• J’ai mis énormément de temps à le comprendre mais le pardon est nécessaire pour pouvoir avancer.

    J’en ai toujours voulu à ma mère pour ce qui s’est passé entre nous, pour ce qu’elle m’a fait et ce qu’elle a laissé faire. Et même pour ce qu’elle n’a pas fait.

    Je suis partie pleine de rancœurs et pourtant à l’époque je cherchais à la pardonner. J’étais sur la bonne voie sans le savoir...

    Ou peut-être pas puisque je niais également tout ce qui s'était passé. 

    Et puis, j’ai tellement entendu que ça n’était pas normal, qu’une mère ne devait pas faire ce genre de choses, que j’avais été maltraitée (un mot que je refusais d’employer), que j’ai fini par accepter cette idée. Et je m’en suis servie pour me forger une carapace. 

    Je me rappelle m’être jurée que plus personne ne lèverait la main sur moi. Et je pense d’ailleurs que c’est là toute l’essence de ma carapace.

    Le tout renforcé par les rancœurs, l’incompréhension, la violence subit et retenue, la colère et l’injustice.

    C’est une carapace dont j’ai longtemps été fière. J’étais forte et résistante, je m’en étais sortie grâce à elle.

    Grâce à elle j’ai compris que je me relèverais toujours, pas par courage comme on a pu me le dire, mais parce que c’était comme ça et pas autrement. Parce que je n’avais pas le choix et parce que rien n’est jamais figé.

    C’était ma force, mon pilier. J’ai survécu à ça, j’ai continué à vivre sans ma mère et sans finir sur un trottoir comme elle me l’avait prédit. J’ai encaissé les coups physiques et mentaux et j’ai avancé.

    Jusqu’au jour où je me suis aperçue que, contrairement à ce que je pensais, cette carapace n’était plus une force mais un réel handicap.

    Je suis toujours sur la défensive, prête à parer au moindre coup qu’il soit porté par une personne physique ou par le « destin ». Je ne suis donc jamais sereine et je réagis surtout au quart de tour.

    Moi qui me targue de toujours savoir rebondir en cas de pépin, je réalise que ce n’est pas totalement vrai, pas quand je me sens sans défense ou menacée, pas quand je perds mes moyens, pas face à mes enfants...

    La maternité a été pour moi la chose la plus déstabilisante qui me soit arrivée.

    Elle m’a permis de découvrir que je n’étais pas infaillible mais que j’avais simplement enfilé une armure qui me donnait cette impression.

    Mais face à mes propres enfants cette armure n’avait pas lieu d’être et pourtant, elle est tellement bien ancrée en moi, comme une seconde peau, qu’elle ne me permet pas d’être la mère que je souhaitais pour eux, pas totalement en tout cas.

    Et je ne parle pas de l’image d’Épinal de la mère parfaite, mais plutôt de celle que je m’étais promise de ne pas être.

    Évidemment je sais maintenant que j’avais bien trop idéalisé mon rôle de mère mais je sais également que la chose qui m’empêche le plus de progresser est cette rancoeur que je garde en moi.

    Pour avancer, je dois pardonner et pas seulement à ma mère mais aussi à moi. Je dois accepter d’être faillible et de reproduire certains schémas parce que c’est ce que j’ai connu et qu’ils ne sont pas si faciles à déloger.

    Et je dois surtout regarder ma mère d’adulte à adulte, de parent à parent. De reconnaître son vécu, ses blessures et ses erreurs. De reconnaître que nous sommes sur un pied d’égalité.

    Je ne souhaite pas reprendre contact avec elle non car j’ai fait mon deuil de cette relation. Mais je peux, et je dois, au moins lui reconnaître qu’elle aussi a manqué de bases solides, qu’elle aussi a eu une enfance difficile et qu’elle aussi a fait de son mieux.

    Je dois accepter que ce qu'elle m'a transmis n'était pas volontaire mais qu'elle ne savait pas faire autrement. Elle n'avait probablement pas conscience de tout ça, elle se croyait vraiment différente de sa propre mère et je pense qu'au fond elle l'était.

    A moi maintenant de finaliser cette étape vers le pardon en me détachant de la petite fille blessée qui vit à l'intérieur de moi.

    Pardonner pour avancer

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  • Il y a quelques temps j'ai été contactée par le site Ecopure-Water afin de tester leur filtre sous evier Full Flow.

    Filtre Ful-Flow Eco-Pure

    C'est un filtre qui propose une alternative aux carafes filtrantes en filtrant l'eau directement à la sortie du robinet.

    L'installation est un peu fastidieuse puisque les raccordeurs sont aux normes américaines et elles sont quelques peu différentes des nôtres, mais elle n'est pas impossible. Et une fois le système installé, il n'y a plus que la cartoucher à installer et remplacer quand c'est nécessaire.

    Parlons de la cartouche justement !

    Filtre Ful-Flow Eco-Pure

    Le seul reproche que j'ai à faire à cette cartouche est qu'elle est en plastique et donc génère des déchets mais elle en génère bien moins que les cartouches filtrantes habituelles, sans compter qu'elle filtre d'avantage l'eau.

     

    Jusqu'alors j'utilisais des perles en céramiques pour purifier l'eau, j'en suis toujours satisfaite mais l'eau étant fluctuante et de mauvaise qualité dans la région, elles ne suffisaient parfois pas à la purifier suffisamment.

    Aujourd'hui grâce au filtre je n'ai plus jamais aucun goût ni aucune odeur, alors qu'auparavant quand on faisait couler l'eau elle avait une très forte odeur de chlore.

    J'utilise toujours les perles en céramique en complément car leur action est de purifier l'eau plutôt que de la filtrer, comme ça j'ai une eau de compèt' ^^.

    Ce n'est pas totalement zéro déchet mais ça permet de ne plus acheter d'eau en bouteille tout en ayant une eau d'excellente qualité, et même meilleure que certaines que l'on peut acheter. Autant vous dire qu'à 5 à la maison, on voit bien la différence dans nos poubelles depuis que nous n'achetons plus d'eau en bouteille.


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    Comparer, quel intérêt ?

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    Comme tous les parents j’ai entendu tout un tas de remarques et de comparaisons entre mes enfants et ceux des autres.

    Par exemple, il y a quelques années, j’ai dit à mon père que nous évitions de faire trop de route avec les garçons, entre la pénibilité pour eux (et pour nous donc) et tout l’attirail à transporter. Sa réponse : « Nous on le faisait bien. »

    Bien sûr papa mais entre mon frère et moi il y a 6 ans d’écart et entre lui et notre sœur aînée il y a encore 6 ans. Mes enfants ont respectivement 2 ans et 5 minutes d’écart. Tu la vois la nuance ?

    Un peu plus récemment, ma voisine qui a également 3 enfants dont des jumeaux me dit « Ah mais nous on en a pas bavé autant que vous. »

    Bien sûr chère voisine mais ton aînée a 6 ans de plus que tes jumeaux, le mien n’en a que 2. Là encore la nuance est assez importante pour être signalée.

    Mais la comparaison ne s’arrête pas forcément à des critiques pour se rassurer ou se mettre en avant.

    Non, elle peut aussi servir à enfoncer ses propres enfants. Si si vous avez bien lu.

    Cette même voisine m’a dit un jour « toi ton fils il est intelligent ». Sympa pour le sien...

    Une autre fois, une dame m’a arrêtée dans un magasin pour me dire « 3 garçons ? Quel courage, moi déjà avec un j’en peux plus. Je préfère ma fille. » le tout devant son fils...

    Et puis bien sur nous n’avons pas été épargnés par les comparaisons entre Babycool et Babyglu. Et oui ce sont des jumeaux donc les gens se sentent obligés de chercher les différences. Un peu comme un jeu des 7 erreurs.

    Ils ne se rendent pas compte que si ils étaient simplement frères, ils ne chercheraient pas tant à les comparer. Ils n’insisteraient pas autant. Et pourtant ils sont frères avant tout.

    Tout ça pour en venir à ce point : quel est l’intérêt de ces comparaisons ?

    Je peux comprendre qu’on réponde « Tu sais le mien a marché à 18 mois » à la maman inquiète d’un enfant de 16 mois qui ne marche toujours pas.

    C’est dit pour rassurer, c’est un retour d’expérience. Et c’est plus une information qu’une comparaison.

    Mais comparer purement et simplement c’est vraiment quelque chose qui m’échappe.

    Un enfant est un être unique, même au sein d’une même fratrie.

    Chacun apprend à son rythme, chacun a ses qualités et ses défauts, son propre caractère et fort heureusement !

    Alors qu’est-ce que ça apporte de dire « Ma fille a marché à 9 mois et elle montait les escaliers », « Mon fils parlait parfaitement à 2 ans » ?

    C’est bien, c’est super pour eux, vraiment, mais qu’est-ce que ça change ?

    Quand ils seront adultes on leur demandera à quel âge ils ont parlé ou marché ? Ça leur apportera un plus dans la vie ? Et non...

    Et à contrario ceux qui ont parlé ou marché plus tard, ça ne leur donnera aucun malus non plus.

    Donc c’est sûr on est tous fiers de notre progéniture mais c’est NOTRE progéniture donc c’est normal et ça ne la place pas au dessus des autres.

    La seule chose que ces comparaisons apportent ce sont des doutes pour les parents et de la concurrence entre les enfants. Alors laissons les être des enfants, profiter de leur enfance et développer leurs compétences à leur propre rythme.

    Chacun ses propres choix, ses propres expériences et c'est ainsi que se crée la richesse du monde.

    Chaque enfant est exceptionnel, chaque enfant est unique et c’est tout ce qui importe ! Et chaque parent l'est tout autant d'ailleurs.


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  • Je prends enfin le temps de vous parler de ce livre fort intéressant qu'est "La Révolution TIPI" de Luc Nicon.

     

    Qu'est-ce que la méthode TIPI ?

    C'est une Technique d'Identification sensorielle des Peurs Inconscientes. Avec ça vous n'êtes pas plus avancés me direz-vous ! Je vais donc laissez l'auteur vous l'expliquer afin d'éviter de vous embrouiller.

    "Il s'agit de considérer les peurs comme al clé des souffrances émotionnelles, sachant que ce sont elles qui conditionnent le plus fortement les réflexes de défense : la fuite, l'inhibition, l'agressivité et, de façon plus inattendue, la prise de pouvoir. Par ailleurs, pour qu'il y ait peur, il faut admettre qu'une première expérience désagréable ait préalablement été vécue. C'est cette première expérience qui doit être retrouvée pour réguler les comportements qu'elle induit." 

    En gros, la méthode TIPI nous invite à revivre ces émotions de manière sensorielle (et non intellectuelle) afin de les désamorcer, permettant ainsi de se libérer également des réflexes que nous avons acquis suite à cette mauvaise expérience.

     

    Et ce qui est bluffant c'est que beaucoup de ces expériences peuvent s'être déroulées alors que nous étions encore dans le ventre maternel. Ce qui fait que nous n'en avons aucun souvenir conscient ! 

    Par exemple, un bébé ayant été entravé par son cordon ombilical durant la grossesse et / ou l'accouchement, peut développer une claustrophobie quelques années plus tard. Même si il ne se souvient plus de cet événement, son corps se rappelle ce sentiment d'emprisonnement, de s'être débattu et ne supporte plus les endroits confinés (comme le ventre de la mère).

    Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres car le livre en mentionne énormément. Tout au long des chapitres on suit différentes personnes qui ont développé des phobies, des allergies, des comportements agressifs, des dépressions et bien d'autres choses et qui ont ensuite été accompagnées avec la méthode TIPI.

    Et pour la plupart tout s'est résolu une fois qu'elles ont réussi à revivre le sentiment initial qui a provoqué le blocage.

     

    Cette méthode peut se pratiquer de manière autonome mais il faut totalement savoir revivre émotionnellement l'émotion sans y réfléchir, jute décrire les sensations ressenties afin de boucler la boucle et repartir sur de bonnes bases. 

     

    J'ai vraiment été surprise par ce livre car je ne connaissais pas du tout cette méthode et je la trouve très intéressante. Nous sommes encore loin de connaître tous les mécanismes du corps humain mais grâce à ce genre de révolution, nous avançons peu à peu.

     

    Pour clore cet article, je vous laisse visionner cette vidéo dans laquelle l'auteur présente sa méthode.


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  • Depuis aussi longtemps que je me souvienne, je ne me suis jamais vraiment aimée.

     

    Quand j’étais ado je disais régulièrement que j’avais des traits sévères et je me demandais souvent comment me percevaient les gens.

     

    Vous savez, ce genre de questionnement qui fait qu’on se sent constamment observé.

     

    Aujourd’hui je sais bien que les gens ont autre chose à faire que me scruter en permanence mais pour autant cette perception n’a pas changé.

     

    J’ai toujours eu ce besoin de plaire, de me fondre dans le décor, de coller à ce qu’on attendait de moi.

     

    Je n’ai jamais fait d’esclandres, je ne voulais surtout pas me faire remarquer. Car se faire remarquer c’est prendre le risque de faire un faux pas et donc d’être jugé.

     

    Aujourd’hui je travaille sur moi, je vous en ai souvent parlé. J’essaie de régler des problèmes ancrés sans avoir encore trouvé LE truc qui m’aidera à tout nettoyer.

     

    Alors oui j’entends souvent « Tu en as conscience c’est déjà un grand pas. » Oui mais non !

     

    Bien sûr j’en ai conscience et bien sûr j’ai la volonté de changer tout ça mais ça ne suffit pas.

     

    Pas quand on a une option « auto-sabotage » ancrée en soi. Pas quand on est tellement habituée à être comme ça que le corps et l’esprit ne se suivent plus.

     

    Les réflexes archaïques sont toujours là et je peux vous assurer que, quand je prends conscience de mes réactions, je les trouve vraiment bien nommés !

     

    Parce que ces réactions sont d’un autre temps, servant de protection à quelque chose qui ne devrait plus être là.

     

    Et ça influence de plus en plus mes relations aux autres, et surtout aux personnes qui me sont les plus proches. Mon mari et mes enfants.

     

    J’en suis à un point où je ne supporte plus Big Brother et ses « jérémiades », je ne supporte plus son contact physique !

     

    Et je sais que chez moi c’est une technique de survie et ça me rend malade de voir mon corps la mettre en place contre mon fils.

     

    La dernière personne contre laquelle mon corps avait réagi de la sorte c’est mon beau-père, peu de temps avant qu’il ne commence à lever la main sur moi.

     

    La fois précédente c’était un garçon qu’une amie avait rencontré en boîte et sur lequel j’avais hurlé en lui disant de ne pas me toucher (alors qu’il m’avait juste frôlé l’épaule). Ça avait fait rire mon amie mais quelques jours plus tard elle m’annonçait qu’il avait tenté de la violer.

     

    Et j’ai d’autres anecdotes dans le même genre. J’ai toujours pensé que c’était une sorte de 6ième sens pour me protéger.

     

    Mais pourquoi maintenant ? Et surtout, surtout, pourquoi contre mon fils ?

     

    Il est éprouvant c’est vrai mais il n’est pas un danger !

     

    Et le pire dans tout ça c’est que, ne sachant pas d’où ça me vient, je ne sais pas contrôler cette sensation. Et j’en arrive à le repousser, lui qui a tant besoin de moi, de nous ses parents.

     

    Il est energivore et chronophage, est-ce ça que mon corps ressent comme du danger ?

     

    Ou est-ce qu’il réveille trop de choses en moi qui refusent de sortir car ça mettrait mon équilibre en péril ?

     

    Ou encore est-ce qu’il va se mettre en danger comme ses propos peuvent parfois nous le faire supposer ?

     

    Ou alors est-ce mon empathie qui agit comme un miroir ? Me faisant tant ressentir ce que vit Big Brother que j’en deviens comme lui ?

     

    Honnêtement je suis perdue et je peux vous assurer que je ne suis pas fière de ressentir et d’écrire tout ça.

     

    Je sais pertinemment que Big Brother n'en rajoute pas, qu'il est comme ça tout simplement et que ses réactions sont proportionnelles à sa sensibilité exacerbée, sa sensibilité dans tous les domaines d'ailleurs, mais il y a quelque chose en moi qui interfère. 

     

    Et il n'y a rien de plus frustrant que de ne pas comprendre son fils tout en ne se comprenant pas soi-même. Je suis dans une nébuleuse dont nous nous débattons tous les deux et j'ai de plus en plus de mal à prendre sur moi pour en sortir. 

    Je te hais(me)

    Source photo 


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