• "Encore un caprice ?!"

    "Encore un caprice ?!"

     

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    Depuis que je suis maman je suis beaucoup de pages Facebook sur la parentalité et plus je lis d'articles et / ou de commentaires sur les caprices et plus j'ai l'impression que dès qu'on ne comprend pas les besoins d'un enfant, on classe ça en "catégorie caprice". 

    Mais est-ce vraiment le cas pour autant ? Personnellement je trouve ça un peu trop expéditif.

    C'est comme si on voyait un collègue ou un ami se mettre à pleurer sans qu'on en connaisse la raison et qu'on se disait qu'il fait un caprice. 

    Non, quand c'est un adulte, on va vers lui et on lui demande ce qu'il se passe. Alors pourquoi ne pas en faire autant avec un enfant ? 

    Évidemment c'est plus compliqué parce qu'un enfant ne sait pas toujours exprimer clairement ses émotions. Ou parce que ses réactions nous semblent démesurées ou inacceptables.

    Pleurer à chaudes larmes parce qu'on a eu un yaourt à la fraise alors qu'on en voulait un à la vanille ou parce qu'on a manqué le dernier épisode de Masha et Michka à la TV peut nous sembler excessif à nous, adultes habitués de la frustration. Mais pour un enfant submergé par ses émotions, c'est une peine équivalente à celle de la perte d'un emploi ou d'une peine de cœur. 

    Il ne faut pas oublier qu'un enfant n'a pas les mêmes centres d'intérêt ni les mêmes priorités que nous. Et heureusement ! 

    J'ai souvent entendu "Je ne céderai pas, il doit apprendre à être un adulte." Ok mais ne doit-il pas d'abord apprendre à être un enfant ? Il aura bien assez le temps de se tracasser une fois adulte. 

    J'ai peut-être une vision utopique mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'un enfant épanoui sera un adulte épanoui. Qu'un enfant écouté sera un enfant et un adulte à l'écoute. 

    Et quand je dis "écouter" ce n'est pas comme beaucoup l'entendent "céder" à tout, mais juste écouter les besoins et faire en sorte de les assouvir ou au moins de l'aider à gérer les émotions qui vont avec.

    Je déplore d'ailleurs souvent d'avoir le regard biaisé par ma condition d'adulte. Je n'arrive pas à garder constamment le recul nécessaire à la compréhension de mes enfants. 

    Je fais de mon mieux mais j'ai encore beaucoup de travail pour m'élever à leur niveau et ne pas oublier qu'ils ne sont QUE des enfants et que c'est à moi de les aider à gérer leurs émotions qu'elles soient positives ou non.

    On s'émerveille toujours du moindre apprentissage de nos enfants, les premiers pas, les premiers mots, les premières dents... Mais finalement les émotions ne font-elles pas également partie de cet apprentissage ? Ne devrions-nous pas nous émerveiller, d'une autre manière peut-être, de voir que nos enfants se mettent en colère face à un sentiment d'injustice ? Qu'ils ont peur face à l'abandon ? Qu'ils s'énervent quand on ne respecte pas leurs choix ?

    C'est usant car on ne peut pas céder à tout évidemment mais c'est aussi une preuve qu'ils comprennent les choses et qu'ils se développent parfaitement bien.

    La frustration fait aussi partie de l'apprentissage évidemment mais elle peut être accompagnée et expliquée afin d'apprendre à la gérer plus facilement.

    Quand je vois certains adultes qui gèrent mal la frustration et mêmes d'autres émotions, je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il vaut mieux commencer à aider les enfants dès leur plus jeune âge et à éviter de cataloguer leurs émotions comme des caprices trop rapidement.

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  • Commentaires

    1
    Sev
    Vendredi 12 Août 2016 à 11:26
    Sev

    Tout à fait d'accord avec toi! 

    Pour moi écouter veux dire la chose suivante: aider l'enfant à mettre des mots sur son émotion et la cause (tu as eu peur de l'abeille, tu voulais rester un peu plus au tobogan et tu es frustré qu'on doive partir), à consoler (ah lala, c'est dur de partir des jeux! on fait un calin?), et puis à proposer une solution gagnant-gagnant (pour le tobogan, la promesse qu'on reviendra le lendemain, et je tiens ma promesse évidemment!).

      • Lundi 15 Août 2016 à 08:57

        C'est exactement ce que je pense également. Et ce n'est ni de la négociation ni du chantage mais apprendre à l'enfant les compromis. 

         

        Si seulement tout le monde pouvait penser comme ça !

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