• J'avais déjà entendu parler des B.A.B.I, Bébés Aux Besoins Intenses, mais je n'aurais jamais pu imaginer ce qu'impliquait la vie avec l'un d'entre eux.

    Quand les twinniess sont nés, j'ai tout de suite vu une énorme différence de caractère entre eux. Babycool était paisible et dormait beaucoup alors que Babyglu semblait tendu et en permanence sur la défensive. Je me souviendrais toujours de son premier regard. Il était dans les bras de son père et le regardait d'un air grave, d'un air d'adulte même. Il semblait analyser la situation et calculer les risques qui l'entouraient. J'étais impressionnée de voir un si petit être avec un air si grave et pensif.

    Il faut dire que sa naissance a été plus particulière que celle de ses frères. Bien que né par voie basse, il était en siège et a littéralement été arraché de son premier foyer. Il ne voulait pas naître, il n'était pas encore prêt et ça s'est immédiatement ressenti.

    Babyglu a toujours demandé énormément d'attention et souvent au détriment de ses frères car quand il est "en crise" il faut agir rapidement. 

    Quand ça ne va pas, il se met dans un état proche de la crise de nerfs. Il ne contrôle plus vraiment ses mouvements, ses pieds frappent le sol, ses bras battent dans les airs, il hurle à en devenir écarlate et ses joues ruissellent de larmes. Il est mal, il faut agir et vite. 

    Fort heureusement, le côté "excessif" des B.A.B.I est également valable dans l'autre sens et il sait se calmer aussi rapidement qu'il s'est énervé. Il suffit que je le prenne dans mes bras pour qu'il me sourit, les yeux toujours remplis de larmes. Certains parleront de caprices mais des caprices à 10 mois, je n'y crois pas et encore moins quand on voit dans quel état de détresse il est réellement. 

    Il arrive souvent qu'il ne supporte pas d'être posé et que je sois obligée de le porter une bonne partie de la journée. Il lutte régulièrement contre le sommeil, se réveille plusieurs fois la nuit, hurle de frustration quand il ne parvient pas à faire quelque chose, se met parfois à hurler sans raison apparente, ne supporte pas d'être sale, semble sur le point de s'arracher les cheveux lors des poussées dentaires, gratte son eczéma à sang et j'en oublie sûrement.

    Je me sens souvent dépassée par ses comportements. J'ai l'impression d'être vidée de mon énergie, de ma patience, et ça se ressent sur mon comportement avec Babyglu mais aussi avec ses frères. J'ai ce sentiment d'impuissance et de frustration qui se mêle à la culpabilité. Non seulement je n'arrive pas toujours à le calmer mais en plus, pendant ce temps, je ne m'occupe pas de ses frères puisque que Babyglu m'accapare. Et quand il est enfin calmé, je suis tellement à plat que je n'ai même plus le courage de jouer avec ses frères. Je m'occupe alors d'eux en pilote automatique tout en déplorant de ne pas réussir à en faire plus.

    J'ai tout de même tenté de trouver des solutions. J'ai consulté une ostéopathe qui a été fort étonnée de voir un si petit bébé (il avait un peu plus d'un mois à l'époque) si tendu et si chargé au niveau du plexus solaire. Pour compléter cette séance, je suis allée voir mon homéopathe qui lui a prescrit différents traitements qui l'ont aidé à s'apaiser mais sans non plus faire de miracle. Une chose est sûre, les deux étaient d'accord et rejoignaient mon avis, Babyglu ne voulait pas naître et le vivait très mal.

    Mon pédiatre a également constaté sa nervosité et il m'a dit que Babyglu serait toujours "à fleur de peau". Expression que je trouve bien plus jolie que celle de l'homéopathe qui l'a rapidement qualifié de colérique et capricieux. 

    Vivre avec un B.A.B.I est une expérience épuisante, imprévisible et éprouvante mais elle a aussi de bons côtés.

    Car les B.A.B.I sont entiers dans toutes leurs réactions. Babyglu rit donc souvent de bon cœur pour des choses aussi simples et banales que de voir son frère monter les escaliers ! Il est fier de ce qu'il accomplit, sourit en permanence quand tout va bien, est désireux d'apprendre et ne renonce jamais.

    Vivre avec un B.A.B.I... et ses frères

    Au fond, il a juste besoin d'être rassuré en permanence...

     

     


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  • Si j'ai décidé de commencer mon blog par le sujet du RGO (Reflux Gastro-Oesophagien) c'est parce qu'il me tient particulièrement à coeur et que je souhaite que les mamans sachent se faire confiance et insister auprès du personnel médical (médecin, pédiatre, PMI...) pour faire entendre leur voix, et surtout celle de leur enfant.

    On parle en effet beaucoup des enfants soignés à tort pour des reflux inexistants, et c'est évidemment inadmissible, mais on ne parle pas assez des mamans qui se retrouvent face à des médecins qui leur affirment que leur enfant est en pleine santé alors qu'il hurle à longueur de journée et régurgite énormément (ou pas, car certains RGO sont internes). Des parents à qui on répond "Votre enfant pleure toute la journée ? Mais c'est normal c'est un bébé." ou "Laissez le pleurer, ça lui passera." ou encore "Vous êtes une jeune maman angoissée c'est tout". 

    J'imagine bien que les médecins doivent effectivement voir passer un grand nombre de parents inquiets qui craignent toujours le pire pour leurs enfants (merci google pour nous faire découvrir tout un tas de maladies dont on ignorait l'existence ! ). Ils ont bien sûr cette fonction de rassurer les parents mais ces derniers ne sont-il pas également les mieux placés pour voir que leur enfant souffre ? Qu'il n'est pas comme d'habitude, qu'un changement de comportement s'est opéré ? 

    C'est pourquoi je voulais surtout parler de ce bébé habituellement si souriant qui hurle de plus en plus chaque jour. De ce bébé de plus en plus creusé et anguleux qui s'endort au sein sans avoir vraiment le temps de se nourrir tellement il est usé et qui rejette la totalité de ce qu'il prend. Ce bébé qui a 3 mois et demi, ne pèse que 3,500kg. Qui prend 20g un jour pour en perdre 100 le lendemain. Ce bébé que l'on doit changer un nombre incalculable de fois dans la journée car il est trempé à chaque "régurgitation".Ce bébé à qui l'on prescrit du polysilane, un gel oral rose et inefficace mais qui a le mérite de lui permettre de se calmer juste le temps  s'endormir. Ce bébé qui passe ensuite au Gaviscon et au Dompéridone plus un biberon de lait de relais à l'allaitement additionné de Gumilk à la fin de chaque tétée. Ce bébé qui doit finalement arrêter l'allaitement pour passer à un lait épaissi puis à un traitement de fond, le fameux Inexium, qui lui permettent enfin de souffler, de retrouver le sourire et de se remplumer.

    Ce bébé, vous l'aurez compris, c'est le mien, mais c'est peut-être aussi le votre ou celui de n'importe qui ! Un bébé qui a besoin d'être soigné et d'être entendu afin de vivre plus sereinement.

    Concernant J, l'Inexium a été LE traitement qui a fait la différence. Il a enfin pu passer des journées tranquilles, sourire autant qu'avant et surtout grossir comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous.

    Pour finir, je souhaite juste adresser un simple conseil aux parents, si vous avez des doutes, si vous pensez que votre enfant souffre d'un reflux, écoutez-vous et faites tout pour être entendus !

    Inexium mon amour

     

     

     


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