• Comme vous le savez, depuis le mois d'octobre je suis en arrêt maladie pour différents problèmes de dos ; sciatique, hernie discale, discopathie dégénérative et quelques autres joyeusetés...

    J'ai passé une radio, un scanner et un IRM, j'ai vu un rhumatologue et jeudi je fais une infiltration sous scanner.

    Il n'y a rien de grave à tout ça et je ne cherche pas à me plaindre, loin de là, il y a bien pire ailleurs !

    Mais je m'aperçois que depuis le début, une chose étrange trotte dans ma tête, ai-je vraiment mal ou est-ce psychologique ?

    La première fois que je suis allée voir le médecin pour lui en parler, la douleur était déjà présente depuis quelques temps mais je suis régulièrement embêtée par mon dos donc j'avoue ne pas y avoir prêté attention. Je pensais que lui non plus.

    Et puis les arrêts et les examens se sont enchaînés mais toujours avec ce doute que cette douleur n'est que dans ma tête. D'ailleurs, elle fait tellement partie de mon quotidien que c'est souvent plus une gêne qu'une douleur.

    Elle s'accentue par moments, souvent même, mais elle est toujours présente comme une musique d'ambiance, une musique de fond. On sait qu'elle est là, on l'entend quand on y prête attention mais la plupart du temps on l'ignore. 

    A chaque rencontre d'un nouveau praticien, j'ai la crainte qu'il me dise "Mais madame vous n'avez rien du tout !".

    Imaginez mon état quand j'ai été convoquée par la CPAM afin de vérifier si mon arrêt était justifié ou pas. Je me voyais déjà reprendre le travail, sans changement et avec cette étiquette de menteuse ou de simulatrice.

    J'ai d'ailleurs presque été étonnée quand le médecin a considéré mon arrêt justifié et m'a dit de prévoir un nouveau rendez-vous avec la rhumatologue afin de programmer une seconde infiltration au besoin, voire une opération.

    Je n'invente donc pas ??

    Le mal de dos ne se voit pas forcément et même quand ça se voit, on peut facilement être taxé de menteur. On voit juste la personne ayant du mal à se redresser ou à marcher, mais n'importe qui peut faire semblant non ?

    Mais pourquoi je vous parle de tout ça aujourd'hui ? Tout simplement parce que cette nuit j'ai eu une révélation. 

    Et si je ne croyais pas à ma douleur car on a souvent renié mes émotions et mis ma parole en doute ?

    Ce n'est pas un secret, je manque de confiance en moi (même si j'ai beaucoup progressé dans ce domaine) et je réalise que ce manque de confiance se traduit également par ce doute.

    J'ai si peu confiance en moi que je me demande moi-même si je ne simule pas, si je n'en rajoute pas. 

    J'ai toujours eu l'habitude de prendre sur moi, au départ parce qu'on me demandait de le faire et finalement parce que c'était une habitude ou un besoin (de contrôle ?).

    Et vous savez ce qu'on dit des habitudes ? Elles sont difficiles à chasser.

    Ce matin, j'ai eu ma première séance chez le kiné et il m'a dit qu'il n'osait pas trop appuyer car il sentait les contractures sous la peau. 

    Je n'ai pas pu m'empêcher de me retourner pour lui demander "C'est vrai, vous le sentez ?".

    Ma douleur et moi on chemine ensemble depuis tellement longtemps (2012) qu'elle fait partie de moi. Je rêve de m'en séparer mais après tout, il suffit peut-être juste de ne plus y penser...

    Je n'arrive pas vraiment à changer ma mentalité sur ce point et c'est probablement pour ça que je culpabilise autant et que je me questionne sur le bien fondé de mon arrêt.

    Mais une chose est sûre, je ne veux pas que mes enfants deviennent comme moi et je m’efforcerais de continuer à respecter au mieux leurs douleurs et leurs paroles. 

    Ce n'est pas toujours évident, la patience est plus ou moins présente pour aider à un accompagnement sain et respectueux, mais c'est primordial à mon sens.

    En ne sachant pas reconnaître / exprimer / accepter sa douleur, on risque de passer à côté de quelque chose et sans cette angoisse je n'aurais sûrement pas consulté de nouveau.

    Et je ne souhaite pour rien au monde que mes enfants vivent la même chose. Je veux qu'ils aient confiance en moi mais avant tout en eux et en ce qu'ils ressentent et je ne peux pas leur apporter cette confiance à 100% si j'en manque moi-même.

    Alors, je me ressource en eux, en les voyant si forts et si fiers d'eux, je me dis que si ils peuvent y parvenir je le peux également.  

    La douleur

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  • Je vous parle souvent des angoisses de Big Brother, notamment celles qui concernent la mort et tout ce qui tourne autour (sang, violence, bagarres...). 

    Je me suis souvent demandée d'où elles pouvaient venir, nous faisons attention à ce qu'il regarde et aux termes que nous utilisons pour aborder ce sujet, d'autant plus en connaissant ses craintes.

    Et puis il y a quelques mois, je me suis souvenue que quand j'étais petite, je devais avoir à peu près le même âge que Big Brother, je demandais à mes parents de vérifier le gaz avant d'aller nous coucher. Je craignais que nous mourrions asphyxiés par une fuite de gaz pendant la nuit. Je ne saurais dire d'où me venait cette crainte par contre.

    Mais plus récemment je me suis aperçue d'autre chose. J'ai moi-même peur de la mort...

    Evidemment on a tous plus ou moins peur de la mort, personne ne souhaite la rencontrer. A moins d'en arriver à un point de détresse telle que la vie ne semble plus envisageable.

    Comment j'ai ouvert les yeux sur ça ? Tout simplement quand, en parlant avec ma nounou, elle m'a dit que pour rassurer l'une de ses filles qui avait peur de la mort, elle lui avait dit que "Les G. (son prénom) ne meurent pas" et ça avait fonctionné.

    Je me suis rendue compte que j'étais incapable de dire la même chose à Big Brother car ce n'est pas vrai et car on ne sait pas de quoi la vie sera faite ni comment elle s'arrêtera. Et je ne veux pas partir en le laissant en plus avec un arrière-goût de mensonge et de trahison...

    Je réalise que c'est une véritable angoisse pour moi, comme ça l'est pour lui. 

    Quand mon mari ne répond pas à mes messages ou rentre tard sans penser à me prévenir avant, je ne peux pas m'empêcher d'imaginer le pire. Imaginez donc dans quel état je suis depuis qu'il a sa moto...

    J'entends de plus en plus de cancers autour de moi, à tout âge, des AVC, des crises cardiaques, des accidents... Je sais bien que ça fait partie de la vie et qu'on ne peut pas avoir peur de tout mais ce qui me fait peur ça n'est pas réellement de mourir, mais de laisser mes enfants, ma famille.

    Et bien entendu, comme beaucoup de parents, j'ai plus que tout peur qu'il leur arrive quelque chose, quelque chose que je ne pourrais pas combattre.

    J'ai refoulé ça pendant longtemps et je le fais toujours, c'est l'avantage qu'on a quand on est adulte.

    Mais je me demande finalement si ça ne s'est pas transmis à Big Brother, si il n'a pas absorbé ces angoisses durant ma grossesse ou même après, le lien est toujours présent entre nous bien sûr. 

    Et je pense comprendre pourquoi je ne parviens pas à le rassurer sur ce sujet, je ne suis pas la mieux placée et il doit sentir des incohérences dans mon discours.

     

    Et vous savez ce que j'ai compris d'autre ? C'est que l'angoisse de la mort, telle que lui et moi la ressentons, est intimement liée à l'angoisse de l'abandon... On ne veut pas abandonner les gens qu'on aime et on ne veut pas qu'ils nous abandonnent, de quelque manière que ce soit.

    C'est un besoin de contrôle qui nous bouffe énormément car il est voué à l'échec. On ne peut pas forcer les gens à rester et encore moins les empêcher de mourir.

    Et c'est aussi ce même besoin qui nous rend parfois si durs avec eux...

    J'ai encore moi-même beaucoup de mal à contrôler tout ça, alors comment lui le pourrait-il ? J'ai beau le savoir, ça reste une source de conflits entre nous car nos angoisses se font écho sans parvenir à s'entendre...

    Angoisses de mon coeur

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  • Astuces naturelles en cas de varicelle

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    Vous le savez, vendredi la varicelle s'est déclarée chez Big Brother.

    Le lendemain, les démangeaisons ont commencé et j'ai donc chercher sur le net des astuces naturelles pour faire en sorte de l'apaiser.

     

    Je ne vous livrerai ici que les méthodes que j'ai moi-même testées et approuvées, sachez donc qu'il en existe bien d'autres encore.

     

    Homéopathie :

    Rhus Toxicodendron :

    C'est LE remède homéopathique en cas de varicelle. 

    Il peut être donné en prévention pour les personnes ayant été en contact avec le malade et n'ayant jamais eu la varicelle (1 dose 7ch).

    Et il est également utilisé une fois les boutons sortis. Il convient alors de donner 5 granules 3 fois par jour en 15ch.

     

    Croton tiglium 9ch :

    Ce remède est utilisé pour calmer les démangeaisons. Durant les 24h les plus terribles (le plus gros des démangeaisons dure environ une journée), il faut donner 5 granules toutes les 2 heures.

     

    Phytothérapie 

    Lorsque les démangeaisons sont insupportables, on peut appliquer ce mélange sur les boutons en tapotant légèrement :

    2cs d'huile végétale de millepertuis 

    2 gouttes d'huile essentielle de Tea Tree (arbre à thé)

    2 gouttes d'huile essentielle de Menthe poivrée 

    2 gouttes d'huile essentielle de Calendula

     

    Je n'avais pas le calendula sous la main mais le remède s'est tout de même avéré efficace.

    Selon l'intensité des démangeaisons l'efficacité dure plus ou moins longtemps mais ça permet au moins d'éviter que l'enfant se gratte.

    Par contre s'agissant d'huiles essentielles, il me semble que c'est à éviter en dessous de 3 ans. 

     

    Pour soutenir l'organisme on peut également donner 10 gouttes d'extrait de pépin de pamplemousse matin et soir au petit malade. C'est riche en vitamine C et ça aide donc le corps à lutter.

     

    Remèdes de grand-mère 

    Une autre solution pour apaiser les démangeaisons est le fameux bicarbonate de soude.

    Une tasse dans un bain pas trop chaud permet de soulager l'enfant.

    On peut également faire un cataplasme en mélangeant le bicarbonate à un peu d'eau et en appliquant cette pommade sur l'enfant. À noter que ça sèche sur la peau et que c'est parfois délicat de l'enlever.

     

    Voilà pour les remèdes que j'ai personnellement testés.

     

    Je n'ai pas encore le recul concernant l'homéopathie et l'extrait de pépin de pamplemousse, mais je pense que l'un comme l'autre ne peut pas faire de mal.

     

    Si vous avez d'autres astuces testées et approuvées, n'hésitez pas à les partager en commentaire, je les ajouterai à l'article. 


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  • La dernière fois que j'ai vu un médecin inquiet c'était pour Babycool qui a fini hospitalisé pour déshydratation suite à une mauvaise gastro.

    Hier j'ai revu ce regard mais cette fois pour Big Brother. Ce regard qui espère que le nouvel antibiotique va fonctionner mais qui craint que cela ne suffise pas. Et cette phrase répétée à plusieurs reprises et qui résonne dans ma tête depuis "Surveillez les bien, surtout le grand et surtout, surtout pas d'école."

    Il n'a pas détaillé ses craintes mais je sais bien qu'une mauvaise bronchite peut tourner en pneumopathie et la toux de Big Brother est vraiment mauvaise.

    Il est sous antibiotiques depuis samedi mais la fièvre est soudainement revenue frôler les 40 degrés la nuit dernière. C'est d'ailleurs ce qui m'a alertée.

    J'en veux à mon médecin d'avoir laissé passer ça, même si le médecin qui a examiné Big Brother depuis a tenté de prendre sa défense. 

    Mais comment défendre un médecin qui ne prescrit aucun traitement à des enfants de 2 ans qui toussent depuis des semaines et refuse d'examiner leur grand frère parce que ça n'était pas prévu ?

    Comment défendre un médecin qui court après l'argent et préfère faire venir les patients plusieurs fois avant de leur donner un traitement afin d'obtenir plusieurs consultations ?!

    Je suis en colère et j'ai peur. Peur que la bronchite de mon fils dégénère, peur de ne pas le voir, de passer à côté de quelque chose.

    Quand je le regarde il est toujours aussi joueur et plein de vie. Il est heureux, il chante, il blague, inconscient de la tournure que pourrait prendre sa maladie. Et tant mieux me direz-vous !

    Mais moi je n'arrive pas encore à éteindre ma peur. La maladie est une des choses que je crains le plus au monde. On ne peut pas toujours l'éviter et on est parfois impuissants face à elle. 

    Je sais que des enfants, et même des adultes, vivent bien pire que ma situation. Je pense notamment à ce petit garçon qui se bat avec acharnement contre un cancer. Et je sais que ma peur est dérisoire et probablement même déplacée par rapport à ce genre de situation mais il fallait que je pose ces mots pour m'apaiser. 

    Crédit photo (oui oui je sais faire preuve d'autodérision ;-))


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  • Hier soir, après X nuits plus pourries les unes que les autres, j'ai laissé pleurer Babyglu.

    Je déteste ça mais j'étais à bout de force et de nerfs et j'avais peur de perdre patience avec lui.

    Je n'arrêtais pas de penser aux études que j'ai pu lire sur le fait de laisser pleurer un bébé et une partie de moi hurlait "Son stress ne fait qu'augmenter arrête ça !" Tandis qu'une autre me criait "Et mon stress à moi qui s'en soucie ?".

    Alors j'ai attendu, le cœur battant à 100 à l'heure et guettant le moindre bruit suspect (il a déjà rendu à force de crier). Je ne saurais vous dire combien de temps ça a duré mais toujours est-il qu'il a fini par se calmer.

    Mais pas moi, la culpabilité et la peur m'empêchait de m'endormir. 

    J'ai fini par me relever et aller voir si tout allait bien. Il s'est redressé dans son lit, a pris son biberon et je ne l'ai plus entendu jusqu'à son réveil ce matin.

    Ces dernières semaines, les nuits se sont terminées (ou ont débuté même !) avec Babyglu dans le lit parental.

    Le commencement est toujours le même, un réveil en hurlant et en se débattant si je le prends dans mes bras. Il cherche à me mettre des coups de pieds pour sentir un contact. Mais entre nous, c'est très désagréable de se faire labourer les jambes par des petits pieds en colère. D'autant plus que même si je le bouge pour qu'il ne me touche pas il se déplace pour faire en sorte de m'atteindre. 

    Ensuite, une fois calmé au bout d'un interminable quart d'heure, il demande du lait. Il boit quelques gorgées et, comme je suis à disposition, il me tend son biberon et me le redemande toutes les 10 minutes. 

    J'ai beau lui expliqué que c'est la nuit, qu'il faut dormir et qu'on n'est pas en soirée open bar, rien n'y fait.

    Samedi, j'étais tellement fatiguée que, après son réveil en hurlant, je n'ai pas eu la force de remonter le coucher. Je n'avais pas le courage de recommencer à l'endormir et de prendre le risque de le refaire hurler et qu'il réveille Babycool.

    Alors j'ai tout simplement dormi dans le canapé avec lui. Il s'est réveillé un peu moins souvent, c'était toujours ça de pris.

    Mais hier soir je n'ai pas réussi...

    En fait son problème, c'est qu'il ne veut pas dormir. Il lutte chaque soir pour ne pas aller se coucher.

    Il court dans le salon, pousse des petits cris, joue au séducteur pour nous amadouer et ça peut durer des heures et des heures !

    Si on le met dans son lit, il hurle et finit par réveiller son frère donc, forcément on le garde avec nous jusqu'à ce qu'il s'endorme. Et c'est long, très long, trop long...

    Cet après-midi il a RDV avec une nouvelle pédiatre pour faire un point sur son sommeil et essayer d'étudier des options que mon pédiatre attitré et mon médecin traitant n'ont pas trouvées.

    Mais je n'y crois pas et je redoute même d'entendre "Il vous mène en bateau, il faut le laisser pleurer pour qu'il comprenne que ce n'est pas à lui de décider."

    J'ai beau être épuisée et à bout de nerfs (finalement je comprends ma tension qui était montée jusqu'à 16 lors de mon dernier rdv médical !) je sais pertinemment qu'il ne fait pas ça pour nous embêter mais parce qu'il est angoissé et a besoin d'être constamment rassuré.

    Et qu'est-ce qu'un médecin pourra faire contre ça ? C'est sa nature, ça ne se contrôle pas et ça ne se soigne pas. 

    Et je ne peux pas l'abandonner face à ses angoisses. Je culpabilise encore de l'avoir fait hier.

    Mais je pense que j'ai épuisé toutes mes ressources et c'est de plus en plus dur de rester à son écoute alors que mon corps hurle de fatigue. 

    Je ne veux pas l'angoisser d'avantage, je ne veux pas effacer tout ce que j'ai fait jusqu'à présent pour le rassurer mais j'ai tout simplement besoin de dormir pour recharger mes batteries et pouvoir m'occuper au mieux de mes enfants.

    Dodo, l'enfant do...

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