faut pas en avoir honte

    - vous avez le droit d'être en colère contre moi quand mes décisions vous semblent injustes ou injustifiées. Et je vous le répète encore, être en colère contre quelqu'un, ça ne signifie pas qu'on l'aime moins ou qu'on ne l'aime plus, alors n'oubliez pas que même quand je suis en colère contre vous, je vous aime TOUJOURS par dessus tout

    - vous avez le droit d'être déçus et d'être frustrés, on ne peut pas tout avoir dans la vie mais ça n'en est pas moins blessant pour autant. Vous apprendrez à relativiser au fil des années, je vous le promets

    - vous avez le droit de choisir vos amis, comme j'ai le droit de vous dire que je ne les apprécie pas quand c'est le cas

    - vous avez le droit d'avoir vos propres goûts et ce, dans chaque domaine, je ne vous imposerai jamais les miens

    - vous avez le droit d'être VOUS et de ne pas chercher à entrer dans un moule que la société vous impose ou de coller à des étiquettes que les gens vous colleront (y compris nous, je l'avoue parfois nous manquons de tact et j'en suis plus que désolée). Vous êtes VOUS, chacun un caractère différent et bien trempé et je tiens à ce que vous restiez vous-mêmes, même si ça n'est pas facile tous les jours

    - vous avez le droit de courir, de sauter dans les flaques d'eau (avec les bottes de pluie ^^), de grimper aux arbres, de chanter, de danser, de jouer, de vivre tout simplement !

    Et qu'importe ce que certains en disent, vous avez autant de droits que nous, les adultes, car vous êtes les Hommes de demain et je ferai en sorte que vous soyez les plus épanouis possible. 

    Journée internationale des droits de l'enfant

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